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 LES CONTES DE FÉES DU TIBET - JOËL LABRUYÈRE

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MessageSujet: LES CONTES DE FÉES DU TIBET - JOËL LABRUYÈRE   Ven 28 Aoû 2009 - 19:17

LES CONTES DE FÉES DU TIBET
Par Joël Labruyère
Revue UNDERCOVER #6 - mars 2003






INTRODUCTION







Les Quatre Nobles Vérités

Après six ans d'efforts intenses, le Bouddha réalisa les Quatre Nobles Vérités. Ce sont des réalités universelles qui valent pour tous les êtres

I - La Noble Vérité de la souffrance
2 - l'origine de la souffrance;
3 - La cessation de la souffrance;
4 - le chemin conduisant à la cessation de la souffrance.
Le bouddhisme originel est contenu dans la réalisation effective de ces quatre vérités.

Le Bouddha est considéré comme le médecin sans égal, capable de diagnostiquer exactement la maladie de chaque être. C'est à la manière d'un médecin qu'il enseigne les Quatre Nobles Vérités. II établit d'abord que le monde est fondé sur la souffrance, que la souffrance est un phénomène universel qu'il faut s'efforcer de comprendre. Puis il diagnostiqua la cause de la maladie: l'origine de la souffrance est la " soif ", le désir. Ensuite, le Bouddha décrivit la guérison de la maladie, qui est le Nirvana. Enfin, il prescrivit le remède, qui est le Noble Sentier Octuple.



Le Noble Sentier Octuple

Le Noble Octuple Sentier du Bouddha est l'équivalent des 8 règles du Sermon sur la Montagne. C'est " La vue juste, la pensée juste, la parole juste, l'action juste, les moyens d'existence justes, l'effort juste, l'attention juste, la concentration juste. Ce Noble Octuple Sentier procure l'éveil et le Nirvana. "

Le bouddhisme tente de montrer que la naissance est la cause de la souffrance. La délivrance est donc la fin totale de tout le processus des vies successives. On peut donc dire que le summum bonum du Bouddhisme est le Nirvana. Cet arrêt définitif de la continuation de devenir est signifié par de nombreux termes positifs: liberté, immortalité, bonheur ultime... Philosophiquement il est indiqué par des termes négatifs: non-né, non-devenu, inconditionné, noncomposé, etc. Ce chemin est "pessimiste" pour celui qui n'en voit pas l'aboutissement ultime et qui n'a pas encore goûté à la désillusion du monde.




La vérité du Bouddhisme

La vérité du Bouddhisme se résume en ce constat déconcertant: IL N'Y A PAS D'EGO. l'égo est une illusion. Cette doctrine du non-moi - anatta - consiste à répudier tout ce qui constitue ou renforce le soi empirique. Cela a valu au Bouddhisme la réputation d'être une croyance " pessimiste ".

Il est exact que ce monde, c'est-à-dire tout ce qui est conditionné et impermanent est considéré comme quelque chose de tout à fait mauvais, tout à fait pénétré de souffrance, digne d'être totalement rejeté, abandonné, au profit d'un but unique: le Nirvana.

Il est plutôt déconcertant de voir que la mélancolie pessimiste qu'on lit dans la doctrine bouddhique "d'universelle douleur" puisse se refléter dans une attitude heureuse parmi ses adeptes. Ce monde peut bien être une vallée de larmes, mais il y a de la joie à en déposer le fardeau. Mais s'il y a un royaume de Dieu à gagner en renonçant au monde, le gain dépasse infiniment la perte. Regardons ce soi-disant "pessimisme " en face.

L'attitude des penseurs bouddhiques envers le monde se relie visiblement au problème de la signification de la vie et de la destinée de l'homme; quelle que soit la difficulté de ce problème, il nous faut arriver à une solution à ce sujet parce que tout le bonheur, la fécondité de notre vie dépendent de la réponse. Les opinions sur la nature et la destinée de l'homme, la signification de l'existence humaine se rangent, en gros, en deux catégories: suivant le plus grand nombre. L'homme est un produit de la terre. La Terre est son chez-soi. Son devoir est de se sentir chez lui sur cette terre. La loi suprême, voire le devoir suprême de l'homme, est de travailler continuellement à son autoconservation. C'est ce que la société impose par sa culture, sa religion et sa science. Il faut croire dans le monde et ne pas chercher à en sortir.

Au contraire, d'autres moins nombreux estiment que l'homme est une âme déchue du ciel, un étranger sur cette terre. Sa tâche est alors de regagner l'état de perfection qui était le sien avant qu'il tombât dans ce monde.

Dans ce cas, la négation du - l'égo - est la loi suprême, le devoir suprême de l'homme.

Notre civilisation moderne favorise le premier point de vue - l'attachement au monde - tandis que le Bouddhisme préconise le second - le détachement.

Le point de vue bouddhiste ne plaira qu'aux gens qui sont entièrement désillusionnés du monde tel qu'il est et d'eux-mêmes: à ceux qui sont extrêmement sensibles à la peine, à la souffrance des espèces vivantes et au désordre, ayant un désir immense de bonheur, une capacité considérable de renoncement. Aucun vrai bouddhiste ne suppose que tous les hommes soient capables de comprendre sa doctrine.

Le bouddhiste recherche un bonheur total au-delà de ce monde. Pourquoi serait-il si ambitieux ? Pourquoi se contenterait-il d'acquérir le bonheur limité que nous pouvons tirer de ce monde ? La réponse est que dans la pratique, les gens attachés au bonheur terrestre n'ont pas l'air si heureux qu'ils le disent Un peur secrète les ronge. II existe au coeur de notre être une angoisse fondamentale, une petite cavité vide d'où mutes les autres formes d'angoisse et d'anxiété tirent leur force. Cette angoisse essentielle n'est éprouvée que par les personnes qui ont un caractère introverti et porté à la philosophie, et elles-mêmes ne l'éprouvent que rarement. Si on ne l'a pas ressentie soi-même, aucune explication n'en convaincra.

Si on l'a ressentie, on ne l'oubliera jamais, quelque effort que l'on fasse. Cela peut survenir quand vous Êtes endormi, retiré du monde: vous vous réveillez au milieu de la nuit et sentez une manière d'étonnement à être là, qui livre passage à une crainte, à une horreur du simple fait d'exister. C'est alors que vous heurtez, juste un moment au mur d'une sorte de néant qui vous entoure, avec un sentiment torturant de votre impuissance, de votre désarroi total en face de ce fait étonnant que vous existez. Comment se fait-il qu'existe la moindre chose ? Mystère. D'ordinaire nous évitons cette épreuve autant qu'il est en notre pouvoir, parce qu'elle est épuisante et douloureuse. D'ordinaire, on veille avec soin à ne pas rester seul avec soi -même. Les gens qui sont occupés tout le temps, qui ont à penser toujours à quelque chose se détournent sans cesse de cette épreuve de l'angoisse essentielle, originelle.

Ce que nous faisons d'ordinaire est de prendre appui sur quelque chose d'autre que ce centre vide de nous-même. Nous inventons des fantasmagories spirituelles.

L'opinion bouddhique est que nous ne serons jamais heureux avant d'avoir triomphé de cette angoisse fondamentale et que nous n'y arriverons qu'en ne prenant appui sur quoi que ce soit la plupart d'entre nous sont enclins par nature à vivre dans un paradis illusoire, à regarder le côté heureux de la vie et à en minimiser les aspects déplaisants: rester fixés sur la souffrance équivaut normalement à contrarier nos tendances; d'ordinaire, nous recouvrons la souffrance par toutes sortes de " rideaux affectifs ". La vie serait insupportable à la plupart d'entre nous si nous pouvions la voir telle qu'elle est si notre perspective mentale mettait en lumière ses traits répugnants au même degré que ses traits agréables. Nous aimons écarter de notre vue les faits malheureux. Cela s'illustre dans l'usage largement répandu des " euphémismes ". qui n'est autre que le souci d'éviter les mots qui évoquent des associations désagréables. Une expression vague, une circonlocution cachent un fait désagréable, un tabou. Une pratique commune est de fermer les yeux à des faits dérangeants, de passer outre, de sous-estimer leur importance ou de les embellir.

On ne peut montrer en détail comment cette fuite hors d'une réalité qui déplaît est causée en partie par un amour de soi fait de narcissisme, et principalement par la peur, jointe au désir de protéger notre personnalité de concepts qui en menacent l'intégrité. Les gens, dans leur écrasante majorité, ne peuvent vivre joyeusement sans adopter une sorte d'attitude d'autruche quant à l'existence. C'est en ce sens qu'il leur sera pénible d'admettre la première vérité du Bouddhisme - l'existence est souffrance. Pour la comprendre, il faut faire violence à nos habitudes mentales, le Bouddha a posé comme principe que toute chose en ce monde est liée à la souffrance. II est impossible d'Être en contact avec le corps matériel, les sentiments, les perceptions, les impulsions. les actes de conscience, sans être entraînés dans la souffrance.

L'universalité de la souffrance ne se présente pas au premier abord comme un fait évident Nous nous accrochons avec ténacité à la croyance qu'on peut trouver du bonheur en ce monde. Seul le saint accompli, l'Arhat - le libéré - peut comprendre pleinement la première Noble Vérité du Bouddhisme. Comme l'a dit le Bouddha: " II est plus difficile encore de transpercer avec une flèche la pointe d'un cheveu que de pénétrer le fait que tout ce qui existe est mauvais. "

En fait: l'intuition de l'universalité de la souffrance se propage peu à peu avec notre croissance spirituelle. Il y a beaucoup de souffrance évidente dans le monde : mais une grande partie en est cachée et seul le sage est en état de la percevoir. La politique mondiale permet de masquer la réalité des choses et il n'est pas bien vu de lever le voile.

Le Bouddhisme originel a pour but de révéler la réalité de l'existence afin de créer une dynamique de libération. Les moyens à mettre en oeuvre sont simples: arracher à la racine la cause de l'attachement le premier obstacle à identifier est le mécanisme pervers du circuit de notre pensée. Car c'est par nos pensées que nous enclenchons les actes et leurs conséquences. Nous sommes esclaves du mental qui a pour but de perpétuer l'illusion de l'existence d'un égo permanent. Il faut remonter à l'origine des pulsions mentales par une méditation constante qui procure la " vision pénétrante ".

Derrière cette démarche de clarification radicale, nombres d'écoles pseudo-bouddhistes recréent des systèmes magico-rituels qui ont pour but d'entretenir les gens dans une narcose spirituelle confortable.

On parle alors de la " voie du Boddhisatva ", c'est-à-dire d'une évolution progressive et de " service au monde ". Or, du point de vue bouddhiste, le meilleur service à rendre à l'humanité, c'est de se libérer soi-même avant de prétendre aider les autres. Mais c'est là une démarche beaucoup plus pénible. C'est pourquoi la plupart des courants spirituels proposent une culture de l'égo, selon l'idée que peu à peu on s'améliore jusqu'à une perfection finale. C'est un discours qui convient aux Êtres humains qui veulent continuer à entretenir leurs attachements tout en rêvant qu'ils s'en libèrent C'est ainsi que sont nés les Contes de fée du Tibet et leurs dérives occultistes et new age. II s'agit d'une inversion du Bouddhisme.
Mesdames et Messieurs. au risque de déplaire, Undercover vous présente : "Les Contes de Fée du Tibet!"








Les Contes de Fée du Tibet




Padmasambhava
le mythique fondateur (8e siècle)




Depuis un demi-siècle, le peuple tibétain gémit sous la patte de l'ogre chinois, mais sait-on que derrière les apparences, les gouvernements chinois et tibétain jouent un vaudeville dont une loge secrète a réglé la mise en scène ? A travers les révélations qui suivent, notre idéalisme en prend un coup. Est-ce le coup de grâce qui achève au bien qui réveille de la torpeur des contes de fée du Tibet ?

Le Tibet mythique est un lieu saint de la culture profane moderne. Ce peuple et ses croyances sont devenus la bonne conscience de notre civilisation matérialiste qui a anéanti ses propres traditions. Depuis l'exil du 14e dalaï lama, le Tibet fait figure d'île vierge qui n'aurait jamais été contaminée par le péché originel, comme si le bouddhisme tibétain était à jamais enveloppé dans les neiges éternelles de la pureté morale et politique.





Pour découvrir ce qu'est le Tibet et le Lamaïsme en se risquant au-delà des "aventures d'une parisienne à Lhassa " ou de "Tintin chez le Yéti", ni se laisser impressionner par les prosternations d'intellectuels convertis, nous avons interrogé un tibétain de vieille souche. Un oriental qui accepte de se défaire un moment de son sourire immuable pour parler sincèrement de choses interdites, voilà qui est assez rare pour Être consigné. Monsieur BHODYOUL compte parmi ses ancêtres des bouddhistes de la confrérie des Lohans aussi bien que des lamas Karmapa à bonnets rouges et des Gelugpa du lamaisme officiel (bonnets jaunes). II n'est donc pas sectaire. Fin lettré et esprit libre. il connait l'histoire et les chinoiseries de la politique asiatique. Mais le fait le plus précieux c'est qu'il a des connaissances très précises sur la magie tibétaine sans laquelle les rêves du Tibet n'ensorcelleraient pas l'Occident.

UNDERCOVER : Monsieur Bhodyoul, vous Êtes un tibétain de naissance qui a pris la nationalité d'un pays d'Europe dans lequel vous avez effectué une carrière commerciale jusqu'à l'âge de la retraite vers les années 90. Vous avez quitté le Tibet à l'âge de 14 ans avec vos parents et votre sœur qui vit en Amérique. Je n'en dirai pas plus sur vos origines par raison de sécurité, car il y a tout lieu de croire qu'un tibétain trop bavard, ce n'est pas bien vu.

L'image que nous avons de vos compatriotes, c'est celle de doctes lamas occupés au salut des âmes et plus prosaïquement de questions immobilières. Quand aux tibétains laïcs, on nous les présente comme un peuple débonnaire, toujours joyeux et heureux de son sort malgré la cruelle répression de la Chine.
Autrefois, notre intelligentsia ne tolérait pas de critique sur Staline pour ne pas " désespérer Billancourt "; aujourd'hui les intellectuels athées ne tarissent plus d'éloges sur le Tibet et son chef théocratique, intronisé ambassadeur de la paix et de la sagesse. Or, à vous croire, tout cela est du cinéma. Pire, c'est un danger, une véritable calamité !

Vous vous présentez donc comme un apostat du lamaïsme, un esprit libre qui ne se reconnaît pas dans le portrait de l'exilé martyr qu'on a dressé de vos compatriotes de la diaspora. Selon vous, cet exil a permis de finaliser une stratégie de conquête commencée il y a des siècles. Soyons clair, nous parlons d'une conquête occulte que vous dénoncez comme étant organisée par une fraternité qui agit à l'arrière-plan du Lamaïsme.

Vous nous avez contacté sans décliner votre nationalité, hormis votre accent indéfinissable qui pourrait aussi bien être allemand, anglais ou même hollandais. Votre français est excellent, mais vous n'êtes pas de nationalité française. Vous pourriez être un agent de la Chine ou d'un clan opposé aux Gelugpas qui sont à la tête du gouvernement tibétain en exil. Il y a de bonnes raisons pour prendre vos révélations au sérieux, car elles croisent d'autres sources fiables. Ces révélations font exploser la politique des sociétés secrètes et des religions officielles qui leur servent de paravent. Ici se révèlent les plus hauts intérêts des loges qui tirent les ficelles dans l'ombre. Avez-vous une précision à apporter à ces présentations sommaires ?

BHODYOUL : Un asiatique exilé est rarement bavard lorsqu'il s'agit de faits où les chinois et le gouvernement tibétain en exil sont impliqués. S'il n'y avait que moi, ce ne serait pas grave; mais il ne faut pas qu'on identifie ma famille. En donnant le moindre détail sur mes origines, le statut de ma famille et ce que faisait mon père ou mes ancêtres, je crois que les agents chinois et tibétains, pour ne pas citer la CIA, sauraient me retrouver. Je dirai simplement que je suis originaire de la région de Gyantsé, à environ cent kilomètres au nord du Bhoutan. Sans trop me risquer, j'ajouterai que mes ancêtres sont venus du Cachemire, comme nombre de bouddhistes indiens qui fuyaient la répression des brahmanes. Ils étaient reliés à la tradition des anciens arhats. La plupart se sont fondus vers la Chine et le Gobi. II ne demeura que les légendes sur les Lohans - " ceux qui chantent de douce manière "- auxquels les lamaïstes ont emprunté leur science des mantras mais pour un usage inverse, satanique, comme vous dites en occident. Donc je suis bouddhiste, mais de la lignée de la " Bonne Loi " des Arhats de Pou-To.

Un arhat est un " délivré ". C'est ainsi qu'on nommait les disciples de Bouddha qui étaient entrés dans la Libération. En Chinois arhat se dit Lohan, d'où ce nom donné aux confréries ayant fui l'Inde vers le nord. Cet exode commença vers le premier siècle avant J-C. et continue jusqu'au 14e siècle. Puis, le Lamaïsme qu'on appelle Bouddhisme Tibétain, a tout submergé en nous imposant un état théocratique dont la théologie n'est plus bouddhique dans la sens originel. Nous verrons pourquoi.

Parfaitement détachés, les lohans avaient fait le vœu de ne pas résister à leurs ennemis. Ils étaient supposés détenir la véritable science spirituelle qui libère l'âme de l'attachement au monde de l'illusion, alors que la science du lamaïsme a un tout autre usage. Elle renforce les illusions.

UNDERCOVER : Les agents secrets tibétains ?

M. BHODYOUL: Qu'ils soient tibétains, russes, anglais ou américains, peu importe. La politique de la Chine intéresse beaucoup de monde, et ce ne sont pas leurs vieux amis anglais qui me démentiront. Les anglais ne sont jamais loin.

Les médias présentent mes compatriotes comme de purs esprits occupés de métaphysique; mais, bien au contraire, c'est un peuple de fiers guerriers dont l'histoire n'est faite que de luttes entre clans opposés. Les princes des clans et les abbés des monastères se sont toujours fait la guerre pour la suprématie; l'un appelant la Chine à raide et l'autre utilisant les mongols, si bien que nos voisins ont toujours pensé qu'ils étaient chez eux au Tibet. Après tout, lorsque la Chine communiste est arrivée en 1949, elle se sentait dans son bon droit puisque qu'officiellement, le Tibet est un protectorat chinois. Les anglais aussi nous ont envahi en 1994, et la Russie aurait pu très bien se sentir chez elle car certaines républiques socialistes étaient de confession Lamaïste, comme la Mongolie qui redresse la tête.

Le titre de Dalaï-Lama existe seulement depuis la fin du 16e siècle. C'est le descendant de Gengis Khan, Altan Khan, qui le décerna à Gyamtso dont le nom signifie " océan ", ce qui se dit Dalaï en langue mongole. C'est donc un titre honorifique mongol si vous voyez ce que je veux dire...

UNDERCOVER : Le premier Dalaï Lama fut nommé par les mongols pour bons et loyaux services ?

M.BNODYOUL: Oui, car en ce temps là les Gelugpas - les bonnets jaunes - étaient divisés en deux clans ennemis, également en guerre avec les Karmapas et d'autres factions. C'est vraiment trop compliqué à expliquer car, en Asie, les alliances se font, se défont et se ressoudent continuellement. Sünam Gyamtso, qui était Abbé du monastère de Depung et chef des Gelugpa, appela les mongols à la rescousse. Le titre de Dalaï Lama est par conséquent une récompense de guerre. C'est comme si Napoléon avait été couronné par les anglais ! Je ne sais pas si vous saisissez ? C'est difficile à suivre. Sachez quand même qu'avant son exil, l'actuel Dalaï Lama rencontrait le fin diplomate Chou-En-lai lors de visites à New-Delhi.
De son côté, le Panchen lama, le chef du pouvoir réel du Tibet, s'est toujours montré favorable aux chinois. II y a des liens occultes indestructibles.

UNDERCOVER : On comprend mieux pourquoi les chinois prétendent que le Tibet a toujours été une province de leur empire. La révolution communiste a seulement créé un fossé idéologique. Il y aurait un intérêt commun, au delà des régimes et des croyances religieuses.

Pour preuve. on est surpris de voir combien les chinois communistes et athées tiennent à leur incarnation de l'enfant Panchen Lama ! Ils prétendent détenir les preuves occultes de l'incarnation légitime d'un tulkou-fantôme, voilà qui est étrange pour des athées endurcis...

M.BHODYOUL : La division idéologique n'est que de façade bien entendu. Lorsqu'ils sont entrés au Tibet en 1949, les chinois respectaient la religion jusqu'au moment de la révolte des guerriers Khampa qui s'étaient autrefois opposés à la Chine. Était-ce une provocation des chinois ou un prétexte pour déclencher l'exil du Dalaï Lama ? J'ai mon idée à ce sujet.
Le Dalaï Lama quitte le pays accompagné de sa suite d'une centaine de personnes. C'est un point inexplicable car on ne sait pas comment un groupe aussi important a pu échapper à la vigilance de l'armée chinoise qui gardait étroitement le Potala, les extérieurs de Lhassa et qui veillait sur la frontière de l'Inde. A cette époque, il n'était pas difficile de boucler hermétiquement la modeste ville de Lhassa et les routes vers l'lnde étaient bien gardées. Un souverain qui prend la fuite incognito avec sa suite, ses serviteurs et ses bagages à travers des centaines de kilomètres de montagnes, en échappant aux instruments, aux avions et aux indicateurs d'une armée moderne, cela ne s'est jamais vu.

UNDERCOVER : Cela devient très intéressant. Voulez-vous dire que le Dalaï Lama se serait enfui avec la complicité des chinois dans un but politique précis ?

BHODYOUL : Ce n'est pas à un vieil asiatique qu'on fera croire qu'un convoi hautement repérable, conduit par un chef de gouvernement sous haute surveillance, s'est évanoui de nuit dans l'Himalaya pour reparaître mystérieusement dans un palace de New Delhi, sachant que l'Inde n'avait aucune raison d'irriter la Chine rouge. Et pendant ce temps, le Panchen lama - qui est le vrai chef du Tibet - serait resté tranquillement au Tibet. Pourquoi n'a t-il fui, lui que les Tibétains reconnaissent comme leur chef spirituel ?

Cela signifie qu'il n'y a pas de nation tibétaine en exil puisque l'autorité réelle est restée sur place aux commandes du pays, lequel est toujours un protectorat de la Chine selon un accord reconnu par les grandes nations.





UNDERCOVER : C'est un point de vue auquel on ne nous pas habitué. Parlons du mystérieux Panchen Lama, le " Pape noir " du lamaïsme. II est pratiquement inconnu, et le Dalaï Lama dont raffolent les médias a l'air d'un joli papillon qui voltige de ci de là en lançant des œillades et de charmants "tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil !"

Selon vous, il usurpe, puisqu'il n'a jamais représenté le pouvoir réel du Tibet ? On voit que les américains lui font endosser le rôle d'ambassadeur de la paix pour servir la propagande du nouvel ordre mondial dont il est le chantre.

BHUOYOUL : Ce ne sont pas seulement les américains qui le manipulent, mais ses maîtres secrets de Shigatsé. Nous y reviendrons au sujet de la "grande loge orientale".

Le titre de Panchen Lama date du début du 17e siècle. II fut accordé à l'abbé de Tashilhunpo qui devint la véritable autorité spirituelle du Tibet.

Le Dalaï Lama et le Panchen Lama sont reconnus comme deux " incarnations " respectivement d'Avalokitesvara et d'Amitabha, qui sont - pour simplifier - deux hypostases du panthéon tibétain.

Ces deux " esprits " se réincarnent continuellement et vous connaissez les moyens déployés pour les reconnaître lorsqu'ils sont enfants. L'on a retrouvé le bol de l'un et les bottes de l'autre. Le visage du cadavre de l'un s'est tourné en direction du village où il allait renaître, etc...Tout cela paraît charmant aux occidentaux qui s'émerveillent devant ces faits miraculeux. Ce système de réincarnation en vase clos qu'on appelle " tulkou ", permet de concentrer un énorme pouvoir et d'entretenir le système sans interruption. Je vais vous en donner la raison.

UNDERCOVER : En effet si les mêmes esprits retrouvent leur fonction antérieure, ils doivent disposer d'une maîtrise inouie. Ils sont comme des rois qui régneraient au-dessus du temps. Pourtant on ne voit aucune évolution, aucun but autre que magique, puisque cette société était figée autour de ses rites immuables depuis le moyen-âge.

BHODYOUL : Elle n'est figée que de l'extérieur, car en réalité, il y a une intense activité au cour du système Lamaïste. Il y a de puissants penseurs derrière cette façade, et ces cerveaux ont lancé des idées que les occidentaux croient avoir inventées. Entrons dans le vif du sujet.

Le Bouddhisme Tibétain dispose d'une panoplie de pratiques magico-rituelles vraiment exceptionnelle, puisqu'il a recueilli les systèmes magiques des yogis tantriques, les connaissances métaphysiques et médicales des hindous autant que les techniques chamaniques archaïques. Tout cela est enveloppé dans une théologie bouddhique qui est une synthèse entre les courants indiens et chinois.

UNDERCOVER : II y a eu la réforme de Tsongkhapa dont est issue la tradition Gelugpa représentée par le Dataï Lama ?

BHODYOUL : Cette grande réforme du début du 15e siècle a fait du Lamaïsme une religion organisée et centralisée à la manière du Vatican. Le Dalaï lama en est devenu le chef administratif alors que le Panchen Lama est le chef spirituel à l'arrière-plan. J'essaie de simplifier, et cela paraîtra réducteur aux orientalistes, mais qu'importe car ce que je vais raconter leur est complètement inconnu.


Le 10e Panchen Lama


UNDERCOVER : On est frappé de certaine similitudes entre le Catholicisme romain et le Bouddhisme Tibétain, tant au plan de l'organisation que du décorum ritualiste, des pratiques dévotionnelles, de la vie monastique et de la hiérarchie sacerdotale avec ses voeux. On dit que ces deux formes de religions sont des résurgences atlantéennes. Y a-t-il eu influence de Rome sur le Tibet ou vice-versa ?

BHODYOUL : Objectivement on sait que des missionnaires catholiques sont entrés au Tibet dès le 14e siècle, et qu'ils y ont été bien accueillis. Ce qui n'est pas anodin.

UNDERCOVER : Au 14e siècle ! On nous a raconté que le Tibet avait toujours été fermé aux étrangers et spécialement aux missionnaires ! II est incroyable que des religieux catholiques aient déjà été présents au Tibet à l'époque où débuta la lignée des Dalaï Lamas...

M.BHODYOUL: Tout ce qui touche le Tibet est désinformé. Les premiers missionnaires du 14e siècle étaient des franciscains, bien avant que ne débarquent les Jésuites qui n'existaient pas à cette date là, évidemment. En ce qui concerne les Capucins, il y a des légendes au sujet de leur goût pour certaines formes de dévotion déviées en sexualité dépravée.

Les jésuites sont, quant à eux, des occultistes qui ont toujours essayé de récupérer les pratiques magiques des cultures qu'ils ont infiltrées. On ne connaît pas les détails de la présence jésuite au Tibet, mais il est prouvé historiquement que le Père Antonio d'Andrade fut reçu en 1624 et qu'il y séjourna plusieurs années, suivi d'autres jésuites portugais - les pères Cabral et Cacella - qui séjourneront à Shigatsé aux alentours de 1626-1630, sous la protection des princes du Tang. Des jésuites protégés des princes Tibétains ont habité à Shigatsé, le sanctuaire de la " grande loge blanche " ! Nous en avons la preuve.

UNDERCOVER : Voilà qui commence à devenir excitant. Si les jésuites étaient au Tibet au tout début de la lignée du Panchen Lama qu'on considère comme le " Pape secret des tibétains", on peut supposer qu'ils ont peut-être influé sur une organisation dont le chef ressemble étrangement au Général de la Compagnie de Jésus. N'oubliez pas l'aspect martial dans tout cela. Ce sont des ordres religieux structurés comme une armée prête au combat.

On dit que le Pape du Vatican est le " pape blanc " par opposition au " pape noir ", le Général des jésuites. De plus, ces jésuites s'installèrent à Shigatsé, la ville ésotérique par excellence, la résidence des chefs occultes du Tibet que la Théosophie a appelé les " maîtres de sagesse de la grande loge blanche ". Y a-t-il y une relation entre les Jésuites et la fameuse " grande loge du Tibet " ?

BHODYOUL : Vous avez mis dans le mille. Je vous félicite car peu de chercheurs sont aussi perspicaces. Je ne connais qu'un ou deux ésotéristes qui ont connaissance de ces faits et qui savent les interpréter comme il se doit. Mes recherches m'ont montré que la fondatrice de la Théosophie, Héléna Blavatsky, qui révéla au monde l'existence de la confrérie secrète du Tibet, n'a pas eu connaissance de la présence des jésuites à une date si ancienne, c'est à dire quasiment lors de la naissance du Lamaïsme moderne. Elle semble ignorer, à moins qu'elle ne le dissimule, que des missionnaires italiens ont été acceptés dans des lamasseries comme étudiants en théologie, et qu'ils rédigèrent des dictionnaires et des traités en tibétain. Les universitaires occidentaux rédigent leurs thèses à partir d'authentiques traités de Bouddhisme Tibétain écrits par des jésuites ! Vous me suivez ?

En tout cas, Blavatsky, malgré ses œillères de médium. a parfois des éclairs de lucidité. Mais elle est si fanatiquement attachée à la " loge orientale " qu'elle fait l'impasse sur la présence de jésuites à Shigatsé, la ville sacrée de ses initiateurs occultes. Ce serait pour elle un blasphème que d'oser soulever le voile qu'elle prétend avoir déchiré dans son livre " Isis dévoilé ". Mais Isis n'est pas dévoilée. Je vais vous dire un secret sur le sort de la dame russe qui a fondé la Théosophie. Elle fut emprisonnée magiquement par une fraternité maçonnique occidentale car elle refusait de se plier à leurs conditions. Elle n'en fut délivrée que par la loge orientale qui la plaça de ce fait sous une camisole occulte encore plus étouffante. C'est le sort des médiums de haut niveau. Dans ces conditions, lorsqu'elle dénonça sévèrement l'emprise des jésuites d'Occident, Héléna Blavatsky oublia qu'elle était devenue la dupe des Lamas-jésuites de l'Orient. Nul ne peut échapper au venin, après avoir osé s'approcher du nid de serpents de la " loge planétaire ". Mais, quoi qu'il en soit, je suis reconnaissant à Blavatsky de nous avoir mis sur la piste de la loge orientale car mes compatriotes tibétains sont loin d'imaginer ce qui se cache derrière leurs révérés lamas. Le fait historique que des jésuites ont infiltré le Lamaïsme est d'une immense importance pour comprendre la politique du nouvel ordre mondial et les accords secrets entre la grande loge orientale, le Vatican et les sociétés secrètes occidentales.

UNDERCOVER : C'est extrèmement troublant lorsqu'on sait que l'ordre interne des jésuites poursuit un plan de conquête mondiale sous couvert de religion. On peut en déduire que leur plan passe par le Tibet et que d'une façon qui nous échappe, les Tibétains collaborent avec les jésuites en vue d'établir une théocratie mondiale qui prendrait la forme d'une religion œcuménique.

BHODYOUL : Laissez-moi vous en raconter un peu plus. Un jésuite des années 1630 qui devenait étudiant dans une lamasserie était de fait reconnu et initié en tant que moine lamaïste; ce qui signifie que certains lamas Tibétains sont en réalité des pères jésuites. Vous en trouverez facilement les preuves dans des livres d'histoire qui n'ont rien d'ésotérique comme par exemple " La civilisation Tibétaine " du professeur R.A Stein, directeur d'études à l'Ecole pratique des Hautes Etudes (Dunod-Paris 1962).

En fait, les choses ne sont pas dites clairement sur ce sujet, car il est conseillé aux universitaires de ne pas égratigner les contes de fée du Tibet. Certains ne parlent de la présence Jésuite au Tibet qu'à partir du 18e siècle, c'est à dire quatre siècles après les premières visites des missionnaires occidentaux ! Mais, l'on sait que des princes de la maison d'Orléans se sont également rendus au Tibet.

Connaissant le goût des jésuites pour la magie et la politique, on peut imaginer que leur présence à Shigatsé soit le signe d'un accord spécial entre l'Ordre Jésuite et la " grande loge orientale ". N'allons pas trop vite nous imaginer que l'un puisse bluffer l'autre, mais il s'avère qu'à un moment historique, le pouvoir réel derrière le Vatican a négocié avec le pouvoir occulte oriental. Ce sont des faits.



Réncarnation instantanée
du 10e Panchen Lama


UNDERCOVER : Est-ce que le Panchen Lama, que vous considérez comme le pape occulte du Tibet, serait directement connecté avec la mythique "grande loge blanche"?

BHODYOUL: Pour des raisons politiques et occultes, les Panchen Lamas ont toujours été proches des chinois, et c'est pourquoi le dernier en date - mort à la fin des années 80 - était resté au Tibet puis résida ensuite en Chine. On peut y voir le signe que le véritable pouvoir spirituel est demeuré dans la maison et que les chinois l'ont toujours protégé, si ce n'est accaparé. Beaucoup d'aspects sont totalement secrets, et les Tibétains eux-mêmes sont dans le même état d'ignorance sur leur hiérarchie que les catholiques à régard de la politique secrète du Vatican.

Les faits sont les suivants: le Panchen Lama de Tashilunpo réside à Shigatsé où les Théosophes ont localisé le centre des initiés de la loge orientale.. De plus, l'un de ces initiés, connu sous le nom de Djwal Khool dans les milieux de la Théosophie et du nouvel âge, a avoué qu'il assumait des fonctions dans une lamasserie. Est-ce lui le Panchen Lama, le chef spirituel du lamaisme ? Ou bien le Panchen Lama qu'on nomme également Tashi Lama du nom de sa résidence Tashilunpo n'est-il qu'une couverture ?

Le Bouddhisme Tibétain officiel semble ignorer l'existence de ses chefs occultes, ce qui est la règle dans le système clos d'une société secrète dont le cercle le plus extérieur ignore l'existence du cercle intérieur, et nul ne peut par conséquent s'approcher du noyau. Ainsi, on distingue au moins trois cercles sur le plan physique. Le plus large est le lamaïsme officiel qui s'étale à la devanture des librairies et dans les médias comme la référence en matière de spiritualité. Il dispose d'une infrastructure de milliers de centres culturels et de monastères sur la surface du globe, et son chef le Dalaï Lama est la vedette des médias. Ce sont les loges qui l'ont mis sur ce piédestal, sinon il ne serait pas plus célèbre que n'importe quel chef d'une minorité religieuse, fut-elle kurde ou amérindienne.

C'est la façade commerciale. Le sourire et les belles paroles. II est d'une habileté extraordinaire, et ses chefs sont fiers de lui.

En second, vient le pouvoir réel qui est représenté par le Panchen Lama. La diplomatie chinoise nous dissimule son rôle jusqu'à prétendre détenir l'enfant destiné à la succession au titre de Panchen Lama.

Enfin, il y a le noyau occulte de la loge de Shigatsé, ville proche de Tashilunpo qui est la résidence du Panchen Lama dont on peut penser qu'il fait la jonction entre le noyau interne de la loge orientale et le lamaïsme de façade.

Ce noyau idéologique est devenu mythique à travers les écrits théosophiques qui en parlent comme d'une confrérie d'êtres immortels qui dirigent l'évolution humaine. Certes, ils disposent de pouvoirs exceptionnels, dont celui de se réincarner dans le corps de leur choix, mais cela n'en fait pas des libérés pour autant. Bien au contraire. Ce sont plutôt des entités retardataires absolument rivées au plan terrestre et qui servent eux-mêmes des intérêts politiques supérieurs. Ils usurpent les titres et les noms des grands saints et des initiés de l'antiquité. Tout cela est du cinéma sur l'écran de Maya le grand illusionniste.

UNDERCOVER : Il existe une littérature foisonnante sur les maîtres secrets de la loge du Tibet. Qui est dans le cercle intérieur de cette loge orientale ? Et quel en est le but ?

BHODYOUL: J'ai découvert ces choses lors de mes recherches en Occident, car mes amis tibétains érudits sont aussi ignorants sur leur religion que les chrétiens.

Je n'ai donc pas été aidé de ce côté, mais avec le recul, il me revient parfois des souvenirs de jeunesse qui éclairent la face cachée de la culture dans laquelle j'ai été élevé.

Je peux dire avec certitude que les légendes de la "Grande Loge Blanche" des initiés d'Orient sont un leurre, car une confrérie secrète qui s'extériorise publiquement cela n'existe pas. On peut dire tout au plus qu'elle peut dévoiler son existence avant de muter à un autre niveau. Tous ceux qui prétendent avoir été en contact avec la " loge des maîtres du Tibet ", et qui s'intitulant " disciples des maîtres ", ont été leurrés par des intermédiaires. Indéniablement, il existe une fraternité secrète qui veille sur l'humanité mais elle n'est pas de la nature qu'on imagine en fonction de notre conditionnement religieux enfantin. Ses buts secrets ne vont pas dans le sens de notre idéalisme. A propos d'idéalisme, nous verrons comment la prétendue " grande loge blanche " utilise notre sentimentalité en nous faisant rêver avec une série d'illusions romantiques déversées dans l'atmosphère à partir du toit du monde.

J'affirme, et je peux démontrer, que les rites du Bouddhisme Tibétain sont négativement magiques, et que les répétitions lancinantes d'invocations ont un but précis, et dirai-je, une fonction scientifique. Ce que j'ai découvert a été corroboré par quelques clairvoyants, fort rares au demeurant; l'organisation du Lamaisme est centralisée et hiérarchisée afin de répondre à des normes de magie collective. Les techniques de méditation et de visualisation n'ont pas pour but de libérer l'esprit mais d'émettre des flots d'énergie qui sont soigneusement canalisés et diffusés sur la Terre.

Il s'agit d'une gigantesque centrale de production énergétique employant des dizaines de milliers d'organismes humains parfaitement préparés - ils étaient jusqu'à 500 000 moines - afin de générer un flux télépathique depuis le toît du monde qui est une situation exceptionnelle pour déverser des ondes vers l'occident. Cette station émet depuis des siècles sur la fréquence de nos aspirations et de nos idéaux. Je vous expliquerai comment cela fonctionne, car il s'agit d'une science exacte.

UNDERCOVER : Vous pouvez y aller. Nous essaierons de suivre même si cela nécessite un effort. D'après ce que vous m'avez confié, cette science est la clé absolue pour comprendre la fonction d'une hiérarchie sacerdotale.

BHODYOUL: La pureté de l'air des hauteurs de l'Himalaya est particulièrement conductrice pour émettre des signaux télépathiques de qualité. Ces signaux sont pulsés avec force grâce aux rites répétitifs se déroulant jour et nuit depuis plusieurs siècles. C'est pourquoi il existe une double hiérarchie: celle des initiés de la grande loge blanche qui sélectionnent le contenu des messages, et celle des lamas, qui dynamisent ces émissions télépathiques par leurs exercices spirituels sans en connaître le véritable sens.

Les milliers de villes-monastères qui ont rassemblé jusqu'à 800 000 moines sur les hauts plateaux du Tibet avaient un autre but que l'étude des sutras et la méditation sur la vacuité. C'est la plus vaste entreprise de propagande de tous les temps, plus puissante que l'islam ou Rome, car le Lamaïsme a travaillé dans le secret. Le véritable pouvoir est un pouvoir secret.

UNDERCOVER : Avant d'aller plus loin, si on parle de similitude de moyens et d'objectifs entre les Lamas et les Jésuites, c'est parce qu'ils utilisent les mêmes techniques de visualisation. Cette méthode de projection mentale serait-elle à la base du système de conquête télépathique des occultistes orientaux ?

BHODYOUL: C'est exact. Les exercices d'Ignace de Loyola sont calqués sur les techniques du yoga tantrique indien qui fut adapté par les lamas. De plus, le processus d'éveil qu'on prête à Loyola lors de son " illumination " s'est appuyé sur la technique tantrique de sublimation de l'énergie sexuelle. Cela nous indique gu'Ignace de Loyola, le saint vénéré par l'Eglise Catholique, est en réalité un initié venu d'Orient pour accomplir une mission à l'intérieur du Catholicisme.

Après avoir fondé son ordre à Rome au 16e siècle, Loyola envoya immédiatement des missionnaires en Inde, au Japon, en Chine et au Tibet pour boucler le circuit. Cela explique pourquoi les jésuite ont trouvé bon accueil dans les lamasseries dès le début du 17e siècle. Ils retrouvaient leurs racines en quelque sorte. II faudrait rechercher si Tsongkahapa, le fondateur des Gelugpas, dont le Dalaï Lama est le chef, ne s'est pas incarné dans la personne d'Ignace de Loyola lui-même après avoir solidement établi son système de lamaïsme réformé sur le modèle de la hiérarchie Catholique. Loyola est né en Espagne vers 1490, soit 70 ans après le mort de Tsongkhapa (1419), ce qui est un délai acceptable pour la réincarnation d'un tulkoufanteme. Ajoutons que l'Espagne est la porte d'entrée pour des esprits venus d'autres civilisations lorsqu'ils s'incarnent pour la première fois en Europe. Il est troublant de constater combien la réforme de Tsongkhapa, fondateur du lamaïsme moderne, ressemble à l'ordre hyper-centralisé d'Ignace de Loyola; l'un se réclame de Bouddha et l'autre de Jésus, avec un dogmatisme et un désir de domination assez semblables, alors que leurs pratiques respectives ne sont ni bouddhistes ni chrétiennes, mais s'enracinent dans le yoga et le développement des pouvoirs psychiques.



Tsonkhapa fondateur des
Bonnets Jaunes (14e siècle)


On remarque que ces deux groupes ont travaillé avec des stratégies apparemment opposées, comme s'ils étaient en compétition, ce qui participe certainement d'un plan cohérent à un plus haut niveau. En effet, alors que le Vatican a lancé ses troupes à travers le monde pour faire des conversions par l'épée, à l'opposé, les Tibétains ont travaillé d'une manière statique en se concentrant sur le toit du monde afin de répandre leur influence par télépathie. Aujourd'hui, ils sont descendus dans la plaine pour parachever leur grand oeuvre. Ils ont fondé des centres dans tous les pays du monde. Voilà à quoi l'exil peut servir, à l'image de la diaspora juive qui a étendu un réseau international que les rabbins contrôlent par la "loi Mosaïque" et le Talmud. Les lamas Tibétains sont désormais installés dans tous les pays, alors qu'ils n'étaient encore qu'une poignée de réfugiés sans ressources il y a cinquante ans. Or, l'argent ne manque pas.

UNERCOVER : D'où vient l'argent, car il en faut énormément pour entretenir ces milliers de moines non productifs et verser la pension des éminences du Lamaïsme qui ont le rang d'évêques, tout en entretenant un gigantesque parc immobilier de monastères et de centres culturels ? Ils ont bénéficié de passe-droits, comme si une organisation fantôme écartait tout obstacle devant eux et signait les chèques en blanc. Aucune religion minoritaire n'est autant privilégiée, car généralement les communautés sont dénigrées. Les sectes tibétaines ne sont pas inquiétées par les chasseurs de sectes qui préfèrent s'en prendre à des minorités chrétiennes dont les règles sont plus souples. C'est comme si des paysans de Bourgogne, de Dordogne ou de Bretagne, se réveillaient un beau matin avec un monastère tibétain au bout de leur champ et qu'ils se disent, à l'heure de l'apéritif : " Pour notre salut voilà encore de saints lamas descendus de l'Himalaya nous apporter le précieux joyau dans le lotus". Même chose en Ecosse, en Russie ou à la Martinique. Partout. Il y a là quelque chose de bizarre, mais tout le monde trouve cela normal sauf quelques esprits qui s'interrogent sur la place éminente accordée à ce Bouddhisme des neiges dans la fabrication d'une nouvelle religion mondiale. Si on en croit les livres tibétains exposés dans les librairies spiritualistes, on veut nous convertir de force. Même des sympathisants du Bouddhisme en éprouvent un malaise comme devant une exhibition impudique. Qui est derrière cette réclame grossière si peu en harmonie avec les principes bouddhiques ?

BHODYOUL : Cherchez le financier. Nous savons que les américains versent une rente au Dalai Lama et que les sponsors jésuites aident beaucoup. Cela permet de s'interroger sur la fortune des jésuites. Ils auraient des banques fondées sur le pillage de rois, des indiens d'Amérique centrale et de leurs piratages en Asie. Ils se sont également enrichis dans le trafic d'esclaves puisqu'ils étaient dans l'ombre des conquérants, leurs hommes de main servant aux basses oeuvres. Mais cela nous éloigne du véritable problème. Quel est le but politique de la hiérarchie tibétaine ? Voilà ce que nous devons comprendre.

UNDERCOVER : Vous avez parlé d'une panoplie " d'illusions mentales " qui auraient façonné la culture mondiale actuelle, sous ses aspects politiques, culturels, scientifiques et religieux. Cette analyse semblera incroyable à beaucoup; mais après coup, on se dit qu'il n'y a peut-être pas d'autre explication à la tournure que prend la civilisation planétaire avec ses valeurs factices et faussement généreuses qui nous sont imposées par la contrainte de la propagande. Comment les grands magiciens du Tibet, peut importe qui ils sont, ont-ils pu nous imposer des comportements et un mode de vie que nous croyons issus de la modernité ?





BHODYOUL: Je vais vous répondre aussi clairement que possible, si vous acceptez d'ouvrir votre esprit à des données ésotériques qui ne sont pas admises dans votre culture. Pour nous, orientaux, la télépathie n'est pas un mystère mais un fait banal. Pendant que vous étiez occupés à conquérir le monde pour bâtir votre empire matériel, nous avons développé d'autres facultés. Les pouvoirs psychiques d'un yogi n'ont rien de miraculeux, il suffit de se concentrer et de prendre son temps. Certains parviennent à léviter et d'autres facéties aussi spectaculaires que stériles du point de vue spirituel. Lorsque vous rassemblez des centaines des milliers de yogis au sein d'une organisation centralisée afin de les aligner sur la même fréquence psychique à l'aide de rituels établis dans ce but, vous allez mettre en marche une usine mentale d'une puissance nucléaire. Chaque yogi est sensé obtenir un grand pouvoir de concentration grâce à des techniques de visualisation. Ces méthodes vantées comme des systèmes de méditation pour apaiser l'esprit utilisent des images de divinités qu'il faut parvenir à faire vivre par l'imagination.

Le lama qui médite sur l'image d'une déesse, doit finir par la voir comme si elle se tenait en chair et en os devant lui. Puis il doit apprendre à la dissoudre ce qui n'est pas évident. Vous voyez la portée de ces exercices ? C'est exactement ce que font les Jésuites avec les exercices de Saint Ignace qui ont été introduits dans tous les milieux religieux en parallèle avec le bouddhisme tibétain.

Lorsque vous avez obtenu cette maîtrise du mental, vous imaginez sans peine les résultats qu'on peut obtenir en ressemblant des milliers de moines-yogis qui accomplissent un rituel magique à la mêne heure ! Or, le Tibet a fonctionné avec des centaines de milliers de yogis ainsi formatés, certes de niveaux inégaux, mais dont le collectif dégageait une puissance inimaginable.

Ce n'est là que la machine de propulsion - le carburant - car au-dessus de l'usine, il y a des opérateurs conscients qui savent l'utiliser à des moments propices en fonction de la course du soleil et des rythmes planétaires.

UNDERCOVER: C'est compréhensible, mais dans quel but?
Si c'est pour l'évolution, pourquoi les tibétains ont-ils soutenu Lénine et Hitler

BHODYOUL : Ce qui vous trompe, c'est le concept de l'évolution historique. II y a un progrès de la civilisation, mais il est relatif. Les esprits qui dirigent les flux télépathiques jouent sur les registres des idéaux de progrès et d'évolution.

Ils savent envoyer des injonctions que nous prenons pour nos propres aspirations. Cela va de la gamme des utopies politico-sociales jusqu'au messianisme, en passant par les bons sentiments. Si l'on veut maintenir le contrôle, il faut proposer une illusion positive, quitte à lui opposer des horreurs afin de rendre l'espoir en un monde meilleur encore plus désirable.

Vous citez Hitler, et il est vrai que des lamas tibétains l'ont appuyé. Des nazis se sont rendus au Tibet pour y être initiés à certains secrets ésotériques. Le choix de la Svastika comme emblème du national-socialisme en est le meilleur exemple. Mais les tibétains ont leurré les rêveurs nazis, et ils ont finalement favorisé leur perte. Quant à Lénine, il fut adepte de la loge orientale. Cette loge des " maîtres de sagesse " n'en est plus à un génocide près, puisque la plupart des horreurs sont sorties de sa pochette surprise, avec en prime le new age et l'idéal du meilleur des mondes. Mais revenons aux aspects techniques de la centrale télépathique. Il y a sept niveaux d'énergie dans la nature, sept qualités depuis les solides jusqu'à l'éther supérieur. Cet éther supérieur emplit l'espace, et il est d'une qualité si subtile qu'il peut réfléchir les idées. A certains moments propices des flux de pensées sont envoyés dans l'atmosphère et se gravent dans l'éther.

Dans l'homme, certains centres sont sensibles à cette fréquence vibratoire, par exemple, la glande pinéale que les anciens considéraient comme le siège de l'âme. C'est ainsi que le cerveau photographie les idées qui sont dans l'air. Si l'idée s'harmonise avec votre aspiration personnelle, elle sera retenue pas votre conscience qui se l'approprie. Alors, vous y répondrez par une réflexion consciente, et vous réagirez à cette impulsion. Cette réponse mentale va retourner vers la source d'émission et c'est ainsi que les opérateurs vérifient l'effet de leur projection grâce à leur technologie occulte. J'essaie de résumer.

C'est la première phase de test. Une idée est lancée sur le monde et l'on vérifie si elle trouve un écho dans les esprits-cibles qu'on veut influencer. Lorsque le test est positif, on commence à entrevoir son impact à travers ceux qui " s'échauffent " avec cette idée nouvelle. Ce sont les " branchés ", ceux qui lancent les modes et les mouvements d'opinion. Alors, on envoie une deuxième émission télépathique qui sera cette fois de nature émotionnelle, en stimulant la qualité d'éther au dessous de la précédente. On la nomme " éther lumineux ". Je vous passe les termes de la tradition ésotérique et le sanskrit.

Pour cette opération visant notre émotionnel, des rituels magiques à base de musique, de chants, de danse, de gestes sacrés, d'encens et d'autres ingrédients seront utilisés. Le courant sera dirigé vers ceux qui ont reçus le premier branchement et qui ont réagi de manière positive à la cuti. Il s'agit alors, pour les magiciens opérateurs, de graver leur message dans notre sang afin d'accorder l'émotion à la pensée. La tête et le coeur sont reliés à l'idée qui devient alors comme notre propre création. On s'échauffe pour cette " généreuse idée " et on est prêt à agir pour la réaliser. Je résume un processus très complexe. A ce seuil de préparation, la phase de conditionnement suivante est prise en charge par les écrivains et ceux qui sont les propagandistes de l'idée en vogue. Vous pouvez vérifier ce processus si vous suivez révolution de la société à travers le miroir des médias. Mais, la plupart du temps, le fait d'y accorder de l'attention nous y relie à notre détriment

On ne veut pas rester en dehors du coup. C'est mal vu d'être un ringard qui n'est pas bien informé. C'est mal vu d'être un réactionnaire. etc... Où que l'on aille, quoi qu'on fasse, la propagande s'insinue en nous. Vous verrez qu'il y en a pour tous les goûts et toutes les sensibilités.

Au niveau le plus bas de l'opération d'influence télépathique, nous sommes finalement mobilisés par l'instinct de propagation qui nous pousse à répandre nos idées à cause du désir fondamental de procréation et de survie. Au stade le plus matériel, les opérateurs veillent à ce que notre alimentation soit adaptée au résultat que l'on veut obtenir. Réfléchissez à la volonté de nos gouvernants de dénaturer la nourriture. Demandez-vous à présent ce que cachent les manipulations génétiques des produits naturels ? Cela indique le seuil de conditionnement qui a été atteint au niveau de nos facultés supérieures.

Je vous donne ici la réponse à bien des questions écologiques comme argumentation de la radio-activité, si nécessaire pour amener le système nerveux à un niveau vibratoire négatif. Ainsi, ce processus morbide finit par nous rendre absolument convaincus de la vérité des idées qu'on nous a injecté de manière subliminale, et, au stade terminal, cette opération peut nous transformer en chiens policiers de l'ordre établi. Je pense à ceux qui liront mes explications iconoclastes sur le Lamaisme tibétain et qui en seront choqués ! Je n'ai pas les moyens magiques de la " grande loge blanche " pour les convaincre ! Je parle comme un homme ordinaire, mais ils ne veulent croire que les autorités. J'espère que ces explications sommaires sont suffisantes car il faudrait un véritable exposé technique, ce qui serait franchement indigeste. Chacun peut y réfléchir par lui-même, et s'il est attentif aux signes des temps, il comprendra ce que je veux dire.






à suivre PAGE 2


Dernière édition par invitée le Ven 29 Avr 2011 - 19:04, édité 12 fois
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MessageSujet: Re: LES CONTES DE FÉES DU TIBET - JOËL LABRUYÈRE   Ven 28 Aoû 2009 - 19:41

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UNDERCOVER : Il est en effet difficile de s'imaginer comment des cerveaux coordonnent une telle opération. Mais, sachant qu'il s'agit d'esprits dotés de facultés surhumaines, on peut admettre cette machination. En y réfléchissant, cela éclaire la destination réelle de ces monastères et de ces rituels dont on ne voyait vraiment pas l'utilité spirituelle. Il reste encore un point à éclaircir, c'est la finalité de ce jeu.

BHODYOUL : C'est sans doute l'aspect le plus difficile à comprendre. Les spiritualistes classiques vous diront qu'il est salutaire qu'il existe une fraternité qui fasse évoluer la civilisation humaine. C'est l'argument qui revient toujours: L'ÉVOLUTION ! Les " maîtres " nous aideraient à évoluer d'âge en âge, et ce plan est si grandiose que nous ne pouvons pas comprendre leurs méthodes. Cela est fondé sur le dogme d'une évolution ascendante vers un monde de plus en plus parfait. C'est absolument contraire aux faits et à l'entropie universelle, mais cette idée est le dogme dominant dans notre culture. On pense que tout va aller de mieux en mieux: que nous nous élevons vie après vie vers les hauteurs de la perfection, jusqu'à devenir semblables à des dieux. Cette théorie ne souffre plus de contradiction dans la plupart des milieux spiritualistes, car sans elle, la vie deviendrait absurde. Réfuter ce dogme évolutionniste n'est plus toléré, et l'on vous prend pour un nihiliste si vous vous y risquez. Pourtant la théorie de l'évolution progressive vers la perfection est une source de souffrance et de désillusions aussi infinie que cette évolution elle-même. Selon les plus anciennes traditions, l'évolution tourne en rond et le temps se mord la queue en décrivant des cercles sans fin, jusqu'à ce que nous décidions d'en sortir. Il faut s'évader du cercle du temps. C'est le but de la religion véritable : l'immortalité.

Or, les puissances qui vivent dans le temps cyclique ne veulent pas qu'on s'en échappe, car cela signifierait la fin de ce scénario.

Le message originel du Bouddha était un appel pour s'arracher au sortilège du circuit de l'évolution farinée, mais les gardiens du système temporel ont riposté en diffusant la doctrine de l'évolution progressive.

Ils disent: " Avec le temps vous allez devenir des dieux sur une terre parfaite. Ne cherchez pas une autre issue. " Demandons-nous depuis combien de temps cette idée est dans l'air, et qui l'a apporté au début ? L'évolutionnisme est-elle une idée religieuse traditionnelle ? Est-elle contenue dans les enseignements des grands sages du passé ? Ne s'agit-il pas d'une interprétation qui aurait été détournée de son sens originel ? A chacun de se poser la question, car je ne veux pas attaquer un dogme avec un autre dogme. Toutefois, on observe que l'évolutionnisme spirituel est une idée moderne spécifique, répandue par les lamaïstes et les adeptes de la Théosophie orientale dont c'est l'idée fixe, le dogme incontournable, la doxa suprême.

UNDERCOVER : En quoi est-ce si important? Ce n'est qu'une idée et les idées changent à toutes les époques. Mais vous avez sans doute raison lorsque vous affirmez que les grands sages comme Bouddha et Jésus-Christ n'ont pas prêché l'évolutionnisme spirituel mais plutôt le détachement de l'illusion de l'existence par un effort radical durant la vie présente.

BHODYOUL : Je veux simplement montrer que cette théorie nous a été inspirée par la grande loge orientale. C'est elle qui a fondé l'organisation du Lamaïsme dans le but de rayonner cette idée et toutes les illusions qui en découlent. Je m'explique. Si l'on arrive à nous convaincre d'une idée supposée répondre à la question essentielle de l'existence, alors on peut nous conditionner à accepter ses applications dans tous les domaines de la vie. Je voudrais essayer d'être le plus clair possible...

UNDERCOVER : Si nous comprenons bien, selon vous, la théorie évolutionniste ne peut s'appliquer qu'aux phénomènes naturels et seulement de manière relative puisque tout est cyclique et que les choses reviennent toujours à leur point de départ. C'est pourquoi les anciens hindous et les autres civilisations ont découpé le temps circulaire en quatre cycles inégaux comme l'âge d'or, l'âge d'argent, l'âge de cuivre et l'âge de fer. Après l'âge de fer revient l'âge d'or, etc... Cela ne concerne que l'histoire du monde et c'est pourquoi la tradition universelle dit que le germe de l'identité humaine n'est pas affecté par ces cycles. Notre âme serait donc placée dans ces conditions changeantes sans que cela affecte son caractère immuable en tant que parcelle divine. Est-ce l'idée traditionnelle ?

BHODYOUL- Avec des variantes, c'est le fondement de la philosophie éternelle - la philosophia perennis. Lorsqu'on scrute les mythes sacrés des révélations religieuses originelles, elles disent toutes la même chose. Mais dès que ces religions s'installent dans le temps, elles inversent leur message initial à des fins temporelles. Avec le temps, il faut durer, et la survie temporelle supplante la recherche de l'éternité. Durant le présent cycle qu'on appelle " âge noir ", il est écrit que la vérité est perdue et qu'elle est remplacée par des illusions si flatteuses que tous les hommes les adoptent comme étant la " vérité ". Or, il n'y a rien de plus agréable à entendre pour l'homme civilisé que l'idée qu'il est un dieu en évolution, et que peu à peu il s'approche de la perfection. Cette perfection peut être vue comme un but individuel ou social, et dans ce cas, la science accomplira le salut rédempteur. Le dogme de l'évolution gagne sur tous les tableaux aussi bien scientifique que spirituel. Le progrès devient une religion qui apporte de nouveaux espoirs toujours renouvelés. Dans ce " nouvel âge " de l'âge noir, la spiritualité est vécue comme une succession d'améliorations psychiques avec la promesse ultime de décrocher le nirvana. La quête du sacré s'efface devant le développement personnel. Alors, d'innombrables illusions doivent nécessairement apparaître puisque la voie leur est grande ouverte. C'est le règne du " toujours plus et toujours mieux " avec des résultats incontestables à certains niveaux mais sans que le problème fondamental de la vie et de la mort soit réglé. C'est ainsi que depuis quelques siècles, certaines idées ont pris le pouvoir. Une idée ne sort jamais du vide mais elle est toujours produite par un cerveau pensant. En l'occurrence, la loge orientale prétend avoir apporté l'idée d'un progrès spirituel pour la planète et ses habitants. Ce progrès devrait établir un royaume divin sur la Terre et supprimer tous les maux y compris la maladie et la mort. C'est leur idéologie, et il est naturel qu'elle séduise le grand nombre. Mais, attention, ce n'est qu'une idéologie qui veut parvenir au "Bien" par opposition au "Mal". Cet idéalisme est réactif et il se peut qu'il ne soit absolument pas en harmonie avec les lois cosmiques. S'il s'agit d'une illusion typique de l'âge noir, alors, ceux qui la diffusent y ont un intérêt vital. Si on en croit la puissance qu'ils déploient pour nous convaincre de leurs idées, c'est que cette propagande doit leur assurer également un progrès. Vous comprenez cet objectif de haute politique ? Ils sont en train de mettre en place une civilisation entièrement centrée sur l'espoir du progrès matériel et de l'évolution spirituelle. Pourquoi le font-ils ? Pourquoi cet effort? Pourquoi cette incroyable machinerie à conditionner les masses en les unifiant autour d'illusions flatteuses comme l'unité, la paix et la fraternité humaine ?

II y a des illusions pour chaque type humain, depuis la brute jusqu'aux êtres les plus raffinés. Si vous n'êtes pas réceptif à telle illusion, vous répondrez à une autre mieux accordée avec votre état d'être. J'ai décris plus haut comment ils s'y prennent pour nous accrocher.

UNDERCOVER : Il est assez facile d'échapper à une impression mentale d'un ordre dégradé ou trop négatif, mais personne n'échappe aux illusions agréables, surtout lorsqu'il s'agit d'idéaux apparemment nobles et humanistes.

BHODYOUL : Vous avez compris le problème des temps modernes. On ne peut échapper à la civilisation même si on se réfugie dans une grotte. Il faut s'adapter et ouvrir l'oeil pour ne pas se faire pincer. Celui qui s'abandonne risque de perdre son âme tout en croyant s'améliorer. C'est cela l'âge noir. Mais je ne voudrais pas dramatiser outre mesure car je crois en la force de l'Esprit et en la délivrance ultime.

UNDERCOVER : Pouvez-vous faire un pronostic sur les prochaines échéances planétaires ? Qui va l'emporter ?

BHODYOUL: Je vous rassure immédiatement, sauf si vous ne partagez pas ma vision - ce qui se comprend très bien, car nombre de personnes au cœur ouvert sont aujourd'hui la cible d'une double illusion, soit par exaltation pour un monde meilleur, ou par dépression devant les perversités de l'époque. Les temps sont durs, et cette dépression exprime un refus de se laisser emporter par des illusions qu'on pressent vaines et finalement génératrices de déception. Voyez la misère des milieux new age, cette lutte pour " un mieux être " en s'accrochant à des régimes et des techniques de développement personnel superficielles dont le reflet positif se manifeste surtout dès qu'on les abandonne. Vous me suivez ? Je vous passe les détails sur ce trafic.

Y a t-il un espoir que cela cesse ? Tout dépend de notre force intérieure pour refuser les sollicitations qui sont dans l'air du temps. Selon des sources fiables, la fraternité orientale va perdre la partie car une autre fraternité est actuellement occupée à enrayer le processus d'étouffement de la conscience.

UNDERCOVER : Enfin! Voilà ce qu'il faut nous dire. Si vous le permettez, je dirai que vous n'êtes pas un oriental pour rien. Vous avez l'art de nous amener au bord du gouffre pour mieux nous tendre la main au moment de la chute. Ainsi, vous dites que vos compatriotes lamaïstes vont perdre la partie car une autre fraternité va briser le plan du nouvel ordre mondial. C'est une perspective réjouissante pour ceux qui souffrent sous le joug du monde moderne.

BHODYOUL : D'abord, une mise au point sur les moines tibétain. Mes compatriotes ne sont pas en cause, mais ils sont victimes de leur piété. On les opprime magiquement en les tenant en réclusion sous le carcan d'une religion rétrograde issue de l'Atlandide.

Ce sont les tulkous-fantômes qui sont coupables, ceux qui nous utilisent comme du bétail pour servir leur visée politique de conquête mondiale. Certes, ils n'ont pas encore abattu le jocker qui devrait leur donner un peu de répit face à la fraternité qui va les anéantir.




UNOERCOVER : Jouez-vous au supplice chinois ou tibétain ?

BHODYOUL : Leur dernière carte, ce sera de proclamer que l'espérance de tous les peuples est enfin accomplie. Ce sera l'annonce internationale que le Christ est revenu sur Terre, et cela sous toutes les nuances des diverses cultures.

UNDERCOVER : Nous avons déjà parlé de cette affaire dans Undercover no 1 sous le titre " Blue Beam " qui est un projet de la NASA pour faire apparaître des êtres célestes.

BHODYOUL : Oui, ce projet envisage de produire des hologrammes imitant les divinités des panthéons religieux. Mais, avez-vous déjà pensé que la loge orientale peut faire apparaître des anges et des êtres invisibles enrobés de lumière astrale ?

Nos gardiens de " l'évolution " qui savent si bien nous influencer philosophiquement ont également la pouvoir de subjuguer des créatures des mondes invisibles et de les amener jusqu'au seuil de notre dimension par des méthodes magiques. Il ne s'agit donc pas uniquement de technologie. Les anges aussi se font emprisonner. Quoi qu'il en soit, les frères orientaux ont préparés un être qu'ils nomment Maitreya - en usurpant le nom du Bouddha futur - afin de lui faire endosser le rôle du Messie. On ne sait d'ailleurs pas de quoi il va sauver la Terre, puisque tous les problèmes ont été créés par la loge orientale conjointement avec les loges d'Occident. D'abord ils sabotent, puis ils viennent ensuite vendre leur service de dépannage. Ils sont menteurs par principe, car il y des millions d'années qu'ils se sont engagés sur la voie de la tromperie, et ils sont condamnés à avancer au risque de disparaître. Mais il vient un temps où leurs abominations se retournent contre eux et nous ne sommes plus éloignés de ce moment. Toutefois, il faut qu'ils aillent jusqu'au bout pour que leur jugement soit scellé. C'est pourquoi les puissances supérieures les poussent à s'enfoncer dans le mensonge et le blasphème.

UNDERCOVER : On ne leur retire pas leur permis de nuire ?

BHODYOUL : Il faut que le scandale arrive. D'abord par respect pour le libre arbitre de l'humanité. Ensuite parce que les illusions nous aident à prendre conscience. La conscience est l'enjeu de l'univers. Tout cela est un jeu grandiose, et la souffrance est aussi une illusion. Donc, une fraternité secrète qui ne travaille pas selon l'axe Est-Ouest - comme celle de l'Himalaya - s'oppose actuellement à la stratégie totalitaire du nouvel-âge et de l'ordre mondial.

Sincèrement, je n'en sais pas plus, et il ne faut pas risquer de trahir ce plan. Si cette fraternité rayonne du Nord au Sud, nous pouvons comprendre quelle croise taxe Est-Ouest en des lieux où doit sévir une lutte titanesque entre ces deux groupes magiques. J'ajouterai que cette fraternité du "nord", s'il est approprié de la nommer ainsi, ne doit pas être confondue avec la fraternité spirituelle régulière qui s'occupe de la libération spirituelle de l'Humanité et d'où sont venus les grands messagers divins. Cette fraternité n'entre pas en lutte avec les puissances terrestres.

UNDERCOVER : Attendez. Nous aimerions savoir si cette fraternité du Nord, comme vous l'appelez, a pour but d'imposer un gouvernement mondial ?

BHODYOUL: Non, sinon elle ne s'opposerait pas à la loge orientale qui alimente les illusions mondialistes. La fraternité du Nord poursuit un but autre, mais en l'absence d'informations directes, nous sommes réduits à des conjonctures. Je crois qu'en réfléchissant aux différentes thèses, on doit pouvoir dégager la vérité. Si vous faites la liste des nombreuses illusions propagées par la loge orientale, vous pouvez trouver le but de l'autre fraternité par élimination des possibles. Parle-t-on du retour du Christ ou d'un nouvel ordre mondial ? Parle-t-on d'une religion mondiale unique ? Parle-t-on d'une société socialisée technocratique ? Parle-t-on d'une utopie égalitaire ? Parle-t-on d'une grille de lumière encerclant la Terre et de maîtres ascensionnés à la manière du new-age ? Alors, ce n'est pas la fraternité du Nord mais la propagande des sempiternels amuseurs du toit du monde.

Le programme de cette fraternité secrète n'est pas politique mais elle veut simplement remettre les conditions planétaires en harmonie avec les lois universelles.

Plutôt que d'imposer un programme politique, elle tente d'écarter les dangers les plus menaçants. Il s'agit donc d'une force pacifique qui va corriger les erreurs et les excès de la loge orientale et d'autres groupes d'illuminati. Cette fraternité dispose d'une magie puissante, mais qui ne viole pas les lois naturelles et la conscience humaine. L'apparition de cette fraternité a jeté la loge du Tibet et le Lamaïsme dans une grande frayeur, car ce groupe a engagé une guerre totale contre ces manipulateurs. C'est pourquoi les maîtres de l'ordre mondial sont occupés à s'armer jusqu'aux dents et qu'ils ont placé des engins de surveillance aux quatre coins du monde pour tenter d'identifier le moindre mouvement qui les menacerait.

Un initié a écrit: " la fraternité lamaïste tentera de regrouper les forces dispersées, tentative qui entraînera inéluctablement une production intensive d'énergie.
Le monde matériel est peuplé par différentes formes de vie, il en est de même en ce qui concerne l'au-delà.
Cette lutte formidable pour l'existence adoptera de plus en plus le caractère d'un camp d'auto-défense. La fraternité lamaïste, au moyen de la magie, essayera d'accroître artificiellement jusqu'à une chaleur de fièvre, la tension nerveuse orageuse qui a prédominé dans le monde pendant si longtemps, afin d'inciter l'humanité à des actions abjectes qui seront ensuite amèrement regrettées.
Si cette tentative échoue - comme nous l'espérons et le croyons - il se développera au sein de la fraternité lamaïste un état de crise qui provoquera des actes désespérés. Ceux-ci se manifesteront par des phénomènes de feu violents dans l'atmosphère, résultant de la formidable contrainte de volonté des magiciens qui imposent leurs impératifs à l'humanité
. "





Retranscrit avec la permission de Joël Labruyère, éditeur de la revue UNDERCOVER #6 - mars 2003. Tout droit réservé.
Toute diffusion est permise à moins de citer l'auteur et le site de CONSPIRATION.CC, diffuseur officiel d'UNDERCOVER pour l'Amérique





source:
zen http://zorgonaute.wordpress.com/2009/08/30/les-contes-de-fee-du-tibet/






FIN




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MessageSujet: Re: LES CONTES DE FÉES DU TIBET - JOËL LABRUYÈRE   Mer 23 Sep 2009 - 16:11

Depuis 1959 (c’est-à-dire depuis que le Dalaï-lama n’est plus au Tibet), les médias ont systématiquement noirci la Chine et mystifié le Tibet et le Dalaï-lama, de sorte que, actuellement, après 50 ans de matraquage médiatique, la très grande majorité (pour ne pas dire la quasi totalité) des intellectuels occidentaux choisissent pour le Tibet, donc contre la Chine.
Pour arriver à ce résultat mirobolant, les médias se sont servis de l’histoire pathétique du Dalaï-lama, une histoire émouvante et remuant nos archétypes les plus profonds : l’histoire d’un roi-dieu, un roi-père, destitué de son trône par des traîtres pervers, chassé de son territoire par des démons rouges à queue fourchue, et " exilé par la force des armes ", précisent les médias. Alors qu’on sait fort bien maintenant que cet exil a été choisi par le Dalaï-lama, en accord avec l’aristocratie tibétaine, les laïcs et le clergé réunis. On sait fort bien que sa fuite a été organisée, préparée et financée par les Etats-Unis. Plusieurs ouvrages ont été écrit à ce sujet, non pas des ouvrages chinois, mais des ouvrages rédigés aux Etats-Unis, au Canada, en Angleterre, entre autre par les ex-agents de la CIA qui ont commandité la fuite du Dalaï-lama, des grands lamas et de l’aristocratie tibétaine, ces mêmes agents présents au Sikkim pour organiser la résistance tibétaine. Ces livres rendent public les mensonges médiatiques à propos du Tibet, dont le plus tenace est le " 1,2 millions de morts tibétains à cause de l’occupation chinoise ", chiffre qui a été démenti parce que, statistiquement et démographiquement, il ne tient pas la route. Ces livres rendent aussi public le soutien des Etats-Unis au Dalaï-lama et au Tibet, dès avant ’59 : une dépêche du ministère des affaires étrangères des Etats-Unis note en 1956 que " le Tibet doit devenir le bastion de notre lutte contre le communisme en Asie ". Cette petite note exprime clairement que le Tibet et son représentant le plus célèbre ont été choisis pour servir de pions dans la guerre froide menée par les Etats-Unis, principalement contre le communisme en Chine. Une telle vision étasunienne, pragmatique et futuriste à la fois, explique la présence de le CIA au Sikkim dès le milieu des années ’50. Elle explique aussi le soutien financier dont ont joui les communautés tibétaines dès leur exil (1,7 million $/an pendant les années ’60) et le Dalaï-lama à la même époque (186.000 $/an), sans parler du soutien logistique octroyé aux mouvements pour l’indépendance du Tibet. On pourrait penser qu’avec le temps, ces financements se sont étiolés, mais il n’en est rien, ils se poursuivent de plus belle quoique sous l’auspice d’association aux noms plus ronflant que la " CIA ". C’est ainsi que les communautés tibétaines perçoivent aujourd’hui 2 millions $/an du " National Endowment for Democraty " (organisation étasunienne au-delà de tous soupçons !), à quoi il faut ajouter les nombreuses facilités dont jouissent les tibétains en exil, ainsi que les financements de la part de grands trusts internationaux.




cligno doré http://bouddhanar-1.blogspot.com/2009/09/magog-gog-et-les-gogols-du-word-wide.html


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MessageSujet: Re: LES CONTES DE FÉES DU TIBET - JOËL LABRUYÈRE   Ven 1 Jan 2010 - 14:00

L’OMBRE DU DALAÏ-LAMA
Sexualité, magie et politique dans le bouddhisme tibétain







En mars 1999, « L’ombre du Dalaï-lama : sexualité, magie et politique dans le bouddhisme tibétain » par Victor et Victoria Trimondi a été publié en Allemagne. Le livre examine en détails l’arrière-plan cultique du bouddhisme tibétain et de son leader clérical, le Dalaï-lama. Dans ce travail original d’analyse, d’interprétation et de critique, les auteurs fournissent des informations factuelles surprenantes, auparavant largement ignorées ; ils entreprennent aussi une interprétation philosophiquement bien fondée du lamaïsme, rendant la vision du monde tibétaine-boudhiste compréhensible pour les lecteurs occidentaux par une comparaison avec les traditions religieuses européennes. V. et V. Trimondi ont réussi à combiner l’histoire, la politique, la religion et la psychologie dans une impressionnante présentation historico-culturelle.

L’édition allemande du livre a été publiée par le groupe Patmos (Düsseldorf et Zurich) au printemps de 1999. Le groupe Patmos est composé de quatre des plus honorables éditeurs en langue allemande (Walter; Benzinger; Artemis and Winkler; Patmos) et est spécialisé dans les domaines de la psychologie, de la mythologie, des religions comparées, de l’antiquité classique, de la littérature mondiale, de l’analyse culturelle et de l’histoire contemporaine. Walter a publié les œuvres complètes de C.G. Jung. L’OMBRE DU DALAÏ-LAMA a donc paru en compagnie de classiques internationaux. Les auteurs possèdent tous les droits étrangers.

Bien qu’il s’agisse d’un travail bien fondé et érudit, le langage du texte est fluide et vivant. Les auteurs ont porté une attention particulière à rendre la culture tibétaine compréhensible pour les « profanes » qui n’ont jamais eu affaire à elle. Cette étude de V. et V. Trimondi répond à tous les critères d’un texte de référence et pourrait bien être considéré comme un travail séminal sur ce sujet.

Concernant la réception du livre, le Berner Zeitung (un journal suisse) a rapporté que L’OMBRE DU DALAÏ-LAMA avait « éclaté comme un coup de tonnerre ». Jusqu’à cette date (octobre 2000) l’ouvrage a été présenté dans plus de 200 médias. Les opinions ont varié entre le pour et le contre, mais presque aucune présentation n’est restée indifférente. Malgré de nombreux appels initiaux à un boycott de la part du milieu pro-lamaïste, le livre a conduit à une discussion acharnée, toujours en expansion, et est en même temps devenu un ouvrage standard pour l’examen critique du lamaïsme et de la métapolitique du Dalaï-lama. Les principaux organes de presse (AZ; Focus; NZZ; Zeit; Facts; SZ; Presse; Standard; Badische Zeitung; Die Woche; Berner Zeitung; WOZ, etc.), de nombreuses stations de radio et de télévision (ORF; 3SAT; BR; HR; SFB; WDR; SW; DRS2, etc.), et de nombreux magazines « scène » (Tattva Viveka; Women World Wide; Idea; Factum; Topic; Ab 40; Hier & Jetzt; Spuren; Novalis) ont tous sorti des comptes-rendus sur le livre. En très peu de temps, L’OMBRE DU DALAÏ-LAMA est devenu un sujet de discussion dans quatre autres livres.

Dans le monde germanophone, le livre de Victor et Victoria Trimondi a paru au milieu d’un début de reconsidération du Dalaï-lama et de son système religieux. En 1998 a paru le livre de l’auteur écossais June Campbell (Traveller in Space: In Search of Female Identity in Tibetan Buddhism [Voyageur dans l’espace : à la recherche de l’identité féminine dans le bouddhisme tibétain], Athlone Press), dans lequel elle rapporte les pratiques sexuelles secrètes du système et l’abus sexuel des femmes, avec deux reportages filmés explosifs à la télévision allemande (ARD, Panorama) et suisse (SFR, 10 vor 10) sur les violations des droits de l’homme associés à la suppression de la communauté religieuse tibétaine Shugden par le XIVe Dalaï-lama. Tout cela a provoqué une discussion intense et a ouvert la porte à un débat critique. Cependant, L’OMBRE DU DALAÏ-LAMA a causé une véritable fureur à sa sortie, et n’est pas resté sans successeurs. En quelques mois, plusieurs autres livres avec un contenu critique ont paru sur le marché. Il y eut Dalai Lama. Fall eines Gottkönigs [Dalaï-lama : la chute d’un Roi-dieu] (Allibri Verlag) de Colin Goldner, également un titre critique, qui confirma le matériel factuel. Le professeur de théologie Michael von Brück a repris les faits essentiels cités par les Trimondi et a lui-même écrit un livre critique sur le sujet (Religion und Politik im tibetischen Buddhismus [Religion et politique dans le bouddhisme tibétain], Kösel Verlag). Ensuite l’ancien bouddhiste, Martin Kamphuis, a parlé de ses expériences décevantes avec le système lamaïste (Ich war Buddhist [J’étais un bouddhiste], Pattloch Verlag).

L’OMBRE DU DALAÏ-LAMA n’est pas non plus resté sans influence directe sur l’opinion publique concernant le bouddhisme tibétain et son « roi-dieu ». Lorsqu’à l’invitation du ministre allemand de l’Intérieur Schily et du SPD (le parti gouvernant) le XIVe Dalaï-lama a assisté à une discussion publique à Munich en mai 2000, un groupe critique s’était déjà formé. Non seulement la presse parla pour la première fois d’une manière critique et avec réserves du vainqueur du Prix Nobel de la Paix, mais il y eut aussi des protestations devant la salle où il apparaissait et les affiches pour l’événement furent recouvertes de notes de protestation. Les principales critiques vinrent du Comité Etudiant de l’Université de Munich, du Forum pour la Psychologie Critique, et de membres du SPD. Les accusations contre le Dalaï-lama dans les médias ne purent plus être ignorées. Voici quelques exemples de titres de la presse (des traductions de telles opinions critiques sont fournies dans un dossier d’information séparé).

« Un système qui méprise les femmes ! » (AZ) – « Aimé, honoré et évité ! » (AZ) – « Libérez le Tibet des lamas » (ASTA) – « Agitation autour d’une figure culte » (Deutscher Freidenker Verband [Association des Libres-penseurs allemands]) – « Le Dalaï-lama n’est pas un saint ! » (Idea – Informationsdienst) – « Joli ratage : le Dalaï-lama et le SPD de Munich » (AZ) – « Chahut dans le SPD concernant la visite du Dalaï-lama ! » (SZ) – « Le Dalaï-lama – bienvenue à Munich ? » (AZ) – « Un invité controversé » (SZ) – « Le Dalaï-lama chahuté » (SZ) – « L’artiste ! » (FAZ).



Politiciens, journalistes, artistes, théologiens – quiconque ayant affaire au Dalaï-lama et à sa religion ne pourra plus ignorer les faits et les arguments contenus dans cette étude sensationnelle mais sérieuse. C’est une critique standard du bouddhisme tibétain. Les domaines abordés par le livre de V. et V. Trimondi, qui révèle aussi des auditoires potentiels, incluent l’histoire de la culture et de la religion, la comparaison interculturelle, des études de religion comparée, la philosophie, la théorie politique, la politique internationale, la théorie de l’Etat, le dialogue interreligieux, la sociologie de la religion, le bouddhisme, le fascisme, l’anarchisme, les études écologiques, le féminisme, les études des genres, le postmodernisme, l’éthique, l’occultisme, l’ésotérisme, le mysticisme, le ritualisme, la mythologie, la magie, les études orientales, l’histoire, l’anthropologie, la psychologie, la théorie sexuelle, et les études de la conscience.


Traduction: Franz Destrebecq





source:
à la loupe http://www.trimondi.de/francais/presentation.htm







10. LE FER DE LANCE DE LA GUERRE



DE SHAMBHALA: LES MONGOLS








Dans l’ancien Tibet, la guerre signifia en de nombreuses occasions l’intervention militaire de diverses tribus mongoles dans les affaires internes du pays. Avec le passage du temps, une profonde connexion culturelle se développa avec les nomades guerriers du nord, ce qui conduisit finalement à une complète bouddhisation de la Mongolie. Cela est aujourd’hui interprété par les « historiens » bouddhistes comme une pacification du pays et de ses habitants. Mais examinons de plus près quelques événements importants dans l’histoire de l’Asie Centrale sous contrôle bouddhiste.





Gengis Khan en tant que Bodhisattva

Le plus grand conquérant de toute l’humanité, du moins en ce qui concerne l’expansion du territoire sous son contrôle, fut Gengis Khan (1167–1227). Il unifia les peuples des steppes mongoles en Asie et constitua avec eux une armée à cheval qui jeta la peur dans les cœurs d’Europe et de Chine tout comme dans les Etats islamiques. Sa manière de faire la guerre était extrêmement moderne pour l’époque. Les préparatifs avant une offensive prenaient habituellement plusieurs années. Il faisait étudier les forces et les faiblesses de l’adversaire en détail. Cela était réalisé entre autres par un réseau habilement construit d’espions et d’agents.
Sa célèbre cavalerie n’était ni désordonnée ni sauvage, ni aussi nombreuse qu’on le disait souvent chez les peuples qu’il avait conquis. Au contraire, elle se distinguait par une stricte discipline, avait le tout meilleur équipement, et était courageuse, extrêmement efficace, et généralement inférieure en nombre à ses ennemis. Plus les préparatifs de guerre étaient longs, plus les batailles étaient décidées rapidement, et cela avec une cruauté impitoyable. Les femmes et les enfants bénéficiaient d’aussi peu de pitié que les vieux et les malades. Si une ville s’opposait au grand Khan, toute créature vivante y habitant devait être exterminée, même les animaux – les chiens et les rats étaient exécutés. Pourtant, pour ceux qui se soumettaient à lui, il devenait un rédempteur, un homme-dieu et un prince de la paix. Jusqu’à nos jours, les Mongols n’ont pas oublié que l’homme qui conquit et dirigea le monde était de leur sang.


Tactiquement du moins, en voulant s’étendre en Mongolie, le lamaïsme tibétain fit bien de déclarer que Gengis Khan, vénéré comme étant divin, était l’un des siens. Ce qui était gênant pour cette démarche était que le conquérant du monde n’était pas un adepte des enseignements bouddhistes et n’avait confiance qu’en lui-même, ou en les pratiques religieuses chamaniques de ses ancêtres.
Il existe même de sérieuses indications qu’il se sentait attiré par les idées monothéistes afin de pouvoir légitimer sa domination mondiale unique.


Pourtant, en faisant appel à leur système de l’ADI BOUDDHA, les lamas purent facilement égaler leurs rivaux monothéistes. D’après la légende, un concours entre les religions eut également lieu devant le trône du souverain, qui, du point de vue tibétain, fut remporté par les bouddhistes. La même histoire est racontée par les mahométans, mais finit par la décision du « souverain du monde » de choisir les Enseignements du Prophète. En comparaison, la proverbiale cruauté du khan mongol ne fut pas un obstacle à sa « bouddhisation » fabriquée, puisqu’il put être intégré sans problème dans le système tantrique en tant qu’aspect terrible d’un Bouddha (un heruka) ou en tant qu’un dharmapala (dieu tutélaire) assoiffé de sang. Ainsi de plus en plus d’histoires furent inventées qui le dépeignaient comme un représentant de la Sainte Doctrine (le dharma).


Entre autres choses, les lamas mongols construisirent une ascendance qui remontait à un roi indien bouddhiste et la mirent à la place de la légende zoomorphique commune parmi les chamans selon laquelle Gengis Khan était le fils d’un loup et d’une biche. Une autre histoire raconte qu’il descendait d’une famille royale tibétaine. On croit fermement qu’il était en correspondance avec un grand abbé de la secte Sakyapa et qu’il lui avait demandé sa protection spirituelle. La phrase suivante se trouve dans une fausse lettre où le Mongol est supposé s’adresser au hiérarque tibétain : « Saint homme ! J’aurais bien voulu te convoquer; mais comme mes affaires terrestres ne sont pas encore terminées, je ne t’ai pas convoqué. Je te fais confiance depuis ici, protège-moi depuis là-bas » (Schulemann, 1958, p. 89). Un autre document « de sa main » est supposé avoir exempté l’ordre [Sakyapa] de payer des impôts. Dans la lutte contre les Chinois, Gengis Khan – raconte-t-on – priait l’ADI BOUDDHA.




La bouddhisation de la Mongolie

Mais ce fut seulement après la mort du Grand Khan que les lamas missionnaires réussirent à convertir les tribus mongoles au bouddhisme, même si ce fut un processus qui s’étendit sur quatre siècles (à ce propos, cela ne fut pas vrai pour tous, car un certain nombre adopta la foi islamique). Si on laisse de coté divers contacts mineurs, le voyage du Sakya, Pandita Kunga Gyaltsen, à la cour du souverain nomade Godän Khan (en 1244), se trouve au début du projet de conversion qui amena finalement toute la Mongolie du Nord sous l’influence bouddhiste. Le grand abbé, déjà très avancé en âge, convainquit les Mongols du pouvoir de sa religion en guérissant le fils d’Ugadaï d’une grave maladie. Les archives célèbrent leur conversion consécutive comme un triomphe de la civilisation sur la barbarie.


Quelque 40 ans plus tard (1279), eut lieu une rencontre entre Chögyel Phagpa, lui aussi un grand abbé tibétain de la lignée Sakyapa, et Koubilaï Khan, conquérant mongol de la Chine et fondateur de la dynastie Yuan. Lors de ces entrevues, des thèmes concernant la situation politique du Tibet furent aussi discutés. L’habile hiérarque du Pays des Neiges réussit à persuader l’Empereur de lui décerner le titre de « Roi de la Grande et Précieuse Loi » et donc une part d’autorité terrestre sur le Tibet pas encore unifié. En retour, le Phagpa lama initia l’Empereur au Hevajra Tantra.


Trois cent ans plus tard (en 1578), l’abbé Gelugpa, Gyalwa Sonam Gyatso, rencontra Althan Khan et reçut de lui le nom fatidique de « Dalaï-lama ». À l’époque, il était seulement le souverain spirituel et, à son tour, il donna au prince mongol le titre de « Souverain du Monde aux Mille Roues d’Or ». À partir de 1637, la coopération entre le « Grand Cinquième » et Gushri Khan commença. Au début du 18ème siècle au plus tard, la bouddhisation de la Mongolie était terminée et le pays se trouvait fermement dans les mains de l’Église Jaune.


Mais il serait erroné de croire que la conversion des souverains mongols avait conduit à un rejet fondamental de la politique guerrière des tribus. Il est vrai que cette conversion exerça à l’époque une influence modératrice. Par exemple, le Troisième Dalaï-lama avait demandé que les femmes et les esclaves ne soient plus sacrifiés en offrande durant les cérémonies commémoratives pour les princes de la steppe décédés. Mais il faudrait remplir des pages si l’on voulait raconter la cruauté et l’absence de pitié des Khans « bouddhistes ».
Tant que cela concernait la lutte contre les « ennemis de la foi », les lamas étaient prêts à faire tous les compromis nécessaires concernant la violence. Ici, le potentiel agressif des déités protectrices (les dharmapala) pouvait être déchaîné sans limites dans la réalité. Cependant, pour être honnête, il faut dire que les deux éléments, la pacification et la militarisation, se développèrent en parallèle, comme cela est en effet facilement possible dans le monde paradoxal des doctrines tantriques. Ce ne fut pas avant le début du 20ème siècle que l’esprit combatif proverbial des Mongols se manifesterait vraiment à nouveau et se combinerait ensuite, comme nous le verrons, avec l’idéologie martiale du Kalachakra Tantra.


Avant que les communistes ne prennent le pouvoir en Mongolie dans les années 20, plus d’un quart de la population mâle était formée de simples moines. Le principal contingent de lamas appartenait à l’ordre Gelugpa et obéissait donc, du moins officiellement, au roi-dieu de Lhassa. Le pouvoir réel, cependant, était exercé par le suprême Khutuktu, le terme mongol pour désigner un Bouddha incarné (en langue tibétaine: Kundun). Au début de leur règne, leur autorité s’étendait seulement aux questions religieuses, ensuite, constitutionnellement, la terre de Gengis Khan devint une province de la Chine.


En 1911 il y eut une révolte et le « Bouddha vivant », Jebtsundamba Khutuktu, fut proclamé premier chef de l’État (Bogd Khan) des peuples mongols autonomes. En même temps, le pays déclara son indépendance. Dans le décret constitutionnel, il est dit : « Nous avons élevé le Bogd, rayonnant comme le soleil, âgé de myriades, comme Grand Khan de Mongolie et son épouse Tsagaan Dar comme mère de la nation » (Onon,1989, p. 16). La réponse du grand lama incluait ce qui suit : « Ayant accepté l’élévation par tous pour devenir le Grand Khan de la Nation Mongole, je lutterai infatigablement pour répandre la religion bouddhiste aussi brillante que la lumière de millions de soleils… » (Onon, 1989, p. 1).


Dès lors, tout comme au Tibet, une bouddhocratie, avec l’incarnation d’un dieu à sa tête, régna en Mongolie. En 1912, un envoyé du Dalaï-lama signa un accord avec le nouveau chef d’État, dans lequel les deux hiérarques reconnaissaient chacun la souveraineté de l’autre et leurs pays comme des États autonomes. Cet accord devait les lier pour toujours et proclamait le bouddhisme tibétain comme la seule religion d’État.



Le 8e Jebtsundamba khutukhtu (1869-1924) (Bogdo Gegen ou Bogdo Khan)


Le 8ème Jebtsundamba Khutuktu (1870–1924) n’était pas un Mongol natif, mais était né à Lhassa comme fils d’un important fonctionnaire de l’administration du Dalaï-lama. À l’âge de quatre ans, sa vie monastique commença à Khüre, la capitale mongole de l’époque. Déjà comme jeune homme, il mena une vie dissolue. Il aimait les femmes et le vin et justifiait ses libertés avec des arguments tantriques. Cela entra même dans les livres scolaires mongols de l’époque, où nous pouvons lire qu’il existe deux sortes de bouddhisme: la « voie vertueuse » et le « chemin du mantra ». Celui qui suit ce dernier, «même sans abandonner les breuvages enivrants, le mariage, ou une occupation profane, s’il contemple l’essence de l’Absolu,… chemine le long du chemin du grand maître du yoga » (Glasenapp, 1940,p. 24). Quand, lors de sa visite en Mongolie, le Treizième Dalaï-lama fit des commentaires malicieux sur la débauche de son homologue, on dit que le Khutuktu écuma de rage, et les relations entre les deux se refroidirent encore plus.


Le « Bouddha vivant » de Mongolie était brutal avec ses sujets et dépassait souvent les limites de la cruauté. On lui prête de nombreux empoisonnements. Ce n’était pas entièrement injustifié s’il ne faisait confiance à personne et s’il suspectait tout le monde. Néanmoins, il possédait le sens politique, une ambition sans bornes et aussi une audace remarquable. À maintes reprises, même dans les situations les plus inextricables, il comprit comment se saisir du pouvoir, et, en tant que chef de l’État, il survécut même à la conquête du pays par les communistes. Sa ténacité face aux Chinois lui valut le respect du peuple tout comme de la noblesse.


Il ne connut presque pas de période pacifique. Peu après sa déclaration d’indépendance (en 1911), le pays devint le jouet des intérêts les plus variés: les Chinois, les Russes tsaristes, les communistes et nombre de groupes nationaux et régionaux tentèrent de prendre le contrôle de l’État. Aveugle et marqué par la consommation d’alcool, le Khutuktu mourut en 1924. Le Russe Blanc [= tsariste] Ferdinand Ossendowski, qui était en fuite à travers le pays à cette époque, attribue la prophétie et la vision qui suivent au Khutuktu, ce qui, même si cela n’est pas authentifié historiquement, exprime l’esprit d’un pan-mongolisme agressif : « Près de Karakorum, sur les rives d’Ubsa-Nor, je vois les immenses camps multicolores … Au-dessus, je vois les vieilles bannières de Gengis Khan, des rois du Tibet, du Siam, d’Afghanistan et des princes indiens; les signes sacrés de tous les pontifes lamaïstes; les armoiries des Khans, des Olets et les simples signes des tribus mongoles du Nord. … on entend le grondement et le craquement de l’incendie et le bruit féroce de la bataille. Qui conduit ces guerriers qui, là, sous le ciel rougi, versent leur sang et celui des autres ? … Je vois … une nouvelle migration des peuples, la dernière marche des Mongols… » (Ossendowski, 1924, pp. 315-316).


L’année même de la mort de Jebtsundamba Khutuktu, le « Parti du Peuple Révolutionnaire Mongol» (les communistes) prit le contrôle gouvernemental total, qu’ils devaient exercer pendant plus de soixante ans. Néanmoins, les spéculations sur la prochaine incarnation du « Bouddha vivant » continuèrent. Les communistes firent alors appel à une vieille prédiction d’après laquelle le huitième Khutuktu renaîtrait comme général de Shambhala et ne pourrait donc plus apparaître sur terre.
Mais les habiles lamas répondirent par l’argument que cela n’empêcherait pas l’incarnation immédiate du neuvième Khutuktu. Il fut décidé de prendre conseil auprès du Quatorzième Dalaï-lama et du Neuvième Panchen-lama. Cependant, le Parti Communiste l’emporta et mena en 1930 un procès à grand spectacle contre plusieurs nobles et chefs spirituels mongols associés à cette recherche d’une nouvelle incarnation.


À l’époque, en Mongolie, il y eut des tentatives de rendre les idées communistes et bouddhistes compatibles entre elles. De cette manière, les lamas se passionnèrent pour le mythe selon lequel Lénine aurait été une réincarnation du Bouddha historique. Mais d’autres voix se firent aussi entendre. Dans un pamphlet des années 20, nous pouvons lire que « la Russie rouge et Lénine sont la réincarnation de Langdarma, l’ennemi de la foi » (Bawden, 1969, p. 265). Sous Joseph Staline, ce genre d’opinion disparut pour de bon. Le Parti Communiste agit impitoyablement contre les institutions religieuses de la Mongolie, chassa les moines des monastères, ferma les temples et interdit toute forme de programme d’enseignement clérical.




Le mythe de Shambhala mongol

Nous n’avons pas l’intention d’examiner en détail l’histoire récente de la Mongolie. Ce qui nous intéresse principalement, ce sont les modèles tantriques qui eurent une influence derrière la scène politique. Depuis le 19ème siècle, la littérature religieuse prophétique a fleuri dans le pays. Parmi les nombreux espoirs mystiques de salut, le mythe de Shambhala se trouve à la première place. Il a toujours accompagné le mouvement nationaliste mongol et jouit aujourd’hui d’une puissante renaissance après la fin du communisme. Jusqu’aux années 30, il était presque évident en soi, pour le milieu lamaïste du pays, que les conflits avec la Chine et la Russie devaient être vus comme des escarmouches préliminaires avant une future bataille finale, à l’échelle du monde, qui se terminerait par une victoire universelle du bouddhisme. Dans cette bataille, les figures du Rudra Chakrin, du Bouddha Maitreya et de Gengis Khan étaient combinées en une figure messianique surpuissante qui répandrait d’abord une horreur inimaginable pour ensuite conduire les masses converties, avec, avant tout, les Mongols comme peuple élu, au paradis. Les soldats de l’armée mongole s’appelaient eux-mêmes fièrement « guerriers de Shambhala ». Un chant de guerre de l’année 1919 proclamait :

    Nous avons hissé le drapeau jaune
    Pour la grandeur de la doctrine de Bouddha;
    Nous, les élèves du Khutuktu,
    Entrons dans la bataille de Shambhala !


    (Bleichsteiner, 1937, p. 104)

Cinq ans plus tard, en 1924, le Russe Nicholas Roerich rencontra à Ourga une troupe de cavaliers mongols qui chantaient :

    Mourons dans cette guerre,
    Pour renaître comme cavaliers
    Du Souverain de Shambhala


    (Schule der Lebensweisheit, 1990, p. 66)

Il fut informé sur des tons mystérieux qu’une année avant son arrivée un enfant mongol était né, sur lequel reposait tous les espoirs de salut pour le peuple, parce qu’il était une incarnation de Shambhala.


Le Bouriate Agvan Dordjieff, un confident du Treizième Dalaï-lama dont nous avons encore beaucoup à dire, s’impliqua obstinément dans tous les événements qui affectèrent la Mongolie depuis le début du vingtième siècle. « Sa contribution spéciale », écrit John Snelling, « fut de transformer le pan-mongolisme, qu’on avait appelé "l’idée unique la plus puissante d’Asie Centrale au vingtième siècle", en pan-bouddhisme plus expansif, qu’il basait, comme nous l’avons déjà noté, sur les mythes de Kalachakra, y compris la légende du royaume messianique de Shambhala » (Snelling, 1993, p. 96).


Le mythe de Shambhala survécut dans la clandestinité après l’arrivée des communistes au pouvoir, comme si une intervention militaire venant du royaume mythique était imminente. En 1935 et 1936, des rituels furent pratiqués à Khorinsk afin d’accélérer l’intervention du roi de Shambhala. Les lamas produisirent des cartes postales sur lesquelles on pouvait voir les armées de Shambhala sortir du soleil levant. Non sans raisons, le service secret soviétique suspecta que cela était une référence au Japon, dont le drapeau porte le symbole national du soleil levant. En fait, les Japonais firent usage de la légende de Shambhala pour leurs propres intérêts impérialistes et tentèrent de se concilier les lamas mongols comme agents, par des appels au mythe.




Dambijantsan, le lama vengeur assoiffé de sang


À quelle inhumanité et à quelle cruauté ce schéma tantrique peut conduire en temps de guerre, cela est montré par l’histoire du « lama vengeur », un moine des Bonnets Rouges du nom de Dambijantsan. C’était un Kalmouk de la région de la Volga qui avait été emprisonné en Russie pour activités révolutionnaires. « Après une fuite mouvementée », écrit Robert Bleichsteiner, « il alla au Tibet et en Inde, où il fut initié à la magie tantrique. Dans les années 1890, il commença ses activités politiques en Mongolie. Chevalier errant du lamaïsme, démon des steppes, et tantrika dans le style de Padmasambhava, il éveillait de vagues espoirs chez certains, de la peur chez d’autres, ne reculait devant aucun crime, sortait indemne de tous les dangers, de sorte qu’il était considéré comme invulnérable et intouchable, bref, il tenait tout le Gobi sous son emprise » (Bleichsteiner, 1937, p. 110).





Dambijantsan croyait être l’incarnation du héros guerrier de la Mongolie de l’Ouest, Amursana. Durant de nombreuses années, il réussit à commander une armée assez nombreuse et à exécuter un nombre remarquable d’actions militaires victorieuses. Pour cela, il reçut de hauts titres religieux et nobles de la part du « Bouddha vivant » d’Ourga. Le Russe Ferdinand Ossendowski parla de lui, mais sous un autre nom (Touchegoun Lama) [1] : « Quiconque désobéissait à ses ordres périssait. Nul ne savait le jour ni l’heure où, dans la yourte ou à coté du cheval galopant dans la plaine, l’étrange et puissant ami du Dalaï-lama apparaîtrait. Un coup de couteau, une balle ou des doigts vigoureux serrant le cou comme un étau, c’était la justice secondant les plans de ce faiseur de miracles » (Ossendowski, 1924, p. 116). De fait, la rumeur circulait que le « dieu vivant » de Lhassa avait honoré le Kalmouk militant.


La forme de guerre de Dambijantsan était d’une cruauté calculée qu’il considérait néanmoins comme un acte de vertu religieux. Le 6 août 1912, après la prise de Khobdo, il avait massacré les prisonniers chinois et sarten selon un rite tantrique. Comme un prêtre aztèque en pleine majesté, il leur ouvrit la poitrine avec un couteau et leur arracha le cœur avec sa main gauche. Il le plaça avec des morceaux de cervelle et d’entrailles dans des coupes faites avec des crânes afin de les offrir en sacrifice bali aux dieux de terreur tibétains. Bien qu’étant officiellement un gouverneur du Khutuktu, pendant les deux années suivantes, il se conduisit comme un autocrate en Mongolie de l’Ouest et tyrannisa un immense territoire par un règne de violence « au-delà de toute raison et mesure » (Bawden, 1969, p. 198). Sur les parois de sa yourte, il aimait suspendre la peau écorchée de ses ennemis.


Ce furent les bolcheviks qui s’occupèrent vraiment de lui. Il s’enfuit dans le désert de Gobi et se retrancha dans un fort avec un certain nombre de partisans fidèles. Sa fin fut tout aussi sanglante que le reste de sa vie. Les Russes envoyèrent un prince mongol qui prétendit être un envoyé du « Bouddha vivant » et put ainsi entrer sans mal dans le camp. Devant le « lama vengeur » sans méfiance, il tira sur lui six coups de revolver. Il arracha ensuite le cœur de sa victime et le dévora devant les yeux de tous les présents afin de terrifier et d’horrifier – comme il le dit plus tard – ses partisans. Il réussit ainsi à s’échapper. Plus tard, il retourna sur le site avec les Russes et prit la tête de Dambijantsan comme preuve. Mais dans ce cas, le fait « d’arracher et de manger le cœur » n’était pas seulement un terrible moyen de répandre la terreur, mais faisait aussi partie du culte traditionnel de la caste guerrière mongole, qui était déjà pratiqué sous Gengis Khan et avait survécu à travers les siècles. Il est aussi mentionné dans un passage de l’épopée de Gesar, que nous avons déjà cité. Il se trouve aussi comme motif dans les thangkas tibétains: Begtse, le dieu de la guerre hautement vénéré, brandit une épée dans sa main droite tout en portant un cœur humain à sa bouche avec sa main gauche.


Au vu des terribles tortures dont l’armée chinoise était accusée, et de l’impitoyable boucherie par laquelle répondaient les forces mongoles, une forme de guerre extrêmement cruelle fut la règle en Asie Centrale dans les années 20. C’est pourquoi une appréciation du lama vengeur a surgi parmi le peuple de Mongolie, qui va parfois jusqu’à une glorification de sa vie et de ses actions. Le Russe Ossendowski vit également en lui un rédempteur presque surnaturel.




Von Ungern Sternberg :
« l’Ordre des guerriers bouddhistes »






En 1919, l’armée du général russe blanc Roman von Ungern Sternberg se joignit à celle de Dambijantsan. Le Balte natif était de la même nature cruellement excentrique que le « lama vengeur ». Sous l’amiral Koltchak, il établit d’abord un bastion russe blanc en Orient contre les bolcheviks. Il voyait les communistes comme des « esprits du mal sous une forme humaine » (Webb, 1976, p. 202). Ensuite, il alla en Mongolie.


Grâce à son audace sans limites, il réussit à constituer une armée et à se placer à sa tête. Celle-ci devait bientôt provoquer la peur et l’horreur à cause de sa cruauté atavique. Elle était formée de Russes, de Mongols, de Tibétains et de Chinois. D’après Ossendowski, les régiments tibétains et mongols portaient un uniforme avec des vestes rouges et des épaulettes sur lesquelles figuraient le svastika de Gengis Khan et les initiales du « Bouddha vivant » d’Ourga (dans les milieux occultes, von Ungern Sternberg est ainsi vu comme un précurseur du national-socialisme allemand).


Pour constituer son armée, le baron appliqua la « loi d’inversion » tantrique avec une extrême précision. Les soldats recrutés étaient d’abord bourrés d’alcool, d’opium et de haschisch jusqu’à ne plus tenir debout et étaient ensuite laissés là toute la nuit pour dessoûler. Quiconque buvait encore après cela était fusillé. Le général lui-même était considéré comme invulnérable. Dans une bataille, il reçut 74 balles dans son manteau et sa selle sans être blessé. Tout le monde appelait le Balte à la moustache broussailleuse et aux cheveux ébouriffés le « baron fou ». Nous avons sous la main un portrait bizarre d’un témoin oculaire qui le vit dans les derniers jours avant sa défaite: « Le baron, avec sa tête tombant sur sa poitrine, chevauchait silencieusement devant ses troupes. Il avait perdu son chapeau et ses vêtements. Sur sa poitrine nue, de nombreux talismans mongols étaient suspendus à un cordon jaune brillant. Il ressemblait à l’incarnation d’un homme-singe préhistorique. Les gens avaient même peur de le regarder » (cité par Webb, 1976, p. 203).


Cet homme réussit à ramener le Khutuktu, chassé par les Chinois, à Ourga. Avec ce dernier, il effectua un rituel de défense tantrique contre l’Armée Rouge en 1921, bien que sans guère de succès. Après cela, le hiérarque perdit confiance dans son ancien sauveur et on dit qu’il prit lui-même contact avec les Rouges pour être débarrassé du Balte. En tout cas, il ordonna aux troupes mongoles sous le commandement du général de déserter. Von Ungern Sternberg fut ensuite capturé par les bolcheviks et fusillé. Après cela, les communistes avancèrent vers Ourga et, un an plus tard, occupèrent la capitale. Le Khutuktu avait agi correctement dans ses propres intérêts, car, jusqu’à sa mort, il demeura le chef de l’État, du moins formellement, bien que le pouvoir réel fût transféré peu à peu dans les mains du Parti Communiste.


Toutes sortes de spéculations occultes entourent von Ungern Sternberg, et peuvent essentiellement être remontées jusqu’à une seule source, le best-seller que nous avons déjà cité plusieurs fois, du Russe Ferdinand Ossendowski, avec le titre allemand de « Tiere, Menschen, Götter » [en français : « Bêtes, hommes et dieux »]. Le livre dans son ensemble est considéré comme douteux par les historiens, mais est cependant considéré comme authentique concernant sa description du baron (Webb, 1976, p. 201). Von Ungern Sternberg désirait vraiment établir un « ordre militaire bouddhiste ». « Pourquoi ? », demanda Ossendowski au baron, qui répondit avec emphase : « Pour protéger l’évolution de l’humanité et lutter contre la révolution, parce que je suis certain que l’évolution conduit à la divinité et que la révolution ne mène qu’à la bestialité » (Ossendowski, 1924, p. 245). Cet ordre aurait dû être l’élite d’un État asiatique qui réunirait les Chinois, les Mongols, les Tibétains, les Afghans, les Tatars, les Bouriates, les Kirghizes et les Kalmouks.


Après avoir calculé son horoscope, les lamas reconnurent en von Sternberg l’incarnation du puissant Tamerlan (1336-1405), le fondateur du second Empire mongol. Le général accepta cette reconnaissance avec fierté et joie, et, en tant qu’incarnation du grand Khan, il esquissa sa vision d’un empire mondial comme une « défense militaire et morale contre l’Occident pourri… » (Webb, 1976, p. 202). « En Asie, il y aura un grand État, de l’Océan Pacifique et de l’Océan Indien jusqu’aux rives de la Volga », prophétisa le baron, selon Ossendowski. « La sage religion de Bouddha s’étendra jusqu’au nord et jusqu’à l’ouest. Ce sera la victoire de l’esprit. Un conquérant, un chef, apparaîtra, plus fort et plus résolu que Gengis Khan … et il gardera le pouvoir entre ses mains jusqu’au jour heureux où, de sa capitale souterraine, sortira le Roi du Monde » (Ossendowski, 1924, p. 265).


Il avait ici émis la phrase clé qui continue à ce jour à occuper la scène occulte de l’Occident enthousiasmé, le « roi du monde ». Cette figure est supposée gouverner un royaume souterrain quelque part en Asie Centrale et exercer depuis là une influence sur l’histoire humaine. Même si Ossendowski se réfère à cet empire magique sous le nom d’Agarthi, ce n’est qu’une variante ou un supplément au mythe de Shambhala [2]. Son « Roi du Monde » est identique au souverain du royaume de Kalachakra.
Il « connaît toutes les forces de la nature, lit dans toutes les âmes humaines et dans le grand livre de la destinée. Invisible, il règne sur huit cent millions d’hommes qui sont prêts à exécuter ses ordres » (Ossendowski, 1924, p. 302). Se référant à Ossendowski, l’occultiste français René Guénon spécule que le Chakravartin pourrait être présent sous forme d’une trinité dans notre monde des apparences: dans la figure du Dalaï-lama, il représente la spiritualité, dans la personne du Panchen-lama, la connaissance, et dans son émanation le Bogdo Khan (Khutuktu), l’art de la guerre (Guénon, 1958, p. 37).




Le Quatorzième Dalaï-lama et la Mongolie

Depuis la fin des années 50, la pression sur les restes de l’« Église Jaune » en Mongolie a lentement décliné. En 1979, le Quatorzième Dalaï-lama visita la Mongolie pour la première fois. Moscou, qui était impliqué dans une confrontation avec la Chine, était satisfait de telles visites. Néanmoins, ce ne fut pas avant 1990 que le Parti Communiste de Mongolie abandonna son monopole sur le pouvoir. En 1992, une nouvelle constitution démocratique entra en vigueur.


Aujourd’hui (en 1999), les anciens monastères détruits par les communistes sont reconstruits, en partie avec un appui occidental. Depuis le début des années 90, une véritable « re-lamaïsation » est en cours parmi les Mongols et avec elle, une renaissance du mythe de Shambhala et une diffusion renouvelée du rituel du Kalachakra. L’ordre Gelugpa attire tant de nouveaux membres que la majorité des novices ne peut pas recevoir une instruction appropriée parce qu’il n’y a pas assez d’enseignants tantriques. La conséquence est une armée considérable de moines non-qualifiés qui gagnent souvent leur subsistance par toutes sortes de pratiques magiques douteuses et qui représentent un potentiel dangereux pour une possible vague de fondamentalisme bouddhiste.


La personne qui, avec une grande compétence organisationnelle, supervise et accélère la « renaissance » du lamaïsme en Mongolie porte le nom de Bakula Rinpoche, un ancien instructeur du Dalaï-lama et son bras droit pour les questions de politique mongole. De manière surprenante, le lama, reconnu comme un grand tulku, assume aussi les fonctions d’ambassadeur indien à Oulan-Bator en plus de ses activités religieuses, et est accepté et appuyé par le gouvernement local dans ce double rôle d’ambassadeur de l’Inde et de figure centrale du « processus de re-lamaïsation ». En septembre 1993, il obtint que l’urne contenant les cendres du Bouddha historique soit amenée d’Inde jusqu’en Mongolie pendant plusieurs semaines, un privilège que jusqu’à présent l’Inde n’a accordé à aucun autre pays. Bakula jouit d’une influence si grande, qu’en 1994, il annonça aux Mongols que la neuvième incarnation du Jabtsundamba Khutuktu, la figure spirituelle suprême de leur pays, avait été découverte en Inde.


Le Dalaï-lama est conscient de la grande importance de la Mongolie pour sa politique mondiale. Il est constamment invité ici et conduit des événements de masse remarquables (en 1979, 1982, 1991, 1994, et 1995). À Oulan-Bator, en 1996, le « dieu vivant » célébra le rituel du Kalachakra devant une foule immense et enthousiaste. Lorsqu’il rendit visite aux Bouriates mongols en Russie en 1994, ceux-ci lui demandèrent de reconnaître le plus grand chef militaire du monde, Gengis Khan, comme un « Boddhisattva ». Le titulaire du Prix Nobel sourit énigmatiquement et passa silencieusement à un autre point du programme. En Mongolie, le Kundun jouit d’une vénération sans bornes qui n’est égalée dans aucune autre partie du monde (excepté le Tibet). Les grands espoirs de ce peuple pauvre qui domina jadis le monde reposent sur lui. Il apparaît à beaucoup de Mongols comme le sauveur qui peut les sortir du triste état matériel qu’ils connaissent actuellement et restaurer leur renommée de l’époque de Gengis Khan.




(Édition anglais: The Shadow of the Dalai Lama )
Le chapitre a été traduit par Franz Destrebecq



[1] Il doit s’agir de la même personne, puisque l’auteur parle de lui comme d’un Kalmouk russe et comme du « lama vengeur ».

[2] Marco Pallis est d’avis que Ossendowski a simplement substitué le nom d’Agarthi à celui de Shambhala, parce que le premier était très connu en Russie comme « centre du monde », alors que le nom de Shambhala n’avait pas d’associations (Robin, 1986, pp. 314-315).





source:
à la loupe http://www.trimondi.de/francais/Part-II-10.htm




Dernière édition par invitée le Jeu 7 Juil 2011 - 17:35, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: LES CONTES DE FÉES DU TIBET - JOËL LABRUYÈRE   Sam 7 Mai 2011 - 1:06

MÊME SI LA NUIT A ÉTÉ BIEN NOIRE…








…Sept échos du tantra sont revenus à mon oreille


Avant Propos

C'est le blog 1 (Kalachakra) de Bouddh@nar : http://bouddhanar-1.blogspot.com/ , qui m'a d’abord interpellée. J’y ai trouvé des éléments qui correspondent sans doute à ma modeste expérience. Peut-être pourrais-je en dire davantage lorsque j'aurai laissé mûrir cela un peu plus. Mais, plutôt que de vous faire languir, voici les deux extraits qui ont eu de la résonance en moi:
    1) « en des lamaseries écartées, [certains] pratiqueraient un vampirisme de grand style : ils attireraient par magie des voyageurs égarés et les convaincraient de se laisser mourir rituellement afin d'acquérir du mérite ou un "bon karma", valable en une autre vie ! En réalité, les " moines " viseraient à leur prendre leur vitalité par osmose, au cours d'une agonie savamment allongée. » Alexandra David-Neel

    2) « le monde subtil est immense, son étendue et sa pénétration sont d'ordre cosmique; des êtres venus de lointains univers interviennent sur notre terre car la plasticité de la substance subtile est totale. Des formes extrêmement puissantes, libres, étranges, mouvantes, vont et viennent dans cet univers très proche du nôtre mais où les lois du temps et de l'espace sont différentes. [...] elles sont souvent d'une beauté indicible, mais la gloire et la splendeur n'implique pas nécessairement la valeur morale; songez aux sectes étranges qui surgissent un peu partout à travers le monde, créées par des illuminés, sadiques ou masochistes, qui provoquent une asthénie pathologique chez leurs disciples et, par hypnose, permettent les contacts avec les plans subtiles où règnent ces forces asuriques ténébreuses. » J.M. Rivère, " LETTRES DE BENARES ".

J'ai ôté de ces citations les brefs passages et les notations avec lesquels je n'étais pas vraiment en phase. Cela apparaît lorsqu'il y a des crochets [...]. Je n’ai gardé que ce qui a fait écho en moi à des choses que j'ai eu l'impression de subir, côté victime, pendant ma retraite bouddhiste de plusieurs années dans une tradition tibétaine.

Je n'ai pas pu encore la raconter, je n'avais pas les mots pour l'écrire, et personne de rationnel de toute façon n’aurait pu y croire.

Tout cela pour dire que je pense qu’ont agi pendant cette retraite spirituelle des phénomènes subtils un peu comme ceux évoqués ci-dessus - dans les citations 1) et 2).

Ma sensibilité se tourne vers une vision "poly" ou "multi", pour expliquer ces influences étranges ressenties pendant cette période. C’était comme si une multitude de forces, d'activités et d'êtres dans des champs complexes et vastes avaient interagi et que je n’en ai perçu que la résultante comme un effet unifié.
C’est aussi des rapports de forces complexes qu’il m’a semblé percevoir à demi, un peu comme dans la colonisation, la domination et la soumission des individus de nos collectivités visibles, à d'autres "individus" et collectivités, invisibles. Cela m’était devenu perceptible momentanément, par le biais de l’ouverture spirituelle dans le silence.
Si j’ai perçu une sorte de force unique c’était, je le répète, sans doute la résultante de forces plus complexes, y compris d'oppositions dualistes dont je ne percevais que l’effet final en moi.

Je n'affirme ni n'exclue rien, cependant. J'ai même pu, pendant une partie de ma retraite, avoir l'impression de subir la prédation d'activités subtiles que je peux qualifier comme évoquant une impression évidente et somme toute unifiée de Mal, même si je me refuse à personnifier cela de peur de simplifier ou de caricaturer ce qui est sans doute plus sophistiqué et complexe.
Je ne sais donc toujours pas ce qui s'est passé, ni ce qui se passe aujourd'hui en filigrane de ces mondes du tantra bouddhiste. Mais ce que je commence mieux à sentir - grâce aux écrits des Trimondi, de Boudd@nar, de Christian Pose, de Marc Bosche ou, en anglais, de James & Tara Carreon sur l’American Buddha Online library - c'est que ce n'est pas du tout le bouddhisme rassurant et paisible qui nous était promis lorsque nous avons entrepris d’arpenter la voie ancienne du bouddha...

Tant que je n'ai ni des mots, ni des faits pour spécifier ces phénomènes, il ne me sera pas possible d'écrire vraiment à leur sujet plus que ces quelques échos… littéraires.
Je me contente d'essayer de cultiver de vagues notions, de comprendre un peu mieux l'incompréhensible. Peut-être quelques autres paragraphes en sortiront-ils, un peu plus tard. Et je lirai aussi les nouveaux textes et témoignages dans les différents blogs de Bouddh@nar pour mieux comprendre.



1er écho)

Mandala Matrix


Mais pour ne pas clore totalement le sujet à ce point, juste une chose, comme çà, en passant: je pensais rencontrer un monde psychique et spirituel, antique, ancien et hiératique pendant ma retraite spirituelle.
Il est en effet apparu au début, un peu comme un décor, une toile peinte: les yidams, les mandalas et les formules des mantras apparaissant un peu en trompe l'oeil comme aux avant-scènes.
Puis c'est - derrière - un autre monde qui s'est invité, comme s'il était une réalité plus active et efficiente, se "servant" de ces images traditionnelles et figées du bouddhisme himalayen.

Ce monde, qui s’est avéré au final prédateur et exploitif, n'avait rien d'antique, de vieux ou de traditionnel.
Il m'est apparu comme ultra-moderne selon nos critères, un monde de technologies sophistiquées venues de "mondes" parallèles aux nôtres. Il était doté de sciences appliquées psycho-somatiques subtiles agissant "par osmose". Elles servaient en particulier à prélever nos énergies subtiles, les échantillonnant par qualités.
Ces activités subtiles étaient dotées de "feed back" (capacités de rétroaction), de coordination et d'auto contrôle cybernétique, etc.

Il m'a semblé que ce monde psychique du tantra bouddhiste n'est pas seulement peuplé de vieux "démons" ou de vieilles "dakinis" rouges, mais mû par des activités de technologies, inconcevables encore pour nous, qui prélèvent notre vitalité subtile, nos énergies de conscience et de vie de manière rationnelle et organisée. Ces activités ne nous renvoient des leurres yoguiques et des images tantriques toutes faites que pour mieux brouiller les pistes, comme pour mieux se cacher derrière.
Le monde tantrique serait habité par une réalité technologique subtile, une bio-science exploitive venue d'autres mondes, d'autres dimensions, imperceptibles de l'expérience consciente et collective, dont nous n'avons encore aucune idée.

Nous ne serions ainsi pas seulement le "bétail des dieux", comme l'écrit le voyageur tantrika Daniélou. Nous ne serions pas seulement le bétail humain trait pour le lait de notre vitalité et de nos énergies subtiles. Nous serions aujourd’hui dans une sorte d'élevage industriel imperceptible, dont les clôtures barbelées nous sont invisibles, reliés à des dimensions peuplées de collectivités inaccessibles. Leurs activités autonomes s'installeraient progressivement et perceptiblement dans les canaux et plexus subtils à l’intérieur du corps, en particulier lors de l'adhésion au tantra et de l'ouverture dévotionnelle.
Comme vous le voyez, personne ne pourra y croire un seul instant, en-deçà de la faculté imaginative suscitée par l’évocation littéraire. Il est impossible de le prouver ou d'en apporter la moindre présomption de preuve.
De plus, je ne suis pas sûr des limites, ni des enjeux réels de ces phénomènes, s'ils existent, ni qu'ils soient strictement limités au monde tantrique.
En particulier l’éveil spontané de la kundalini s’apparente aussi à ces phénomènes en terme de symptômes perçus. Il est donc bien difficile chez un tantrika de différencier les activités subtiles qui ressortent de l’ouverture à sa lignée de lamas, et ce qui est dû à l’activation autonome et universelle de la kundalini en lui.

Ceci étant dit, nous n'avons que 5 ou 6 sens, nous ne percevons que 3 ou 4 dimensions.
Si d'autres dimensions existent en plus, et en parallèle, d'autres sens nous seraient nécessaires pour percevoir ces bandes de fréquence de réalité qui sortent des capacités de notre "tuner" cognitif.
Si d'autres mondes conscients disposent de ces sens dans ces dimensions supplémentaires, ils nous perçoivent et peuvent nous rencontrer sans que la réciproque soit vraie, comme s'ils nous voyaient à travers un miroir sans tain, et que nous ne pouvions les voir.

Certains de ces mondes, de ces " êtres " conscients, ou de leurs collectivités, nous sont sans doute familiers sans que nous puissions jamais connaître leur vrai visage.
Ceux-là sont sans doute amicaux, agissant comme de bienveillants jardiniers dans notre monde primitif d'hommes, nous gardant des obstacles invisibles ou de ces prédateurs.

Mais il ne serait pas impossible que dans le vaste cosmos, et surgies d'autres dimensions, des mondes moins généreux s'intéressent à notre force de vie, de conscience, à notre potentiel humain collectif et individuel, juste pour le prélever, comme nous le faisons ici pour du lait, du miel, du pétrole, du gaz ou du bioéthanol…

Un gisement à exploiter, en somme ? Et les mandalas du tantra ne seraient-ils alors que des "machines à traire", les mantras: des "foreuses" et les yidams : des "entonnoirs" pour aspirer, échantillonner, réunir, les flux ainsi prélevés, et prendre à notre monde humain, par osmose, le meilleur de lui-même, sans que nous n'en vissions rien ? C’est sans doute plus complexe, comme nous allons le voir maintenant. Il y a aussi une forme d’échange qui prend place dans ce processus, qui n’est donc pas à sens unique.



2ème écho)

BioTech & PsychoTech


Étonnamment, j’avais en quelque sorte été informée de vive voix de cette possible réalité juste au commencement de ma retraite spirituelle.
Le lama, une femme, m’avait accompagnée. Elle m’avait permis de m’y préparer. Elle était d’habitude assez économe de ses mots. Et j’avais été très étonnée lorsqu’elle m’avait demandé, en substance, et juste avant le commencement de ma période contemplative :

- « Aimeriez-vous avoir un microprocesseur implanté sous la peau ? »

C’était, il faut le préciser, la période où on avait annoncé, je crois, aux informations, que cette perspective était envisagée dans le futur pour diverses applications médicales ou sécuritaires.

Un peu interloquée de cette curiosité scientifique et technologique, très inattendue chez ce lama assez classique d’ordinaire dans ses thèmes d’enseignement public, j’avais marqué un imperceptible temps, à cause de l’étonnement.
Puis j’avais répondu spontanément et brièvement quelque chose comme :

- « Non, quelle horreur, çà me déplairait… »

Et le lama, avec un imperceptible sourire, de m’expliquer posément et doucement, comme pour m’en convaincre, qu’elle pensait que ce serait très bien pour elle, voire pour d’autres, d’avoir un microprocesseur implanté sous la peau. Ce serait très pratique, etc.
Je me souviens très bien de cette conversation, car si la question m’avait interloquée, la réponse m’avait encore surprise davantage.

Tout l’essentiel avait été dit en quelques mots par la moniale. Et c’est donc pendant, et surtout après ma retraite, que j’ai repensé à ses propos. J’ai songé à ce qu’ils sous-entendaient probablement de la compréhension par le lama de l’emprise d’une sorte de biotechnologie subtile, miniaturisée, agissant depuis l’intérieur du corps et de ses canaux subtils. Le lama semblait savoir que ce n’était pas un monde ancien qui agissait pendant une telle retraite. C’était un monde inconnu certes, mais venant plutôt du futur biocybernétique que du passé mythologique…

Songeons que cette éventualité, même étonnante, n’est pas si absurde.

Qui aurait pu croire, il y a cent ans, que l’Internet, le mobile 3G1/2, le WiFi, le WiMax, le système GPS, les puces RFID de localisation à fréquence radio, la télé multicanaux numérique, les écrans tactiles, les supercalculateurs électroniques, la chirurgie à distance assistée par satellite, les nettoyeurs à ultrasons, les nano-pompes existeraient un jour, c'est-à-dire aujourd’hui ?

Alors, est-il si farfelu d’imaginer que, dans d’autres dimensions, d’autres consciences que celles de nos frères et soeurs humains, utilisent aussi des interfaces de communication et d’activité avancées, tout aussi facilement que nous utilisons déjà les webcams, la visiophonie ou les emails ?

Avec l’Internet, nous pouvons ne jamais rencontrer nos correspondants, et n’avons que l’interface et l’outil numérique pour nous relier.
Pourtant, nous communiquons. Nous nous voyons en images. Nous échangeons, parfois à des milliers de kilomètres de distance les uns des autres. Nous ne savons pas où habite tel correspondant Internet, ni parfois quel est son vrai nom, ni son vrai visage. Mais nous savons qu’il existe.

Est-il si extravagant d’imaginer que ce que nous appelions hier des divinités, des dieux, des entités spirituelles, des démons ou des asuras, pourraient être des collectivités et des consciences parallèles à notre univers physique, voire entremêlées (" intermeshed ") avec lui sur d’autres bandes de fréquence de la réalité ?

Elles seraient dotées de moyens de communication et d’activité subtiles, comme nous le sommes déjà des nouvelles technologies de l’information, de la communication et de la nanotechnologie.

La différence est que ces moyens seraient plus avancés, plus évolués. Ils agiraient aussi par des activités à distance dans notre vie psychosomatique, par exemple à la confluence de notre biologie et de notre psychologie, au niveau des souffles et des énergies subtiles. Ils nous resteraient imperceptibles, en général, sauf par certains de leurs effets.

Nous ne rencontrerions jamais, ou presque, le visage réel de ces mondes et des consciences qui les habitent, faute de récepteurs sensoriels adaptés à leurs dimensions. Car la vue, le toucher, l’ouie, l’odorat, le goût sont inadaptés. Ce sont des sens incomplets, voire rudimentaires, et même la pensée est inadaptée, elle aussi, pour percevoir et comprendre ces dimensions.

Nous serions juste exposés à leurs activités à distance. Nous en recevrions, dans le meilleur des cas, quelques images adaptées à notre compréhension. Ces mondes déposeraient en nous, et au cours de nos expériences spirituelles, des images, des compréhensions partielles, des allusions, des indices, comme autant de contes pour enfants, afin que nous puissions grandir et commencer un peu à comprendre.

C’est en cela aussi qu’il y aurait échange entre ces mondes parallèles et nous. Si nous prêtons ou donnons sans le savoir le meilleur de nos énergies aux activités imperceptibles qui les prélèvent, nous recevons parfois, comme des intuitions imaginatives, que, depuis ces univers parallèles, des consciences bienveillantes déposent en nous par le jeu d’activités bio-cybernétiques adaptées à notre situation et à notre constitution psychosomatique.

Mais cette compréhension a des limites, celles de nos sens et de notre entendement, limités par les notions de l’espace et du temps... Imaginez une fourmi qui se promène sur le clavier de notre ordinateur à la maison: difficile pour nous de faire comprendre à la petite fourmi ce qu’est un clavier AZERTY, ou à quoi sert une telle machine, n’est-ce pas ? Peut-être sommes-nous comme de petites fourmis, marchant sans le savoir sur des "claviers d’ordinateur" qui nous sont incompréhensibles …

Mais tout comme sur Internet on trouve le meilleur comme le pire - des meilleures recettes de cuisines aux plus abjects sites violents - il est plausible aussi que ces activités subtiles soient tout aussi contrastées, et leurs raisons d’être aussi.
Ces activités nous restent en général imperceptibles ou presque, et, bien entendu, leurs "ingénieurs" et leurs "usagers" depuis d’autres champs de réalité nous restent d’autant plus énigmatiques.
Alors, si nous ne voyons rien, croyons-nous le plus souvent qu’il n’y a rien de caché derrière le voile de l’apparence matérielle. Et peut-être cela nous rassure-t-il et nous rend-il la vie plus simple.
La science fiction, même si je n'en suis pas amateur, de Matrix à Star Wars, a depuis longtemps l'intuition de ces phénomènes. Sont-ils ainsi, tels que les artistes et les réalisateurs nous les décrivent ? Sont-ils aussi au coeur du tantra bouddhiste ?

Et pouvons-nous aussi compter sur des mondes, des guides bienveillants, des pédagogues subtils, venus eux aussi d'autres dimensions contiguës à notre univers physique, pour nous éviter les pièges invisibles ?



3ème écho)

Et les shadoks pompaient…


Les lieux collectifs du tantra pourraient être des interfaces entre ces mondes humains et invisibles. Pour le meilleur comme pour le pire. Car des communautés du tantra pourraient aussi être de simples pièges dorés, colorés et parfumés.

Un joli rinpoché gigote et sourit sur son siège surélevé. Il est vêtu de brocards, de soieries. Mais il est lui-même prisonnier, et – depuis son enfance - l’otage aimable d’un de ces mondes invisibles moins aimables. Il est dans sa petite cage tout aussi invisible. Elle est installée bien au milieu du dispositif, comme le petit poisson d’appât est accroché à l'hameçon au bout de la ligne.

Musiques, alcool, sucreries, sexe tantrique (ganacakra) seraient d'autres appâts pour mieux attirer les foules naïves aux tsoks, aux rituels, aux initiations et après exploiter celles et ceux qui auraient vraiment mordu à l'hameçon.

Là, après des années de retraites collectives, de répétitions de rituels et de mantras, les adeptes les plus offerts à leur prédilection du tantra deviendraient tels des automates, vides, et de plus en plus sans âme, sous la houlette d’un éventuel monde invisible.
Peu à peu, ils se seraient laissés piloter par des activités subtiles régissant leurs désirs au prétexte de les satisfaire. Elles continueraient de prélever le meilleur de leur esprit, de leur conscience et de leur énergie vitale subtile. Ce seraient des yoguis malgré eux, en somme.

De manière virale, ces yoguis transformés par leur pratique, indulgents avec elle, prélèveraient l’énergie subtile chez leurs relations, proches, conjoints, enfants.
Ce prélèvement se ferait par le truchement des soi-disant souhaits altruistes, prières au lama, pratiques de "lodjong", visualisations de divinités et récitations dédicacées de mantras, etc.
La puissance de prélèvement et de prédation de ces pratiques réside dans le fait que celui qui les accomplit se persuade qu’il fait le bien de celui à qui il les "offre". Alors, il en fait trop, mettant beaucoup de passion et de désir dans ses pratiques. Ces dernières deviennent comme des énergies, des outils, voire des armes pénétrantes, dans la délicate constitution des personnes qui en sont les inconscientes victimes.

En réalité, le tantrika ne fait trop souvent que violer l’intimité subtile, sans l’autorisation ou la compréhension de la victime. Il pénètre abusivement sa constitution délicate au prétexte d’aider l’autre, accède à ses meilleurs mérites et se mêle à sa belle énergie, voire l’échange avec lui en prenant la part du lion, fort de sa certitude de "faire le bien". Tout cela en croyant très fort qu’il dispose de la "bénédiction du lama", du "bouddha", du "dharma" et je ne sais qui encore…

Si les adeptes du tantra arrivent à convertir des proches, peuvent-ils favoriser l’implantation des activités subtiles autonomes du tantra dans le continuum psychosomatique de ces personnes, activités qui les videront à leur insu plus avant de leurs énergies stables de vie?

Ce serait la fonction de certaines communautés d’adeptes du tantra de constituer des portes d’entrée pour ces activités subtiles, afin de les diffuser de manière descendante et radiante, du haut vers le bas de la hiérarchie lamaïste, et du centre vers sa périphérie.

Ce serait le désir, la promesse tantrique, la passion pour les expériences yoguiques, qui seraient utilisés pour pénétrer la constitution subtile des adeptes, de leurs relations, et y maintenir les activités subtiles.
Ces activités finiraient par habiter de plus en plus la personne dépendante, effacer progressivement ses empreintes de moralité humaines, lever ses inhibitions, sa retenue, et celle de son éducation.
Avec des adeptes désinhibés, les activités subtiles pourraient ainsi agir de proche en proche sur les autres pour prélever l’énergie de leurs relations sociales. Les victimes seraient donc disciples, amis, voisins, collègues, parents, visiteurs, nouveaux bouddhistes fraîchement convertis. Elles seraient totalement inconscientes de ce qu’elles subiraient.

C’est la force de la passion, sa consistance, sa fermeté augmentées par la pratique et l’imagerie des yidams, en particulier semi courroucés ou courroucés, qui serait utilisées par des yoguis dévoyés, pour percer plus efficacement les défenses et protections naturelles dont chacun dispose au quotidien.

Un tantrika sans scrupule, passionné et aguerri, pourrait ainsi accéder aux ressources psychosomatiques plus douces et délicates de ses victimes, surtout si celles-ci sont dans un processus d’ouverture au tantra ou de dévotion à ses représentants.

C’est la confiance, la douceur, la gentillesse, la naïveté et la disponibilité qui exposeraient les victimes à être prélevées, abusées, exploitées et vidées de leur énergie subtile et de ses précieuses ressources pourtant les plus stables, avant d’être abandonnées lorsqu’elles ne seraient devenues inutiles et sans ressort.

Il est donc naturel que les femmes soient plus exposées à être des victimes potentielles, ainsi que les enfants, les adolescents, les personnes vulnérables, intuitives, artistiques, fragiles, au psychisme sensible voire même perturbé.

La jeunesse et son rayonnement, sa vitalité et son énergie seraient visés en priorité. Ces qualités correspondent à des ressources subtiles, suffisamment stables pour accompagner pendant des années la personne, et existant entre l’état de matière et celui d’énergie, ou pour dire mieux un peu matière un peu énergie.
Elles sont stockées sous une forme qui peut sembler "fluide", avec une certaine "viscosité", selon la tradition du tantra, dans les tiglés. Ce sont des grains et gouttes de vitalité situés en maillage serré, à certains points de convergence des tsas ou canaux subtils. Ces grains s’assemblent ainsi en grappe dans des plexus situés dans les chakras majeurs et mineurs, en particulier le long de l’axe médian du corps. Mais ils sont aussi disséminés dans le corps physique. Certains tiglés sont bien plus grands, quasi sphériques et isolés. Ils ont sans doute des fonctions spécifiques.

Les yoguis avides seraient les perceurs de coffre-fort et les intermédiaires pour accéder à ces ressources intérieures des victimes.
L’ouverture confiante et naïve des victimes faciliterait le sinistre travail des prédateurs. Ces derniers serviraient donc aussi de canal pour le retour des énergies volées vers ces mondes parallèles.
Ces yoguis, contrôlés par ces activités du tantra jusque dans leur vitalité intérieure, ne pourraient garder pour eux-mêmes ces mérites subtils dérobés. Ils en seraient encore plus vite dépossédés au profit de la hiérarchie du mandala au dessus d’eux, qui y goûterait intensivement au passage. Puis ces énergies disparaissent au profit des invisibles et énigmatiques "promoteurs" d’autres univers parallèles qui pilotent tout ce processus avec des activités autonomes intermédiaires bio-cynernétiques.
Le fait de ne pouvoir jouir longuement du fruit de leur piratage subtil rendrait des yoguis encore plus frustrés, allant d’une prédation de victime à l’autre avec une avidité de plus en plus grande, maintenus secrètement dans un appétit de nouvelles sensations yoguiques, jamais totalement assouvies. Des serial predators en somme.

Ce flux d’énergie, lorsqu’on le considère dans son aspect collectif, remonterait donc de la base vers le haut du mandala, et de sa périphérie vers son centre. Il serait de plus en plus intense et concentré lorsqu’on atteindrait les étages supérieurs et centraux du mandala.

Le mandala serait ainsi un vortex, un aspirateur d’énergies humaines subtiles, générant collectivement une forte diminution des énergies chez les victimes dans sa base et sa périphérie sociales, et les faisant passer par son centre et son sommet lamaïste.

Je résume à nouveau :
  1. Flux descendant. Le mandala diffuse des activités subtiles par l’intermédiaire des yoguis qu’il a transformés en vecteurs de son influence. Ces activités, par le biais des mantras, rituels, préliminaires, etc. pénètrent puis ouvrent la constitution subtile, tant des yoguis que de leurs victimes, et elles prélèvent le meilleur de leurs énergies psychosomatiques.

  2. Flux remontant. Des yoguis avides de sensations yoguiques et des extases du tantra servent de canal retour pour l’énergie subtile. Ils ne font que la goûter fugitivement, pour ainsi dire "en streaming", sans pouvoir la charger et la conserver en eux, tant ils ont déjà été profondément transformés dans leur constitution subtile. L’énergie prélevée qui a été échantillonnée remonte ainsi rapidement par le centre du mandala et ses hiérarques, vers les mondes imperceptibles qui en sont les promoteurs.

Marc Bosche a pu décrire un mandala collectif du tantra en des termes assez proches comme une machine Z sur son site bouddhismes.info : http://bouddhismes.info/18.html . Je me suis librement inspirée ici de son texte afin de mieux étayer la présentation ci-dessus.


Je craignais vraiment de passer pour une cinglée de première classe avec mes histoires, en les racontant et de perdre le dernier crédit que j'avais encore chez mes amies !!!
Je n'ai que des images, des impressions, et désormais uniquement leurs souvenirs de ces années de retraite spirituelle.
Je n'ai donc que des suppositions désormais, mais elles n’ont pas été balayées d'un revers de plume en lisant les blogs de bouddh@nar : http://bouddhanar.blogspot.com/ où j’ai trouvé des informations convergeant souvent avec mes propres expériences.

De plus, une réalité peut avoir plusieurs facettes, selon le point de vue de l'observatrice: il peut y avoir une facette sociale, une facette psychologique, une psychique, une spirituelle, une psychiatrique, une énergétique, une scientifique, une technologique, etc. etc.
De plus chaque observateur peut avoir des évidences: deux scientifiques ne verront pas le même phénomène de la même manière, idem pour les autres points de vue.
Ce serait d'ailleurs intéressant de décrire une expérience spirituelle de diverses manières: comme un médium, un mystique, un ésotériste, un amateur de science fiction, un psychiatre, un bouddhiste, un chrétien, etc. etc.
Et puis nous voyons bien que chacun interprète aussi à sa manière, selon ses horizons, ses propres expériences.
Tout cela pour dire que le tantra bouddhiste peut être lu de diverses façons qui ne s'excluent pas forcément, et peuvent même se compléter.
Par exemple, un cône vu d'en haut est un cercle avec un point au centre, vu de côté c'est un simple triangle. Alors cercle ou triangle ? Ni l'un ni l'autre, car c'est l'un et l'autre puisque c'est un cône.
Il faut pouvoir circuler autour pour mieux le percevoir, adopter divers points de vue, n'est ce pas ?



4ème écho)

No matter how dark the night has been


Ma brève et simpliste lecture esquissée ici n'est donc pas la seule, et j’ai lu celle-ci sous la plume de bouddh@nar :
« Il existerait des groupuscules d'êtres humains pervers et dégénérés qui bafouent tous les principes moraux et ne reculent pas devant le crime sadique et rituel, selon la plus infâme magie noire. »

Je ne peux pas exclure cet argument, j'ose espérer qu'au sein du tantra bouddhiste, il s'agit de dérives individuelles plutôt que celles de groupes entiers. Même s'il semble que les rituels partagés aux visualisations étranges et inquiétantes soient pratiqués, j'espère que la plupart les vivent sans insister sur le côté obscur et dominateur, sans les instrumentaliser pour en faire des armes psychiques à destination.
J'espère que la plupart des adeptes sont au fond ni meilleurs ni pires que l'humain ordinaire, des gens convenables qui ne voudront pas faire de mal aux autres par leur pratique. Mais on ne peut pas exclure la présence d'individus moins bien motivés, ou dénués de scrupules. On ne peut donc pas exclure cette hypothèse pour cette raison qu'un individu violent et pervers peut, à la tête d'un groupe, infléchir le comportement de ses disciples, comme l’a décrit Marc Bosche sur le site bouddhismes.info : http://bouddhismes.info/2.html , http://bouddhismes.info/14.html .

Voici un petit texte que j'ai trouvé récemment dans une autre page de http://bouddhismes.info/ : http://bouddhismes.info/2.html et que je ne résiste pas au plaisir de copier ici, afin de témoigner cette communauté d'intérêt pour ces questions :

« Afin de mieux suggérer le sens de ce que nous écrivons ci-dessus, voici un autre éclairage, avec le sentiment qu'exprimait récemment le réalisateur du film Inland Empire au micro de France Inter pour la sortie de ce film dont le titre évoque aussi ce monde subjectif et intérieur. David Lynch répond à une question de Frédéric Bonneaud sur la présence du mal dans ses films (France Inter 07-02-2007) :

Question de Frédéric Bonneaud : " Il y a quelque chose dans vos films, toujours, qui est un peu étonnant, c'est la présence du mal. Est-ce que vous pensez que le mal existe ?

"Réponse de David Lynch (traduction française) :" Le mal, la négativité, on dit que ce n'est que des ténèbres. Et quand on dit " Et c'est quoi les ténèbres ? " on comprend que finalement ce n'est rien, c'est l'absence de quelque chose. Et même si la nuit a été bien noire, quand le soleil se lève de nouveau, naturellement, les ténèbres disparaissent. Le soleil n'a pas d'effort à faire pour cela. Par sa nature même, le soleil efface les ténèbres. Quelle lumière pourrait-elle effacer le mal et la négativité ?

"Version originale (en anglais) :" Evil and negativity, they say is just like darkness. And then, when you say : "what is darkness ?" you realize it's nothing ; it's the absence of something. No matter how dark the night has been, when the sun comes up, automatically, darkness disappears. The sun does not even need to try. Just by its nature it removes darkness. What light would remove evil and negativity ? "
»



5ème écho)

Tu le tiens par la barbichette


La vidéo des enfants d’un juge mise en ligne sur les blogs de Bouddh@nar (Samsara Vision) : http://bouddhanar-9.blogspot.com/2007/04/les-lites-et-la-magie-noire-les-enfants.html, à cet égard, a été un choc pour moi. Je n'arrive pas à concevoir que faire souffrir les autres puisse donner du plaisir, que faire le mal à autrui puisse faire du bien à celui qui fait souffrir l’autre. Mais, apparemment, on est au coeur du sujet. Si pour certains dans la société civile ce sadisme existe, comme cela semble avéré en voyant la vidéo indiquée ci-dessus, alors dans le tantra, cela pourrait aussi exister. Car en prônant l'absence de morale et le dépassement des convenances, le tantra risque en effet d'inviter certains de ses adeptes dans les directions bizarres de la cruauté...
Est-ce marginal et est-ce lié à quelques personnes enclines à ces tendances regrettables ? Ou est-ce inscrit au contraire dans la trame même du rituel tantrique courroucé, et si c'est le cas dans lesquels ? Je n'en sais rien. Je ne connais ni le contenu en français des rituels des protecteurs, ni vraiment cet instinct de prédateur, qui m'est, comme à beaucoup d’entre nous heureusement, étranger. Alors, je ne vois pas aujourd'hui comment avancer sur ces points essentiels.

Les Européens, sympathisants plus ou moins de fraîche date, ne se rendent sans doute pas compte où ils mettent les pieds, et il est possible que bien des disciples ne peuvent non plus imaginer ces turpitudes. Quant à ceux qui y sont amenés petit à petit, s'il y en a, à l'occasion d'une retraite en groupe ou de la fréquentation d'un droupkang, par exemple, ils peuvent hélas être amenés petit à petit vers ces visualisations "free style" prédatrices, s'ils ont un étrange "lama" qui s'y adonne éventuellement.

Je suppose qu'en fait, le disciple découvre à un moment donné que ces images de protecteurs armés jusqu'aux dents peuvent servir comme dans un jeu vidéo où l'on s'identifie à des héros musclés. Il leur suffit d'adopter le look décomplexant du protecteur pour que ce ne soit plus "eux" qui commettent les actes visualisés les plus choquants, mais le protecteur à travers eux.

La porte s'ouvre alors vers une sorte de dépossession de soi, au service d'instincts de satisfaction basés sur la libération des inhibitions. Et si un jour le passage à l'acte se faisait sur des victimes, ce serait peut-être le fait pour eux de s'y être accoutumés par la visualisation.

C'est sans doute l'atmosphère des lieux de culte qui est déterminante, un seul violent qui s'adonne à ces interprétations directes et aversives du tantra doit assez facilement entraîner d'autres disciples dans son sillage, ne serait-ce que parce qu'il joue peut-être avec eux, ou avec elles, la nuit, à distance, dans la solitude de leurs chambres monastiques, à visualiser toutes sortes de passages à l'acte.

Les autres doivent un jour commencer à se défendre et aussi, hélas, adopter ainsi l'armure du protecteur pour faire face à un voisin de chambre un peu trop intrusif.

Puis, peut-être, une fois qu'ils sont pris dans cette engrenage d'agression, où ils doivent défendre leur intégrité énergétique chaque nuit d'un visualisateur pervers et agressif, certains adoptent-ils ce style de vie spirituelle où on attaque les plus jeunes, où on fait des raids des nouvelles venues, où on sacrifie par visualisation des boucs émissaires, et où on règle ses compte avec ses ennemis de la vie quotidienne par combats interposés de protecteurs visualisés.
Par dessus, peuvent s’inviter la puissance du rituel, des offrandes, des mantras, de la dévotion au maître, et de l'effet de groupe pour donner leur pleine capacité de nuire à ces phénomènes visualisés.
Un jour, imprégné de plus en plus de ces manières de voir la vie et les autres, le passage à l'acte devient possible voire évident...
Tel est le scénario plausible que l'on peut hélas imaginer dans ces milieux... ou du moins dans une petite partie de ces étranges milieux. Il me semble que tous les adeptes ne sont pas forcément à mettre dans le même sac, certaines et certains ont de vraies vocations spirituelles et monastiques et ne feraient pas de mal à une mouche, littéralement.
Sans aucun doute, Frère Félix, l’auteur de Bouddh@nar, est l'un de ceux-là, lorsqu’il porte la robe au quotidien dans son monastère de Menri en Inde. Je pense que pour lui, ou pour ce jeune cuisinier innocent qui a été battu et séquestré et dont il parle avec une vraie compassion dans " regards croisés " sur bouddh@nar : http://bouddhanar-4.blogspot.com , pour des bonnes âmes bouddhistes bienveillantes et sans méchanceté, il faut toujours laisser la porte ouverte dans les textes qui sont publiés. Il faut éviter les généralisations et les amalgames, afin de ne pas les atteindre elles aussi, ces personnes innocentes, au détour d'une phrase.

Le plus souvent, c'est une simple mise au point de style qui permet de le faire: au lieu d'écrire « les adeptes font ceci de violent ou d'agressif » on peut écrire « certains adeptes ne feraient-ils pas ceci de violent ou d'agressif ? » afin de ne pas condamner uniformément chacun dans une communauté.
Songeons que s'il y a ne serait-ce qu'une seule personne de bonne volonté dans ces groupes, nos écrits doivent intégrer la possibilité de ne pas la clouer avec une formule trop péremptoire, mais au contraire de reconnaître ses qualités, de préserver son intégrité morale et sa réputation sociale.

C'est ce que je pense un peu de la critique du tantra aujourd'hui: il faut pouvoir la nuancer et la relativiser. On a poussé la critique en la globalisant. J'ai perçu aussi cette radicalisation progressive de la pensée critique. Il reste des personnes intègres dans tous les milieux, et dans celui du tantra cela ne doit pas faire exception. Pour elles, j'ai essayé dans le texte ci-dessus de ne pas porter le fer trop lourdement, et j'ai toujours essayé d'imaginer aussi le meilleur, la meilleure part d'elles-mêmes, pour ne pas condamner d'emblée tout le monde par ces mots.



6ème écho)

Robes rouges et bottes de cuir



Grâce à Bouddh@nar, nous avons toutes et tous bien avancé dans la compréhension et la prévention des pratiques hostiles et de leur occultisme. Il a été montré sur ces pages web qu'elles sont souvent au coeur de l'exercice inconsidéré du pouvoir (politique ou autre) par divers exemples. Il a été avancé aussi que dans le tantra on est éventuellement dans ce schéma, avec en plus toutes sortes de rituels, de divinités et de techniques toutes prêtes (voire faites) pour appuyer ces pratiques aversives.

Ce monde là m'est totalement étanche et incompréhensible; j'y ai cependant été exposée, bien malgré moi, côté victime, au moment de ma retraite. Je crois même savoir d'où (comprendre: de quelle personne) sont venus, au départ, le fer, le tranchant et les difficultés invisibles, bien que les indices soient sans doute plus subjectifs qu'objectifs. Je ne m'attendais absolument pas à ces contenus hostiles au coeur même de l'expérience contemplative. J'étais à 100 lieux de l'imaginer, et même encore aujourd'hui, je ne peux pas me mettre à la place de ceux qui font çà, les bras m'en tombent, cela m'est inimaginable.

Beaucoup de bouddhistes doivent être dans ce cas: c'est parce qu'on ne peut justement pas l'imaginer, imaginer l'ampleur des dérives, que ceux qui les ont adoptées, ces dérives, sont bien cachés derrière une façade éventuelle de respectabilité.
Ici (tantra courroucé et dévoyé) robes rouges, discours de compassion, monastère. Là (vidéo des enfants du juge) robes noires, hautes fonctions, administratives médiatiques ou politiques, discours de légalité et palais de justice à colonnades.
Dans les deux cas, il faut que la façade soit jolie, qu'on ne puisse pas imaginer le pire, pour que de rares et éventuels experts secrets de la torture et de la barbarie, réelle ou visualisée, puissent se sentir les coudées franches et agir dans l'ombre. Ils ne communiquent que dans de petites confréries étanches où "tout le monde se tient par la barbichette" comme le dit le fils du juge dans la vidéo...
On touche ici à l'horreur. À cette part obscure et cruelle qui gît dans le cœur d'hommes et que certains êtres et certains dispositifs concourent hélas à réveiller... Avant ma retraite j'ignorais que cette part existait.
Aujourd'hui je sais qu'elle existe pour l'avoir endurée, pour avoir subi sans pouvoir rendre les coups, ni même un seul coup, car cela m'est impossible. Car je ne peux entrer, ni agir dans la haine. Car je ne veux blesser personne, pas même des monstres froids qui n'ont pas le moindre scrupule à harnacher sans inhibition Bernatchen ou Dordjé-shougdène pour leur propre satisfaction et au détriment des autres.



7ème écho)

L’eau & la pierre


Voici mon humble stratégie individuelle aujourd'hui: porter désormais sur les êtres dont je critique l’indignité dans le présent texte, la plus superbe indifférence, l'absence d'intérêt la plus affichée, la plus décidée et la plus sincère. Ils ont horreur (comme chacun de nous d'ailleurs) de l'indifférence, préférant susciter passion ou réaction. Ils semblent nous implorer silencieusement: « qu'on dise du bien ou du mal de nous, mais - par Mahakala - qu'on s’intéresse à nous !! »

J'ai donc décidé que je n'avais pas de temps à perdre avec les yoguis dévoyés, pas une seconde. J’ai certes mieux à faire qu'à m'intéresser à leurs petites marottes, dont je découvre en particulier grâce à Boudh@nar qu'elles seraient peut-être encore moins ragoûtantes que je ne l'imaginais, selon le vieil adage souvent vérifié que "la réalité dépasse toujours la fiction".
Je ne vais donc pas leur consacrer un millimètre cube supplémentaire d'encre de mon imprimante, ce serait déjà trop cher. Je vais ainsi les faire revenir, dans ma vie, au néant, à l'absence de réalité, à l'inexistence et à la vacuité parfaites dont leurs rituels courroucés n'auraient jamais dû sortir, tels des ombres appartenant à un passé englouti...

Car, au fond, s'il n'y avait pas de perversion violente (voir : http://bouddhismes.info/13.html ), les adeptes qui en seraient dénués épuiseraient très vite l'intérêt des rituels bizarres du tantra bouddhiste. Ils laisseraient tomber ces horreurs très vite, très tôt, et avec une belle moue de dégoût.
C'est parce qu'il y a des gens qui y mettent de l'énergie, de la passion, du désir, en bref qui y trouvent de l'intérêt, un intérêt émotionnel, psychique ou spirituel, sans doute trouble (pour ne pas dire pervers, dominateur ou violent), que ces rituels sont toujours pratiqués, et encore parfois instrumentalisés.

La seule voie que j'ai trouvée aura été ces quelques mots afin d'éviter à d'autres ce qui m'est arrivé. « La vérité vous rendra libre » : cette petite phase, tirée d'ailleurs des évangiles, est prononcée par le jeune homme dans la vidéo des enfants du juge. Je crois que pour libérer de l'emprise secrète du tantra, seule la vérité peut délier les effets perçus qui ont été noués ailleurs dans le secret.
Du tantra et de la vérité, la vérité prévaut lentement, comme l'eau prévaut sur la pierre, car l'eau fluide pénètre partout, car elle use, emporte et dissout la pierre. De même, l'eau de la vérité dénoue et libère des sortilèges solides du tantra, même s’il lui faut le temps.
Les experts du tantra ne peuvent rien contre la vérité, qui finit toujours pas user l’opacité, et n'est-ce pas pour cela même, je suppose, qu'ils s'en prévenaient en adoptant tant pour eux que pour leurs adeptes le culte du secret ?

N’est-ce pas pour cela aussi que les lamas tibétains ne veulent pas, en général, faire traduire ni éditer les rituels longs des pratiques courroucées en français et en anglais, des fois qu'on comprendrait de quoi il s'agit ?... À quoi cela mène, pour quoi c'est fait, à quoi les plus téméraires peuvent s'en servir ?... À quoi cela a servi, ici ou là, depuis des siècles, dans le Tibet féodal hanté par les pratiques magiques, les sortilèges, les guerres intestines, les luttes factieuses et les règlements de compte ?...

J'espère que ma morale à quatre sous ne sera pas lue comme une leçon, il ne s’agit ici que de littérature. Car, dans le domaine réel de la vie, j'ai à en recevoir de vous, cher lecteur, chère lectrice, plutôt qu'à en donner. Ce modeste texte de fiction, cette nouvelle, était le simple partage d’une expérience subjective du tantra, de ses sept échos qui sont revenus en ma mémoire, pour dire autre chose... Je suis sûre que vous comprendrez ce que j'ai voulu exprimer ici, même si j'ai souvent manqué de pénétration, de nuance ou de légèreté.


© Flavie Duquesne





source:
vampire http://bouddhanar-1.blogspot.com/2007/04/mme-si-la-nuit-t-bien-noire.html



La vidéo dont elle parle à plusieurs reprises est l'interview des enfants Roche.
étoile 1 http://transition888.heavenforum.org/t322-temoignages-des-enfants-roche


Vous pouvez également lire davantage sur la vampirisation de l'humanité par les entités déchues, désincarnées ou incarnées, sur les topics "ASTRALISME, CHANNELING ET FAUX PROPHÈTES - LES FUMÉES DU NEW-AGE" et "SATANISTES MANGEURS D'HUMAINS - VAMPYRES".
étoile 1 http://transition888.heavenforum.org/t44-astralisme-channeling-et-faux-prophetes-les-fumees-du-new-age#73
étoile 1 http://transition888.heavenforum.org/t505-satanistes-mangeurs-d-humains-vampyres


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invitée



Localisation : Tarn

MessageSujet: Re: LES CONTES DE FÉES DU TIBET - JOËL LABRUYÈRE   Ven 31 Mai 2013 - 18:06

LAMAÏSME ET CONSPIRATION CYBERNÉTIQUE






Des universitaires, des chercheurs, des membres du CNRS, généralement rémunérés par les contribuables français, font ouvertement la promotion du lamaïsme en traduisant et commentant des livres tibétains. Mais pour quelle raison s'efforcent-ils de dissimuler les horreurs contenues dans des textes comme la biographie secrète du cinquième dalaï-lama, Le Manuscrit d’Or, par exemple ?

Le contenu de ce manuscrit est qualifié de "trésors mystiques" par d'érudits tibétologues payés pour se moquer du monde, car, en réalité, quand on l'examine attentivement, Le Manuscrit d'Or du cinquième dalaï-lama est un monstrueux vade-mecum de magie noire. Il contient des rites macabres nécessitant des ingrédients répugnants. Selon le cycle du rD-rje gro-lod gnam-lcags ‘bar-ba, l’encens est remplacé par de la chair humaine brûlante (sha-chen-gyi bdug-spos), les lampes sont alimentées par de la graisse humaine fondue (tshil-chen-gyi mae-me), le sang remplace l’eau rituelle, les fleurs sont substituées par des yeux… Une peau humaine (g.yang-gzhi) et un crâne sont utilisés par les magiciens tantriques qui suivent les instructions données par le Zur Chos-dbying rang-grol. L’initiation à la déesse gSang- sgrub, un aspect particulier de dPal-dan lhamo (la protectrice du dalaï-lama), demande une tête humaine fraîchement coupée.

La barbarie qui émaille la "spiritualité" du cinquième dalaï-lama n’émeut personne. Elle passe totalement inaperçue, noyée dans le courant d’éloges et d’émerveillement inconditionnels qui transporte le bouddhisme tantrique au cœur des nations modernes. De nombreux artistes et des intellectuels succombent à la fascination du lamaïsme magique et… sanguinaire. Mais qui veut voir les coupes crâniennes remplies de sang représentées sur presque tous les tangkas ? Les tantras les plus obscènes et les moins ragoûtants sont traduits et qualifiés de révélations merveilleuses.

L’attrait du lamaïsme s’explique-t-il par des influences occultes ? Nombre d’occidentaux sont fascinés par les pouvoirs surnaturels, les fameux siddhis qui apparaissent en corollaires de l’évolution spirituelle. Malgré les avertissements traditionnels, des adeptes du lamaïsme entretiennent l’espoir secret de maîtriser des forces qui permettent de lire dans les pensées, de prévoir l’avenir, d’opérer des matérialisations, de rendre des objets invisibles, de pénétrer dans des corps étrangers et de pratiquer la lévitation. Pantañjali évoque ces pouvoirs surnaturels dans son Yoga-soutra.

Aujourd'hui, l'auteur de Conspiration Cybernétique a aimablement apporté sa contribution afin de nous permettre d'échapper aux manipulations des érudits tibétologues et autres propagandistes du lamaïsme. Il écrit :

« Dans mon livre Conspiration Cybernétique, j'explique notamment que le principe de réincarnation des TULKU est un mode de manipulation magique qui n'a pas séduit que les seuls lamas. Je pense que cette façon de maintenir des trames en activité au delà des règles propres à la manifestation terrestre d'une incarnation régulière, se pratique également pour le maintient de certaine dynasties à l’œuvre pour la domination du monde. Ce n'est donc pas un hasard si tout ce beau monde fait un si bon ménage.

Je décris les 2 voies possibles: soit par la transmission d'un patrimoine spécifique d'ADN, soit par le transfert d'une trame dans un nouveau corps utilisé ensuite pour sa spécificité biologique réceptacle d'une entité propre à la dynastie en question. Par exemple, le grand-père renaît corps et âme, si l'on peut dire, à travers le petit fils, etc.

Cela afin de garder l'emprise de la dynastie sur un empire financier, et pour la poursuite d'un plan hégémonique caractérisant les eugénistes dans la tradition des fameux dieux venus du ciel... Autrement dit, les usurpateurs de l'humanité primordiale se sont maintenus contre vents et marées, tout comme les 14 incarnations du Dalaï-lama... Il est clair que, si ces créatures avaient œuvré pour le bien de l'humanité, nous n'en serions pas là.

L'objectif de la Conspiration Cybernétique est aussi de mettre en avant l'hypothèse que des changements en profondeur s'opèrent dans les constructions astrales des égrégores propres à ces trames. La dissolution est en cours, et l'usage de cette magie ne pourra plus fonctionner par la redistribution des cartes qui vient. Il s'agit bien d'une mise à zéro des compteurs, ce qui va permettre la reprise d'une trajectoire en vortex ascendant pour l'humanité et toutes les autres formes de vie terrestres. Il ne s'agira plus de la logique d'un cercle tournant sur lui même, rejouant en permanence le même film.

Par ailleurs, il est utile de dire que l'exploitation de la fission nucléaire à largement contribué aux dérèglements des plans éthériques, sabotant au passage la manifestation d'instructeurs clairvoyants destinés à l'accompagnement de l'humanité dans les changements en cours. Voilà une des raisons qui font que des êtres d'exception se sont retrouvés catapultés dans des existences ne leurs permettant pas d'accomplir leurs tâches... Voilà également pourquoi des cercles occultes ont mis en place de prétendus instructeurs, Paraclet et autre Maitreya... Et voilà pourquoi les gourous ont pris le pouvoir dans les consciences occidentales durant les années 50 et 70. Il s'agissait bien de remplir un vide sidéral implacable. D'autre part, l'énergie propre à une espèce répond à des exigences particulières pour le maintien de cette dernière sur le plan concordant avec son niveau d'évolution. Dans le cas de l'espèce humaine, le sabotage est parfait. L'intoxication chimique des corps et la démence organisée conditionnent globalement la destinée de l'espèce. Autrement dit, l'humanité est plaquée sur la note exclusive du sol alors que nous devrions bénéficier de toute la gamme. Il est clair que, si cela était à nouveau possible, nos formidables facultés nous permettraient de voir les ordinateurs pour ce qu'ils sont, c'est à dire des machines inutiles appartenant à une histoire révolue.

Voilà pourquoi un monde entièrement virtuel se construit sous nos yeux. Cet univers virtuel permet à ces entités aux abois d'accéder à la vie éternelle qui leur fait défaut, grâce aux circuits de la sphère électromagnétique et bientôt quantique. Les plans supérieurs leur sont définitivement interdits, ils n'ont alors pas d'autre choix que de créer de toutes pièces un monde de secours.



source:
http://bouddhanar.blogspot.fr/2012/11/conspiration-cybernetique-lamaisme.html










LE MANUSCRIT D'OR






Le Manuscrit d’or, visions secrètes du 5ème Dalaï-lama se rapporte à l’enseignement visionnaire hautement secret qui comprend vingt-cinq textes et leurs moyens d’accomplissement (sadhana). Ce sont des « Enseignements scellés extrêmement secrets » (gsung bka’-rgya-na). « C’est pourquoi », écrit le Dalaï-lama dans son avant-propos, « au Tibet, ces enseignements n’existent que sous forme manuscrite et n’ont jamais été imprimés. »

Le secret lamaïste est-il comparable à celui des obédiences occidentales où sont initiés des oligarques de l’empire ? Les maîtres lamaïstes et les frères des loges noires dissimulent-ils des pratiques infâmes qui n’excluent pas les rites sanglants comme ceux évoqués dans Le Manuscrit d’or ?

« Ce fut en 1642 que le cinquième Dalaï-lama, alors âgé de vingt-six ans, commença à percevoir certains signes qui furent interprétés comme ceux de dPal-ldan lha-mo. Le culte de cette divinité est censé avoir été introduit au Tibet par Acarya dMar-po. Elle fut à l’origine vénérée comme protecteur de la religion, chez les dGe-lugs-pa, par le premier Dalaï-lama dGe-dun-grub (1391-1474). Ce fut en 1646 que le cinquième Dalaï-lama, âgé de trente ans, eut pour la première fois des visions de la déesse et de sa suite. » (Samten Gyaltsen Karmay)

Les médias, outils de propagande de la globalisation du mal, propagent le mythe de la compassion du bouddhisme tibétain. Or, le bouddhisme magique ne s’apitoie pas sur le sort des faibles et des pauvres. Ce ne sont pas des hiérarques lamaïstes qui furent écorchés et dépecés pour satisfaire la soif de sang des déités du panthéon tantrique.

Le Manuscrit d’or contient des illustrations d’objets et d’ingrédients rituels utilisés dans le cycle de la déité des dalaï-lamas, la farouche dPal-ldan lha-mo. Un rituel de ce cycle exige des ingrédients humains. L’eau lustrale est remplacée par du sang humain, un cœur et des yeux se substituent aux fleurs, la lampe est alimentée parla graisse humaine fondue…



Les ingrédients du cycle rituel du rDo-rje gro-lod gnam-lcags’bar-ba




Un rite lamaïste requiert une tête humaine fraîchement coupée





Le cœur d'un enfant né d’une union incestueuse était
(est – si ce rituel est encore pratiqué secrètement de nos jours)
disposé sur l'autel d'une déité vénérée par les lamas tibétains





Le 14ème Dalaï-lama a déclaré :

« J’étais assez jeune quand je reçus dans leur totalité les enseignements des visions secrètes du cinquième Dalaï-Lama. Je n’y fis pas très attention à l’époque, mais je me souviens avoir eu d’assez bons rêves; il en ressort donc que nous avons un lien particulier. Plus tard, à Lhassa, je découvris les oeuvres du cinquième Dalaï-Lama, qui avaient été préservées principalement, je crois, par les Dalaï-Lamas suivants. Parmi elles se trouvent les enseignements très secrets, qui existent sous forme de manuscrits illustrés... Plus tard, en Inde, je me procurai ces écrits et passai plusieurs mois en retraite, faisant les pratiques des Kagyé, de Hayagriva, d’Avalokiteshvara, et d’autres encore. Pour ma part, je considère que j’ai beaucoup de chance: depuis le cinquième Dalaï-Lama, grâce aux aspirations et aux prières, je m’inscris dans la longue lignée de ceux qui portent le nom de Détenteur du Lotus. Et il semble bien qu’il y ait un lien tout à fait particulier avec le cinquième Dalaï-Lama. »




source:
http://bouddhanar.blogspot.fr/2009/12/le-manuscrit-dor.html










PROJET AVATAR 2045





Le magnat russe des médias, Dmitry Itskov, a intitulé "Avatar" un projet multidisciplinaire de recherche extrêmement ambitieux et de grande envergure qui vise à atteindre l’immortalité chez les êtres humains au cours des trois prochaines décennies.


Il prévoit de le faire en plaçant des cerveaux humains dans des véhicules/engins/supports de plus en plus désincarnés, d’abord en les transplantant dans des robots, et puis, d’ici l’an 2045, par du reverse-engineering du cerveau humain, en "téléchargeant", de manière effective, la conscience humaine dans une puce d’ordinateur.



En regardant le calendrier proposé d'Avatar, le projet de Dmitry Itskov semble souffrir de la même erreur. Certes, si nous empruntons la règle de Carl Sagan que « des affirmations extraordinaires demandent des preuves extraordinaires », si le projet arrive à court pour le moment, il a cependant le mérite de fonder la plupart de ses étapes sur de la technologie qui est soit en cours d’études, soit d’intérêt général. Et, avec le rythme du changement technologique qui continue de s’accélérer, les objectifs du projet peuvent être atteignables, mais pas nécessairement dans des délais aussi serrés du projet.



La feuille de route vers l’immortalité






La première des étapes proposées, qui doit être achevée avant la fin de la décennie, serait de créer un "avatar" androïde entièrement contrôlé par une interface cerveau-ordinateur. Le système pourrait d’abord avoir de l’intérêt pour les personnes à mobilité réduite, mais pourrait également permettre aux gens de travailler dans des environnements dangereux ou effectuer des opérations de sauvetage dangereuses.

Aussi futuriste que cette vision puisse sembler, Dmitry Itskov n’est pas la seule personne à la partager. La DARPA a alloué 7 millions de dollars de budget l’an prochain pour le développement d’interfaces permettant à un soldat de guider une machine semi-autonome bipède et lui permettre d’agir comme substitut du soldat. D’autres chercheurs ont déclaré être en mesure d’exercer un contrôle de base sur le mouvement d’un robot humanoïde en utilisant les seules ondes cérébrales, et nombreux sont ceux qui travaillent sur ​​le perfectionnement de cette technologie.

La deuxième étape serait la création d’un système autonome de soutien vital pour le cerveau humain, qui pourrait ensuite être intégré dans un "avatar" déjà mis au point d’ici 2025. Si les efforts sont couronnés de succès, les patients immobiles avec un cerveau intact seraient en mesure de retrouver la capacité de se déplacer par leurs nouveaux organes synthétiques, et une gamme variée d’appareils bio-électroniques pourrait devenir possible, en créant des superpositions de systèmes électroniques et biologiques.

Il n’y a pas grand-chose en recherche sur le sujet actuellement. La correspondance la plus proche devrait être la recherche du Dr Robert J. White, qui, dans les années 70, a réussi à effectuer des greffes de tête sur plusieurs singes. Construire un environnement artificiel dans lequel un cerveau pourrait non seulement survivre, mais aussi continuer à pleinement fonctionner, est ce qui se révéle à coup sûr une tâche beaucoup plus difficile.

En 2035, Dmitry Itskov espère être en mesure de faire du reverse-engineering du cerveau humain et trouver un moyen de "télécharger" sa conscience vers une version synthétique. Couplé avec les progrès antérieurs, cela permettrait à l’homme d’atteindre l’immortalité cybernétique. Elle conduirait également à la création d’une intelligence artificielle de type humain, et même d’offrir des possibilités pour les gens ordinaires de rétablir ou d’améliorer leurs propres cerveaux, par exemple en manipulant des souvenirs.

Bien qu’il n’y ait pas de recherches actuelles sur le transfert de votre conscience dans une puce de silicium, il y a beaucoup d’intérêt parmi les chercheurs en neurosciences à mieux comprendre les rouages ​​du cerveau. Bien que nous ne fassions qu’effleurer la surface, des progrès récents, tels qu’un bras robotisé qui permet d’analyser les modèles électriques de neurones isolés, vont certainement dans la bonne direction.

La quatrième et dernière étape est la plus digne de la science-fiction. En l’an 2045, Dmitry Itskov aimerait voir « des esprits indépendants de la substance » téléchargés, non pas dans une puce d’ordinateur, mais dans des corps de différentes compositions. Un corps holographique pourrait marcher à travers les murs ou se déplacer à la vitesse de la lumière, tandis qu’un corps fait de nanorobots serait en mesure d’assumer un certain nombre de formes différentes à volonté. « L’humanité, pour la première fois de son histoire, fera une transition évolutive entièrement gérée, et deviendra éventuellement une espèce nouvelle », écrit-il.



Funding and support


Le Dalaï Lama a exprimé son soutien pour le projet Avatar

Itskov dit qu'il a investi beaucoup de son propre argent pour lancer les recherches nécessaires, en embauchant 30 scientifiques pour atteindre cet objectif, en organisant des réunions, avec l'intention d'établir ultérieurement des bureaux à San Francisco cet été. Il travaille également sur ​​la construction d'un réseau social pour sensibiliser à son initiative, et sur ​​un "incubateur d'entreprises" pour la création d'applications commerciales - surtout dans le domaine médical - qui pourrait tirer profit de la recherche et financer un développement plus poussé. En d'autres termes, aussi fou que cela puisse paraître, Itskov est absolument sérieux à ce sujet, et les roues tournent sur ​​ce projet.

Of course, the sheer pace of scientific inquiry required to make this project succeed will require very large - perhaps prohibitive - amounts of capital. Pour y remédier, Itskov a récemment adressé une lettre à des milliardaires les plus riches de la liste Forbes pour un appel de fonds, mais il est aussi à la recherche d'un soutien gouvernemental.

Étonnamment, le ministère russe de l'Education et de la Science a annoncé son soutien à l'initiative, et a prévu des entretiens pour discuter d'une recherche spécialisée et d'un centre de développement. Curieusement, l'initiative a également reçu le soutien et la bénédiction du Dalaï Lama.




source:
http://www.infohightech.com/spip.php?article31763





Le site de l'initiative










Ainsi, le Dalaï Lama trempe dans la magie noire et soutient un infâme projet technologique purement ahrimanien. Bouddhiste, ou sataniste ?


« Amérindiens et Tibétains sont les derniers descendants vivants des habitants d'Atlantis. » - Don Bradley


Atlantis dirigé par... les néphilim.
Tibétains dirigés par... le Dalaï Lama.


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MessageSujet: Re: LES CONTES DE FÉES DU TIBET - JOËL LABRUYÈRE   Aujourd'hui à 6:24

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LES CONTES DE FÉES DU TIBET - JOËL LABRUYÈRE
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