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 ACTIVISME PÉDOPHILE

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MessageSujet: ACTIVISME PÉDOPHILE   Mar 26 Jan 2010 - 19:58

GABRIEL MATZNEFF: LES MOINS DE 16 ANS











Dernière édition par invitée le Mar 15 Mar 2011 - 16:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ACTIVISME PÉDOPHILE   Mer 27 Jan 2010 - 0:37




"La Banquise" n°1



"La Banquise" n°2




Cette dissidence de la Vieille Taupe et de La Guerre sociale utilise une partie des concepts élaborés en commun au cours des années précédentes. Les principaux rédacteurs de cette revue sont Gilles Dauvé et Serge Quadruppani.



diable 1 diable 1 diable 1


Après leur participation aux revues confidentielles La Guerre Sociale, La Banquise, Le Brise-Glace, la même équipe publie un magazine grand public, Mordicus, dont Serge Quadruppani est le directeur de publication. Les mêmes obsessions s'y retrouvent.


"Mordicus"






Dernière édition par invitée le Mar 22 Mai 2012 - 13:44, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: ACTIVISME PÉDOPHILE   Mer 27 Jan 2010 - 0:44

«Libé» en écho d'un vertige commun.
À la fin des années 70, la pédophilie est une déviance écoutée.


Par SORJ CHALANDON, Libération, 23 fevrier 2001, p. 3 et 4.






Dimanche, dans son éditorial, Jean-Claude Guillebaud, journaliste à Sud-Ouest (et au Nouvel Observateur), écrivait à propos des années 70 et de la pédophilie: «Des crétins dans le vent allaient jusqu'à vanter la permissivité en ce domaine, sans que cela ne suscite beaucoup de protestations. Je pense à ces écrivains qui exaltaient dans les colonnes de Libération ce qu'ils appelaient «l'aventure pédophile».»

« Je faisais un cunnilingus à une amie. Sa fille, âgée de cinq ans, paraissait dormir dans son petit lit mitoyen. Quand j'ai eu fini, la petite s'est placée sur le dos en écartant les cuisses et, très sérieusement, me dit «à mon tour, maintenant». Elle était adorable. Nos rapports se sont poursuivis pendant trois ans. » C'est un homme qui parle. Il s'appelle Benoît. Son interview, titrée «câlins enfantins», est précédée d'une phrase du journaliste: « Quand Benoît parle des enfants, ses yeux sombres de pâtre grec s'embrasent de tendresse. » C'est terrible, illisible, glaçant. Et publié dans Libération le 20 juin 1981.

Une autre fois, en 1979, défendant à pleines brassées de mots et de pages un moniteur d'éducation physique condamné pour détournement de mineur, Libé titre «baudruche» une affaire qu'il estime se dégonfler. Des journaux avaient mis en scène des accusations de «prostitution enfantine», de «traites d'enfants». Tout cela était faux. Ce qui était vrai, en revanche, c'est que cet homme mêlait des enfants à ses saloperies d'adulte. Le journaliste de Libération interroge le juge d'instruction chargé de l'enquête. « Cet homme était-il violent avec les enfants? » « Non, répond le juge, mais il les faisait pisser et chier dans les partouzes. » « Mais y a-t-il proxénétisme? », continue le journaliste. « Non, mais il leur faisait faire des horreurs, jouer avec leurs excréments, ils en mangeaient. » Presque victorieusement, l'article estime avoir démonté la machination parce qu'aucune violence n'avait été exercée sur les enfants. Voilà. Alors « lâchez-nous les baskets », grondait l'article juste à côté, pour lequel cette «baudruche dégonflée» n'est rien de plus que l'expression d'«une campagne d'ordre moral».



Laboratoire.

L'ordre moral. Voilà l'ennemi. Et Libération de cette époque n'est rien d'autre que l'écho particulier du vertige commun. Nous sommes à la fin des années 70. Les traces du mai des barricades traînent sur les murs et dans les têtes. «Interdit d'interdire», «contestons toute forme d'autorité». C'est plus qu'une période, c'est un laboratoire. Accoucheur d'espoirs, de rêves, de combats insensés. Et de monstres. À Libération comme ailleurs, l'affrontement fait rage sur tout. Une page de courrier pédophile déclenche la polémique. Mais est néanmoins publiée. Il y a panique à revêtir les oripeaux du censeur. Mais dans les locaux, des coups sont échangés. Des coups encore, lorsqu'un chroniqueur de la nuit arbore une croix de fer allemande au comité de rédaction. Celui qui frappe est conspué par de nombreux présents. L'interdiction, n'importe laquelle, est ressentie comme appartenant au vieux monde, à celui des aigris, des oppresseurs, des milices patronales, des policiers matraqueurs, des corrompus. La pensée est en confusion. La violence politique est un autre moyen de la politique. On a raison de séquestrer les patrons, on a raison de traquer les possédants, on a raison de se révolter et de jouir sans entrave. On a raison de soutenir les prisonniers, les homosexuels, les fous, les drogués. Les femmes se révoltent, et les hommes cherchent une nouvelle place. Dans ce tumulte, ce retournement des sens, cet ancrage de repères nouveaux, dans cette nouvelle préhension de la morale et du droit, cette fragilité et cette urgence, tout ce qui se dresse sur le chemin de toutes les libertés est à abattre.

À Libération même, soucieux de traquer en chaque mot l'ordre établi, la déviance libérale ou gauchiste, des journalistes ont pour tâche de contester tout établissement d'une ligne figée. C'est la fièvre. Un homme en jupe, inconnu, ivre, couvert de pisse et de morve, hurlant et pleurant s'invite au comité de rédaction pour dénoncer le reste du monde. Il n'est pas mis à la porte. Les journalistes l'écoutent jusqu'à ce qu'il parte. Il ne faut mépriser personne, entendre toute minorité. Respecter le droit à la différence. La pédophilie, qui ne dit pas son nom, est un simple élément de cette tourmente. Sauf pour ceux qui la revendiquent comme un acte «d'éducation militante», elle ne vient que rarement sur le devant de la scène. Le mot est terrible aujourd'hui. Mais elle n'est pas le problème d'alors. D'elle-même, et seulement, elle s'inscrit dans un bouillonnement chaviré, où chacun puise ce qu'il croit salvateur. C'est ainsi, c'est hier. C'est comme ça.



Pétitions.

En janvier 1977, trois hommes comparaissent devant la cour d'assises de Versailles pour «attentats à la pudeur sans violence sur mineurs de moins de 15 ans». Leurs trois années de détention préventive déclenchent une pétition relayée par Libération. Le texte ne laisse aucune place à l'ambiguïté. Une fois encore, il affirme que les enfants n'ont subi «aucune violence», qu'ils étaient «consentants». « Si une fille de 13 ans a droit à la pilule, c'est pour quoi faire? », demande la pétition. Le texte estime qu'il n'y a pas «crime» et que «trois ans pour des baisers et des caresses, ça suffit». Qui signe? Aragon, Bernard Kouchner, André Glucksmann, François Chatelet, Jack Lang et bien d'autres encore, de Félix Guattari à Patrice Chéreau ou Daniel Guérin. Un peu plus tard, une lettre ouverte à la commission de révision du code pénal exigeait que soient «abrogés ou profondément modifiés» les articles de loi concernant «le détournement de mineur», dans le sens «d'une reconnaissance du droit de l'enfant et de l'adolescent à entretenir des relations avec les personnes de son choix». Qui signe? Jean-Paul Sartre, Michel Foucault, Roland Barthes, Simone de Beauvoir, Alain Robbe-Grillet, Françoise Dolto, Jacques Derrida. Interrogé aujourd'hui, Philippe Sollers, signataire lui aussi de cette supplique, ne se souvient pas. Mais il a une formidable phrase de ce temps: « Il y avait tellement de pétitions. On signait presque automatiquement. »



Du plaisir à la souffrance.

Sollers exagère à peine. En cette époque de violence extrême, sociale, politique, humaine, certains ont publié des textes, signé des manifestes, sont descendus dans la rue même, pour soutenir des actes que parfois ils n'approuvaient pas. D'autres, comme ces pétitionnaires qui demandent la modification de la loi, associent sans malice, sans calcul, sans démagogie le texte protégeant les mineurs aux textes - tout juste abrogés - réprimant «l'adultère, l'interruption de grossesse et les pratiques anticonceptionnelles». Coucher avec un enfant? Une liberté comme les autres. Sous toutes les plumes, toujours, d'articles en tracts et de prises de parole en tribunes libres, les mêmes mots reviennent : «l'évolution de notre société». « Il faut changer la vie », écrit en 1979 dans Libération, un pédophile emprisonné. « Nos lois sur la sexualité des mineurs ne sont plus en adéquation avec cette époque », écrivent d'autres pétitionnaires. Ils estiment que l'on doit aborder autrement tout le système éducatif. Que nier sa sexualité à l'enfant, c'est nier qu'il est un être à part entière. Et que la société leur donnera bientôt raison. Ils ont eu tort.

« Elle gazouille quand elle éprouve du plaisir », écrit encore Benoît le malade, racontant la petite fille de cinq ans. Et il aura fallu du temps, tout ce temps, pour que le gazouillement ou le silence des enfants souillés se transforment en mots. Puis en colère. En accusation, enfin. Et que les voix d'adultes prétendant que l'enfant trouve du plaisir à ces jeux soient recouvertes par les voix d'enfants qui disent que tout cela n'est que souffrance.





freddy http://www.denistouret.net/textes/Cohn-Bendit.html




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MessageSujet: Re: ACTIVISME PÉDOPHILE   Mer 27 Jan 2010 - 1:02

Naissance du « front de libération des pédophiles »
Libération - mai 1977




Un nouveau groupe vient de naître: le FLIP (Front de libération des Pédophiles) dont vous pourrez lire ci-dessous la plate-forme constitutive. Qui sont-ils ? Pour l’essentiel, des lecteurs de Libération qui à la suite d’une « lettre ouverte aux pédophiles dans notre édition du 9/2/77 nous firent parvenir un courrier abondant – nous en rapportions quelques-unes dans une double page le 24 mars 77 intitulée: Relations Adultes-Enfants. Le deux avril dernier se tenait à Jussieu une première réunion regroupant une trentaine de personnes. Simple prise de contact. Sans doute, peut-on regretter que l’essentiel des préoccupations ait été d’ordre judiciaire. Il ne fut en effet question que de répression, de défense et de poursuite des pédophiles. Sans méconnaître ces dures réalités, un tel groupe a tout à gagner s’il élargit son champ de réflexions.


Le FLIP (Front de libération des Pédophiles) est né. Quelques objectifs essentiels ont déjà pu être lancés:

    — Combattre l’injustice pénale et mener une réflexion critique sur la famille et l’école, fondée sur une analyse politique de la sexualité entre mineurs et adultes.

    — S’associer à la lutte des enfants qui veulent changer leur mode de vie et de tout groupe politique qui vise à l’établissement d’une société radicalement nouvelle où la pédérastie existera librement.

    — Développer une culture pédérastique qui s’exprime par un mode de vie nouveau, et l’émergence d’un art nouveau.

    — Prendre la parole dans des organes d’information qui lui en donnent les moyens et par les voies qui s’imposent.

    — Manifester sa solidarité avec les pédophiles emprisonnés ou victimes de la psychiatrie officielle.

La « tyrannie bourgeoise » fait de l’amoureux des enfants un monstre de légende qui croque les chaumières. Nous casserons ensemble monstres et chaumières.

Pour joindre le FLIP, écrivez à Jean-Louis Burckhardt, BP N°361, 75 Paris cédex 02 (ne pas mentionner FLIP sur l’enveloppe, joindre un timbre pour la réponse) ».




Dernière édition par invitée le Ven 3 Juin 2011 - 18:02, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: ACTIVISME PÉDOPHILE   Mer 27 Jan 2010 - 1:04

Affaire Dugué
Libération des 26 et 27 janvier 1979





Jacques Dugué s'explique


Il y a quinze jours, France-Soir paraissait avec en première page un grand titre sur « une écœurante affaire de mœurs » où un soit-disant éducateur aurait livré à la prostitution internationale des régiments de gamins. L'information reprise par la presse et la TV, concernant cette affaire Dugué » venait d'une seule source : Minute. Pas un journal, pas un journaliste, excepté Libération ne se donnait la peine de vérifier les inculpations contre Dugué : en fait, ni prostitution ni proxénétisme, mais un simple attentat à la pudeur sur mineurs sans violences. Aucun journal n'a d'ailleurs publié de rectificatif. Dugué, qui nous a fait parvenir la lettre qui suit, gagnerait tous les procès en diffamation s'il les intentait. Mais Dugué a décidé de se défendre seul, refusant le concours de tout avocat. Comme l'a écrit Le Monde avec une lourde ironie, Dugué écrit en effet des « thèses sur la pédophilie », comme en témoigne cette lettre. Son univers, celui des couples échangistes, qui se passent des photos d'enfants, sa franchise quant à la sodomie sont d'un langage différent de la pédérastie plus intellectuelle ou artistique. Mais cet homme, voué pendant trois jours à la vindicte publique comme le monstre absolu par les plus puissants médias sur la base d'informations parfaitement erronées, a bien gagné le droit à l'expression depuis sa prison.

G.H.


A Monsieur le juge d'instruction


Si vous permettez, je désire m'expliquer, sur ce que sont mes idées et sur ce qui a été ma conception de voir la vie.

Si aux yeux des lois actuelles, cette cause ne paraît pas justifiable, à mes yeux, et aux yeux de beaucoup de gens, dont des parents, et je sais de quoi je parle, elle est défendable.

Il n'est pas logique, il n'est pas humain, d'éloigner les jeunes de la sexualité, puisqu'ils en ont une. Sous couvert de les protéger, les lois actuelles, vont contre leur désirs, et là aussi, je sais de quoi je parle.

Les lois actuelles sur les relations affectives et sexuelles, entre mineurs et adultes, oppriment aussi bien les jeunes, que les adultes.

Elles les enferment dans l'ignorance des réalités de la vie et les éloignent des adultes, qui eux-mêmes en souffrent.

Il faut voir les choses comme elles existent et non pas, comme certains hommes, en fonction de leurs principes étroits et hypocrites, voudraient qu'elles soient.

Tous les garçons que j'ai connus m’ont aimé. Ils ont toujours aimé et voulu, tout ce que nous avons fait ensemble. Ils ont participé, non seulement librement, mais avec plaisir et amour. On veut toujours nous faire croire, qu'ils ont été influencés et entraînés et qu'ils ne sont pas responsables de leurs actes ! Croyez ce que vous voulez, mais dans une grande mesure, ils l'ont été, car il n'ont toujours fait que ce qu'ils ont désiré et consciemment. Mais, ce n'est quand même pas normal de les culpabiliser.

Les jeunes nous le savons, découvrent très tôt, l'attrait et les plaisirs sexuels, beaucoup dès la très jeune enfance. Je vous l'ai déjà dit, tous se masturbaient déjà, avant de me connaître. Tous ou presque connaissaient l'orgasme comme les adultes, et les plus grands, à partir de 13 ans, éjaculaient. Ce sont des faits réels, que j’ai vécu, je sais donc de quoi je parle.

Ce sont déjà de jeunes hommes.

Pourquoi, toujours considérer les enfants comme des demi-hommes, dépendants et irresponsables. Ils aiment ça, ils font comme tout le monde. Leur corps leur appartient. Ça leur fait aucun mal. Ça ne leur fait que du bien et ça ne porte préjudice à personne.

On peut faire l'hypocrite, mais on ne changera pas la nature humaine.

Pourquoi n'auraient-ils pas le droit aux plaisirs sexuels, puisque la nature leur en a donné la possibilité ?

Plutôt que d'entretenir les mystères du sexe on ferait mieux de laisser vivre la réalité sexuelle en respectant les libertés de tous les êtres.

On dit aussi, que ces habitudes prises entre garçons peuvent amener des tendances homosexuelles!

Au départ, le penser, et l'interdire, ce n'est pas laisser à l'enfant le choix de sa sexualité, celle qu'il préférera, après avoir fait ses propres expériences, aussi bien avec des garçons qu'avec des filles. C'est lui imposer une forme unique de sexualité. La société a-t-elle donc peur, qu'il se fixe systématiquement et toujours vers l’homosexualité ?

C’est dangereux de le penser, car ce serait reconnaître que cette forme de sexualité est la meilleure. Puisque ce serait elle qui attirerait et plairait le mieux !

En fait ce qui est dommage et qui fausse complètement le problème c’est que les garçons ont beaucoup plus la possibilité d'exprimer leur sexualité débordante entre eux qu'ils ne l'ont avec des filles. Parce que les filles sont encore plus culpabilisées que les garçons. Non, seulement elles ne sont pas informées, averties, affranchies, comme il le faudrait, mais en plus des parents stupides leur font peur, en leur présentant les choses du sexe comme dangereuses !

On en arrive au stade ou des filles ont peur des garçons. Elles en deviennent maladroites et s'enferment elles-mêmes dans un ghetto sexuel, ou un ghetto assexué. Comment voulez-vous, qu'il y ait échanges et expériences entre eux !

Ce n'est pas la faute des garçons, ce n'est pas la faute des filles non plus, mais bien la faute des tabous et des interdits sexuels de notre société, encouragés par des lois qui ne devraient pas exister.

Il est bien connu, que dans les sociétés primitives, où le sexe n'est pas tabou, mais un plaisir reconnu et sain, la chasteté chez les jeunes (filles et garçons) n'est pas de règle. Il s'exprime au grand jour, il est naturel. La fidélité commencerait plutôt avec le mariage.

Dans notre société, dite civilisée, toutes les réalités naturelles et humaines sont inversées.

On veut que les jeunes arrivent chastes au mariage ! C'est après que l'infidélité commence.

C'est cela qui n'est pas normal.

C'est ignorer que l'impulsion sexuelle chez les jeunes commence très tôt, et qu'elle est déjà intense dès l'âge de 12 / 13 ans.

La réalité est là, on ne lutte par pas contre la nature, les garçons ont des expériences entre eux, parce qu'ils n'ont pas d'autres possibilités.

Qu'ils en aient eu également avec moi, ne modifie pas les données. Ils ne seront pas forcément homosexuels pour cela.

D'après mon expérience et ce que je sais. Pour neuf garçons sur dix, ce sont les filles qui les intéressent mais encore faudrait-il qu'ils puissent les connaître et les découvrir ! Entre eux, ce sont des filles qu'ils parlent, et auxquelles ils pensent.

Que plus tard, ils aient des goûts hétérosexuels et aussi homosexuels, ne peut qu'être bon pour eux, si cela correspond à leur réalité physiologique.

Nous le savons tous, personne n'est totalement féminin, personne n'est totalement masculin. Tout le monde est un petit peu des deux, à des degrés différents. Ce n'est pas moi qui l'invente, mais des savants qui l'affirment.

Le nier, c'est renier une partie de soi, c'est dénier la nature humaine.

Combien de gens, sur leurs vieux jours, se disent « j'ai raté ma vie » ou « la vie ne vaut pas la peine d'être vécue ! » Bien souvent, c'est parce que toute leur vie, ils ont renoncé et ils se sont reniés. Les gens qui ne se renient pas, les gens qui sont eux-mêmes et accomplissent leur destinée, sont tous des gens heureux, qui aiment la vie, et qui ne sont pas pressés de quitter la terre.

C'est là, une des graves erreurs, de notre société qui enferme les individus dans une sexualité unique, classe les gens dans une catégorie et les cloisonne dans un ghetto sexuel.

C'est la société, avec ses principes stupides, ses interdits, ses lois, qui fabrique des malheureux ou des marginaux.

On se passerait bien d'être des marginaux. Personne ne le désire. Qu'on laisse les gens vivre en paix.

Personnellement, je suis hétérosexuel et homosexuel. J'ai fait l'amour avec des garçons, mais aussi avec des femmes.

Je me suis marié, ma femme a été satisfaite de moi. Je peux même dire qu'elle a été très heureuse avec moi. J'ai eu deux beaux enfants. Et que si l'on ne m'avait pas envoyé en prison, une première fois, je serai encore marié et auprès de mes enfants, et j'aurais sûrement eu d'autres enfants.

Les lois actuelles ne sont que les lois du malheur.

J'ai connu des couples avec des enfants, qui sont comme moi, et qui vivent très heureux et amis, parce que justement chez eux, le sexe n'est pas tabou, mais au contraire une belle et saine chose.

Je citerai pour exemple ce couple, dont la femme et le mari sont homosexuels, mais aussi hétérosexuels et qui sont un exemple d'entente et d'amour.

Je sais de quoi je parle, j'ai vécu une semaine chez eux, et passé des vacances avec eux.

La femme avait déjà deux garçons, quand l'homme a rejoint le foyer. Ils ont eu encore un enfant ensemble, et ils n'ont pas décidé de s'arrêter là. Quand je les ai connus, le mari, bien entendu faisait l'amour avec sa femme, mais aussi avec les garçons et surtout avec celui de 11 ans, et pas en catimini, dans le lit conjugal. Car dans l'intimité du foyer, tout se faisait librement au grand jour.

Que les rapports de l'homme avec le garçon, comprenaient également la sodomisation.

Que le garçon adorait son beau père, comme peu d'enfants aiment leur père, je dirais même comme aucun enfant aime son père.

Que le gamin, demandait de lui-même la sodomisation et y prenait un réel plaisir, qui était physique, mais aussi affectif.

Un enfant qui aime un adulte, sait très bien qu'il ne peut pas encore donner, aussi, il comprend et il accepte très bien de recevoir. C'est un acte d'amour. C'est une de ses façons d'aimer et de le prouver. Ce fut le comportement avec moi des quelques garçons que j'ai sodomisés.

Et puis disons les choses comme elles se passent. Il aime ressentir dans son corps, le membre viril de celui qu'il aime, d'être uni à lui, par la chair. Cela donne de grandes satisfactions.

Il a aussi la satisfaction d'être agréable à celui qui le sodomise qui jouit en lui. Cela lui procure aussi une grande joie, car aimer c'est aussi bien donner que recevoir.

Cela peut-être dur à admettre pour des profanes, mais c'est la réalité.

Même un enfant est capable d'aimer sexuellement. Le père et la mère, avaient aussi des échanges de caresses sexuelles, mais surtout affectives, avec les autres enfants qui communiquaient aux mêmes plaisirs.

Que dans cette famille très unie, il n'y régnait que la joie et le bonheur, dans cette merveilleuse complicité intime, qui rend les gens heureux. Que les enfants étaient d'une gentillesse d'une politesse, d'une serviabilité, d'une disponibilité qui les faisaient remarquer de tous les voisins. De plus ces enfants étaient déjà responsables de leur vie et de leurs actes.

Je l'affirme, ces enfants étaient autrement équilibrés (parce qu’heureux) que les voyous, que nous amènent beaucoup de couples hétérosexuels intolérants.

Et des couples comme celui-là, il y en a beaucoup. Ils sont généralement échangistes.

Ils sont heureux. Ils ne demandent rien à personne. Qu'on les laisse tranquille. Qu'on abroge les lois qui les oppriment, et les enferment dans un ghetto culpabilisant. Ils ont le droit de vivre.

Tout cela n'est pas pour parler de l'inceste. Je n'ai pas d'opinions et personnellement je ne suis pas intéressé. Mais je pense quand même que l'éducation sexuelle des enfants devrait être faite par les parents, et non pas par la société.

Mais il y a encore tellement d'interdits à lever.

Vous me demandez alors, que vont devenir ces enfant sodomisés (dans l'amour). Ceux de ces familles, ceux que j'ai connus, tous les enfants qui ont eu des relations homosexuelles et pourquoi pas aussi hétérosexuelles ?

Et s'ils ont des penchants homosexuels, que vont-il devenir ? Qui va procréer, faire des enfants ?

Voilà la fameuse question, qui effraie certains parents, les catholiques, et les responsables de la natalité. Ils feraient mieux d'avoir peur de leur politique actuelle, basée sur le couple exclusif pour la vie, dont les jeunes ne veulent plus et sur la famille HLM, qui ne sont que des échecs.



Demain la suite.






L'affaire de mœurs de St Ouen

Jacques Dugué s'explique (II)



Les savants, disent, qu'un homme normal produit en moyenne dans sa vie, 400 milliards de spermatozoïdes !

Pourquoi cette prolifération voulue par la nature ? Si ce n'est bien sûr, pour assurer la reproduction, mais aussi pour avoir des plaisirs, sous des formes aussi bien hétérosexuelles, qu'homosexuelles.

Et bien, ces jeunes, ils feront comme nous. Ils se marieront, ou vivront en couples libres et ils auront des enfants, et eux, au moins, ils les aimeront. Et si leur femme a aussi des goûts homosexuels et les pratique, à coup sûr, le couple sera uni et heureux.

Les femmes sont autant homosexuelles que les hommes. Mais cela est mieux admis. Pourquoi d'ailleurs ? Et l'égalité des sexes ? Pour concrétiser ces exemples, je dirai, que les garçons que j'ai connus jeunes, avec qui j'ai échangé des relations sexuelles, sont actuellement fiancés, et certains sont même mariés et ont des enfants, et ils sont heureux.

Même avec leurs penchants, ces couples ont des enfants. Et en plus ces enfants sont aimés et heureux. Que demande de plus la société ?

J'ai même revu certains de ces garçons. Notre amitié réciproque, soudée à leur tendre jeunesse, reste inébranlable. Elle n'est faite que de bons et délicieux souvenirs. Elle est dans leur cœur et dans leur esprit, quelque chose de grand et de beau. Quelque chose qu'ils sont heureux d'avoir vécu et de se rappeler et si c'était à refaire, tous referaient pareil.

Ces gens-là, ne se sentent coupables que par rapport aux lois actuelles absurdes et non pas par rapport à ce qu'ils sont et ce qu'ils font.

Car ils sont conscients, nous sommes tous conscients, que des rapports sexuels et affectifs libres sont une source inestimable d'affranchissement de plaisirs, d'épanouissement et d'amitié. Ils entrent dans une compréhension plus vaste de l'amour.

Leur gentillesse, leur générosité, leur gaîté, leur tolérance, leur pacifisme, leur antiracisme, leur respect des règles et des libertés d'autrui, sont quelques unes des qualités qui les différencient des « autres » et à quoi on les reconnaît. Si ce ne sont pas des qualités humaines remarquables, qu'est-ce que c'est ?

Malheureusement, ce ne sont pas toujours les qualités que l'on rencontre chez des couples hétérosexuels où l'on rencontre plutôt égoïsme, jalousie, méchanceté, discordes, infidélité, bêtise, hypocrisie, violence et racisme, et souvent ces gens croient en Dieu !

Ce sont eux qui nous ont créé ces lois inhumaines contre la liberté sexuelle (le gouvernement de Vichy, des guerriers, des fascistes, des catholiques). Ces lois sont désormais anachroniques et rétrogrades, parce qu'encore imprégnées d'un passé religieux (qui n'est pas glorieux. Il n'y a qu'à lire l'histoire, il n'y a que des erreurs) fait de tabous, d'interdits, d'obscurantisme, qui depuis des temps, oppriment les individus et les privent de joies et de plaisirs libérateurs.

Des lois qui peut-être rassurent certaines gens anxieuses, mais oppriment beaucoup d'autres. Et c'est encore à vérifier, car il semblerait bien qu'envers et contre les lois, qu'il n'y a jamais tant eu de relations sexuelles enfants/adultes, que de notre temps.

Une récente étude française a démontré que un cas sur 100.000 rapports sexuels entre enfants et adultes, était connu de la justice !

Avouez que je n'ai vraiment pas de chance. Que c'est une réelle injustice et qu'en plus les peines énormes encourues sont lourdes, vraiment démesurées pour des actes, qui ne font que du bien aux intéressés et ne porte préjudice à personne. Qu'on supprime ces lois inhumaines.

Qu'on laisse vivre l'amour.

Qu'on ne laisse subsister des lois, que pour les actes sexuels, consommés avec violence, qui sont d'ailleurs, le plus souvent, le fait d'actes commis par des hétérosexuels irrascibles, sur des petites ou des jeunes filles.

Que les parents qui veulent protéger leurs enfants du sexe (ils se leurrent, mais cela les regarde) prennent un peu leurs responsabilités et informent et éduquent leur progéniture dans ce sens. Que les lois ne soient pas leurs complices et les rendent indifférents et irresponsables.

Qu'on arrête de persécuter ceux qui aiment les enfants, même s'ils les aiment aussi avec leur corps. A force de toujours les humilier, de les pousser dans leurs derniers retranchements, de toujours les obliger à renoncer, on finit pas les enfermer dans un ghetto sexuel, qu'ils ne veulent plus. Et pour les enfants c'est pareil.

A force de les culpabiliser, à force de les traumatiser, à force de les obliger à toujours choisir, ils choisiront et ce ne sera peut-être pas toujours le bon choix.

Personnellement, je n'avais aucun intérêt à ce qu'ils deviennent homosexuels ou hétérosexuels. Si j'avais eu un souhait à faire, c'aurait été qu'ils soient les deux, parce que cela me semble le plus correspondre à la nature, parce que l'on est d'abord attiré par un être qui plaît, et que l'on aime, avant d'être attiré par un sexe.

Mais je n'avais pas à décider pour eux. Ils se personnaliseront eux-mêmes. Ce que je désirais avant tout, c'est qu'ils soient eux-mêmes, bien dans leur peau et heureux. C'était aussi ma façon de les aimer.

Et si vous pensez que mon comportement les a influencés, sachez qu'ils auront bien d'autres influences dans la vie, et que c'est seulement avec cette somme d'influences, qu'ils se feront homme et feront leurs propres choix. Les aimer, c'est au moins leur laisser cette liberté. Moi, je les ai aimés, et c'est pour cela que j'ai eu des relations sexuelles avec eux.

Ce n'était pas de l'homosexualité. Ce n'était pas de l'hétérosexualité.

Tout cela, après tout, ce ne sont que des mots. Ce n'était que de l'amour. L'amour d'un homme pour des jeunes.

Des femmes peuvent aussi bien aimer sexuellement des enfants. D'ailleurs, cela existe et se fait, heureusement.

Mais pourquoi un homme n'aurait-il pas le droit d'aimer un enfant si c'est aussi le désir et le bien de l'enfant. Quelle est la loi naturelle qui l'interdit ?

L'enfant ira toujours vers celui qu'il aime! que ce soit un homme ou une femme. Cela est une loi humaine naturelle, et ce ne sont pas les lois d'hommes impossibles, qui changeront les choses.

L'enfant a besoin et aura toujours besoin de compréhension et d'affection, et s'il le désire, la relation sexuelle, est une partie de la concrétisation de cette affection, soudée dans le plaisir et la complicité. Il ira toujours vers la personne qui lui apporte cet épanouissement et cet affranchissement. Les mentalités changent, mais pas les lois !

Ce n'est pas normal. Il faut cesser la répression sexuelle. Il faut libérer les esprits. Les lois n'ont pas à aller à contre sens.


Il faut le droit pour tous, aux plaisirs et à la différence.

Peut-être ne l'admettez-vous pas, peut-être n'en êtes-vous pas conscient, je ne le sais pas. Mais je dois vous le dire, que vous avez (enfin la Police et vous) détruit une belle et forte amitié entre les garçons et moi. Quelque chose qui était très important pour eux, et que rien ne remplacera.

J'ai été meurtri par cette douloureuse affaire, mais les jeunes, eux aussi l'ont été, croyez moi, et ce n'est pas avoir voulu leur bien, que d'avoir agi ainsi.

Il y avait sûrement autre chose à faire. Il ne faut pas juger sur les apparences et les photos. L'important c'est justement ce qui ne se voit pas. C'est ce qui se ressent.

Ce n'est pas non plus par une étrange coïncidence si dans les prisons, ce sont ceux qui sont incarcérés pour avoir aimé des mineurs, qui se suicident le plus. Peut-être voyez-vous les statistiques ?

Parce que vous ne pourrez jamais savoir combien cette séparation avec des êtres que l'on aime de tout cœur est cruelle, combien il est dur de se faire traiter de criminel, alors que l'on sait combien les jeunes nous aime et combien on leur manque. Non, c'est bien cette séparation qui est criminelle et les lois qui sont injustes.

Je sais bien que sur cette terre, il y aura toujours, hélas, une partie des hommes qui persécuteront et feront souffrir l'autre partie silencieuse. Mais ce n'est pas une consolation.

Il faut changer la vie.




Jacques DUGUE




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MessageSujet: Re: ACTIVISME PÉDOPHILE   Mer 27 Jan 2010 - 1:20

Pétition pro pédo – Le Monde
26 janvier 1977






« Les 27, 28 et 29 janvier, devant la cour d’assises des Yvelines vont comparaître pour attentat à la pudeur sans violence sur des mineurs de quinze ans, Bernard Dejager, Jean-Claude Gallien et Jean Burckardt, qui arrêtés l’automne 1973 sont déjà restés plus de trois ans en détention provisoire. Seul Bernard Dejager a récemment bénéficie du principe de liberté des inculpés. Une si longue détention préventive pour instruire une simple affaire de « moeurs » où les enfants n’ont pas été victimes de la moindre violence, mais, au contraire, ont précisé aux juges d’instruction qu’ils étaient consentants (quoique la justice leur dénie actuellement tout droit au consentement), une si longue détention préventive nous parait déjà scandaleuse. Aujourd’hui, ils risquent d’être condamnes à une grave peine de réclusion criminelle soit pour avoir eu des relations sexuelles avec ces mineurs, garçons et filles, soit pour avoir favoris et photographié leurs jeux sexuels. Nous considérons qu’il y a une disproportion manifeste d’une part, entre la qualification de « crime » qui justifie une telle sévérité, et la nature des faits reprochés; d’autre part, entre la caractère désuet de la loi et la réalité quotidienne d’une société qui tend reconnaître chez les enfants et les adolescents l’existence d’une vie sexuelle (si une fille de treize ans a droit à la pilule, c’est pour quoi faire?) La loi française se contredit lorsqu’elle reconnaît une capacité de discernement d’un mineur de treize ou quatorze ans qu’elle peut juger et condamner, alors qu’elle lui refuse cette capacité quand il s’agit de sa Vie affective et sexuelle. Trois ans de prison pour des caresses et des baisers, cela suffit. Nous ne comprendrions pas que le 29 janvier Dejager, Gallien et Burckhart ne retrouvent pas la liberté. »


Ont signé ce communiqué:

    1. Louis Aragon,
    2. Francis Ponge,
    3. Roland Barthes,
    4. Simone de Beauvoir,
    5. Judith Belladona
    6. Michel Bon (docteur)
    7. Bertrand Boulin, fils de ministre
    8. Jean-Louis Bory,
    9. François Chatelet,
    10. Patrice Chéreau,
    11. Jean-Pierre Colin,
    12. Copi,
    13. Michel Cressole,
    14. Alain Cuny
    15. Gilles et Fanny Deleuze,
    16. Bernard Dort,
    17. Françoise d’Eaubonne,
    18. Maurice Erne, docteur
    19. Jean-Pierre Faye, psychiatre
    20. Pierrette Garrou, docteur
    21. Philippe Gavi, psychiatre
    22. Pierre-Edmond Gay, docteur
    23. docteur Claire Gellman, psychologue,
    24. docteur Robert Gellman,
    25. André Glucksmann,
    26. Félix Guattari,
    27. Daniel Gurin,
    28. Pierre Guyotat,
    29. Pierre Hahn,
    30. Jean-Luc Henning,
    31. Christian Hennion,
    32. Jacques Henric,
    33. Guy Hocquenghem,
    34. Bernard Kouchner,
    35. Françoise Laborie,
    36. Madeleine Lak,
    37. Jack Lang, (Coral)
    38. Georges Lapassade, professeur de faculté
    39. Raymond Lepoutre,
    40. Michel Leyris,
    41. Jean-François Lyotard,
    42. Dionys Mascolo,
    43. Gabriel Matzneff, (Coral)
    44. Catherine Millet,
    45. Vincent Montail,
    46. Bernard Muldworf, Docteur
    47. Négrepont, psychiatre
    48. Marc Pierret,
    49. Anne Querrien,
    50. Grisldis Ral,
    51. François Régnault,
    52. Claude et Olivier Revault d’Allonnes,
    53. Christiane Rochefort,
    54. Gilles Sandier,
    55. Pierre Samuel,
    56. Jean-Paul Sartre,
    57. René Schérer, (Coral)
    58. Philippe Sollers,
    59. Gérard Soulier,
    60. Victoria Therame,
    61. Marie Thonon,
    62. Catherine Valabregue,
    63. Gérard Valls, docteur
    64. Hélène Védrines, psychiatre
    65. Jean-Marie Vincent,
    66. Jean-Michel Wilheim,
    67. Danielle Sallenave,
    68. ???
    69. ???





En 1977, le médecin et co-fondateur de Médecins sans frontières Bernard Kouchner avait 38 ans et tous ses esprits lorsqu'il a signé ce texte défendant la pédophilie....




freddy http://zandvoort.morkhoven.org/wordpress/?p=818




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MessageSujet: Re: ACTIVISME PÉDOPHILE   Mer 3 Nov 2010 - 16:07








René Schérer se distingue par ailleurs dans les années 1970 par des positions favorables à la révision de la législation concernant la sexualité des mineurs, à une époque où l'idée d'une "libération sexuelle" était à l'ordre du jour. Si d'autres intellectuels, de renom, ont pu défendre également cette idée à l'époque, René Schérer est allé jusqu'à s'exprimer en faveur de la pédophilie[1]. En 1971, la rédaction Politique-Hebdo, refuse de publier une interview de Schérer en raison, selon le témoignage du rédacteur en chef adjoint de l'époque Hervé Hamon, de ses « positions pro-pédophiles »[2].

En 1974, René Schérer publie Émile perverti, ou Des rapports entre l’éducation et la sexualité (le titre faisant référence à Émile, ou De l'éducation, de Jean-Jacques Rousseau), un essai consacré aux rapports entre l'éducation et la sexualité. Selon Schérer, « Il n'y a pas deux sexualités, celle de l'enfant et celle de l'adulte, qui sert de but et de norme, mais une seule, non celle de l'adulte, certes, mais la sexualité prise en un réseau de tensions qui, hors de l'adulte, commence à projeter "l'enfant" et à le constituer »[3]. Il dénonce l'« action infantilisante » de l'école[4] et conteste les conclusions d'auteurs comme Françoise Dolto sur le caractère nocif pour les enfants des relations sexuelles, de l'inceste et de la promiscuité sexuelle avec les adultes[5]. Pour lui, « La première relation pédagogique est commandée par le désir »[6]: dissertant sur la pédérastie des Grecs anciens et sur les rapports avec les mineurs existant chez les Aborigènes d'Australie[7], il conclut ensuite « Nous posons en principe que la relation pédagogique est essentiellement perverse, non parce qu'elle s'accompagnerait de rapports pédérastiques entre maîtres et élèves, mais précisément parce qu'elle les dénie et les exclut. Et, ayant exclu la pédérastie pour pouvoir se constituer comme telle sous la forme que nous connaissons aujourd'hui, elle ne saurait la réinclure cette fois que sous la forme qu'il est convenu d'appeler une perversion. »[8]. Analysant Le Tour d'écrou de Henry James, René Schérer voit dans l'action de la jeune éducatrice qui, voulant protéger l'enfant des fantômes pervers et supposés pédophiles, entraîne au final sa mort, une métaphore de l'éducation[9]: en conclusion de son ouvrage, Schérer appelle « la secte des instituteurs et des pédagogues » à se faire « attentive aux attractions passionnées des enfants » et à les aider « à satisfaire l'immensité de leurs désirs, en dehors des familles et contre elles »[10].

En 1976, il dirige avec Guy Hocquenghem le numéro 22 de la revue Recherches, "Co-ire", qui s'inspire partiellement de ses séminaires de Vincennes consacrés à l'enfance[11]. Roger-Pol Droit considère cette publication comme ayant marqué l'apogée d'un certain type de discours sur la pédophilie et l'éphébophilie[12]. Le Monde écrit à l'époque : « les auteurs ne [cachent] pas que le corps des enfants — sexué, désirant, désirable, ludique — les intéresse. Leur livre n’est pas « à mettre entre toutes les mains » aurait-on dit naguère. On serait bien embarrassé, aujourd’hui, de préciser lesquelles. Celles des parents, peut-être »[13]. À la même époque, René Schérer salue en ces termes le roman Journal d'un innocent, de l'écrivain ouvertement pédophile Tony Duvert : « Persistera-t-on longtemps encore à appeler perversion ce point de lucidité où l'acceptation de l'enfance en soi, notre profondeur, et le désir de l'enfant hors de nous se rejoignent et se complètent ? »[14].

En 1978, René Schérer publie l'essai Une érotique puérile, qui postule qu'« Une érotique (...) rayonne des enfants, dont l'adulte cherche à se garantir, car il y pressent le plus grand des dangers. Aussi dresse-t-il des barrières là où il faudrait ménager des passages et ouvrir une libre voir à l'essor. »[15]. Pour lui, « une relation non familiale ni pédagogique d'un adulte avec un enfant est, pour l'émergence de la puérilité fondatrice, une condition de possibilité indispensable. Le rôle "pivotal" y est fréquemment joué par le pédéraste qui, toutefois, n'est pas toujours en position de pouvoir le remplir (..) Le pédéraste se targue d'être le seul à entretenir avec l'enfant une amour personnaliste réciproque, ou tout simplement, le seul capable de le former, de lui "apporter beaucoup". Il se leurre: ce qui importe au contraire est qu'il permette l'explosion de la puérilité affirmative qui provoque le brouillage des rôles, nie copie et modèle, supprime, dans la clarté absolue du simulacre, toute distinction d'âge et de pouvoir entre adulte et enfant »[16]. Selon René Schérer, « L'érotique puérile vient se substituer à "l'affolement frivole" du Sexe, en opposant à l'arbitraire de son ordre fonctionnel fondé sur l'abstraction de tout ce qui porte, complique, enrichit le plaisir, l'éventail chatoyant des combinaisons auxquelles se prête son jeu. Pour peu qu'un adulte vienne le favoriser, l'enfant, petit démon, y étale tout son attirail magique »[17]. Analysant des procès-verbaux datant du XIXe siècle, et portant sur les abus sexuels d'un paysan sur de jeunes enfants et adolescents, Schérer estime que les enfants ont été « piégés » par les accusateurs pour accabler l'accusé, et voit dans cette affaire de moeurs la prémisse de la répression contemporaine. Lui-même, au sujet de cette affaire, écrit « Les roulades dans les chemins creux quand le temps s'y prête, les déculottages pour rire, les tripotages furtifs, et surtout avec un drôle de bonhomme qui change tellement des autres adultes indifférents ou brutaux, quoi, en effet, de plus innocent ? » [18] et estime que dans ces images d'« érotique pastorale », « un petit pâtre en sabots et pantalon de gros cadis de laine, qui pourrait être notre grand-père ou notre arrière grand-père, fait revivre la Grèce de l'anthologie en se prêtant avec complaisance aux caresses d'un soupirant chenu »[19]. Pour lui, avec la condamnation de l'accusé, « le sort qui l'accable entraîne avec lui l'enfance, commune victime du nouveau droit »[20]. En conclusion de son ouvrage, René Schérer prône « une réforme peu coûteuse » de la « ségrégation » que représentent selon lui les articles du code pénal relatifs à la majorité sexuelle, réforme qui « suffirait à lever les obstacles qui s'opposent à la production de multiples rapports harmoniques. (...) Il n'y aurait plus une enfance repliée sur elle-même en présence d'une maturité morne, mais la diversité des combinaisons auxquelles elle seule, dans son invention toujours renaissante, est capable de donner lieu »[21].

René Schérer écrit par ailleurs la même année, dans Libération, « on s’interroge sur la possibilité d’un amour partagé entre un homme et un enfant. C’est que l’on voudrait, au couple insolite, imposer une grille d’une érotique d’adultes, entre personnes cloisonnées. Mensonge, énigme, impossibilité ou crime, l’amour pédophilique devient au contraire toute lumière dès qu’on l’introduit au champ de l’érotique puérile. (...) L’aventure pédophilique vient révéler quelle insupportable confiscation d’être et de sens pratiquent à l’égard de l’enfant les rôles contraints et les pouvoirs conjurés »[22]. Plus tard, au procès du pédophile Jacques Dugué, jugé pour abus sexuels sur mineurs, René Schérer vient témoigner en faveur de l'accusé[23].

En 1982, René Schérer et Gabriel Matzneff, également témoin de la défense dans le procès Dugué, sont mis en cause dans l'affaire du Coral. René Schérer est inculpé pour excitation de mineurs à la débauche[24], sur dénonciation calomnieuse, dont l'auteur sera d'ailleurs condamné. René Schérer est alors, selon les termes de Maxime Foerster qui lui a consacré une étude, soumis à un « lynchage médiatique sans précédent »[25]. Il est finalement mis hors de cause.

Jean-Claude Guillebaud range les écrits de René Schérer dans la catégorie du « militantisme pédophile sentencieux »[26].

Émile perverti est réédité en 2006 : dans la préface de la nouvelle édition, René Schérer reconnaît que « L'illusion d'un eden érotique élargi à l'enfance n'a plus aujourd'hui la faveur du public. Sa cote est à zéro. (...) Naguère doté d'une sexualité polymorphe et perverse, le rejeton encore immature est déclaré tout simplement asexué et innocent.(...) Il ne s'agit plus d'ouvrir les jeunes corps au contact des autres, à la chaleur affective des étreintes, mais de les tenir à distance, de les isoler. » Il ajoute cependant que « L'Histoire procède en zigzag, non par accumulation dialectique. Un fait propre à consoler ceux qui désespèrent »[27].





NOTES

[1] Frédéric Martel, Le rose et le noir: les homosexuels en France depuis 1968, Seuil, 2000, page 248
[2] Paul Benkimoun et Sandrine Blanchard, Que reste-t-il de la révolution sexuelle de Mai 68 ?, Le Monde, 1er mars 2001
[3] René Schérer, Émile perverti, Laurence Viallet-éditions du Rocher, édition de 2006, page 32
[4] René Schérer, Émile perverti, Laurence Viallet-éditions du Rocher, édition de 2006, page 56
[5] René Schérer, Émile perverti, Laurence Viallet-éditions du Rocher, édition de 2006, pages 102-111
[6] René Schérer, Émile perverti, Laurence Viallet-éditions du Rocher, édition de 2006, page 129
[7] René Schérer, Émile perverti, Laurence Viallet-éditions du Rocher, édition de 2006, pages 133-140
[8] René Schérer, Émile perverti, Laurence Viallet-éditions du Rocher, édition de 2006, pages 145-146
[9] René Schérer, Émile perverti, Laurence Viallet-éditions du Rocher, édition de 2006, pages 179-184
[10] René Schérer, Émile perverti, Laurence Viallet-éditions du Rocher, édition de 2006, page 186
[11] Julian Bourg, French pedophiliac discours of the 1970s, in Between Marx and Coca-Cola: youth cultures in changing European societies, 1960-1980, Berghahn Books, 2005, page 209
[12] Roger-Pol Droit, De la subversion par la sexualité à la reconnaissance des droits de l'enfant, Le Monde, 1er mars 2001.
[13] Anne-Claude Ambroise-Rendu, Un siècle de pédophilie dans la presse (1880-2000) : accusation, plaidoirie, condamnation [archive], Le Temps des médias n°1, 2003
[14] Article paru dans Les Nouvelles littéraires, cité en quatrième de couverture de Journal d'un innocent, éditions de Minuit, 1976
[15] René Schérer, Une érotique puérile, quatrième de couverture, éditions Galilée, 1978
[16] René Schérer, Une érotique puérile, éditions Galilée, 1978, pages 24-25
[17] René Schérer, Une érotique puérile, éditions Galilée, 1978, pages 71-72
[18] René Schérer cite en note, en référence du terme innocent, le titre de Journal d'un innocent, de Tony Duvert. Cf Une érotique puérile, éditions Galilée, 1978, page 109
[19] René Schérer, Une érotique puérile, éditions Galilée, 1978, pages 112
[20] René Schérer, Une érotique puérile, éditions Galilée, 1978, page 144
[21] René Schérer, Une érotique puérile, éditions Galilée, 1978, pages 185-186
[22] Libération, 9 Juin 1978
[23] L'Archange aux pieds nus, interview de Gabriel Matzneff, Gai Pied, 1er janvier 1982
[24] Trois nouvelles inculpations de l'affaire du "lieu de vie" Coral, Libération, 20 octobre 1982
[25] Penser le désir - A propos de René Schérer - Maxime Foerster [archive]
[26] Jean-Claude Guillebaud, La Tyrannie du plaisir, Seuil, 2000, page 23
[27] René Schérer, Émile perverti, Laurence Viallet-éditions du Rocher, édition de 2006, pages 9-10 et 15






source:
freddy http://fr.wikipedia.org/wiki/Ren%C3%A9_Sch%C3%A9rer




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MessageSujet: Re: ACTIVISME PÉDOPHILE   Mer 3 Nov 2010 - 16:31








Connu pour sa pédophilie revendiquée[1], Duvert dit défendre « le droit des enfants à disposer de leur libre sexualité »[2]. Il a écrit en 1980 avoir eu des relations sexuelles « avec un bon millier de garçons », « de six ans à cinquante et plus »[3]. Deux essais en particulier illustrent ses convictions (Le Bon Sexe illustré, publié en 1974, et L'Enfant au masculin en 1980), lesquelles se trouvent également transposées dans plusieurs romans où les relations pédophiles avec des jeunes garçons occupent une place prépondérante, tels Quand mourut Jonathan ou Journal d'un innocent. Dans Quand mourut Jonathan, l'enfant est montré comme l'initiateur de sa relation sexuelle avec le protagoniste adulte, qu'il encourage à le sodomiser[4].

Dans Le Bon Sexe illustré, Duvert affirme : « L'information sexuelle de l'enfant de 10/13 ans ne pose aucun problème pour qui fait l'amour avec lui. (...) L'enfant de 10/13 ans a donc autant de sexualité qu'il le peut et si, désormais, il la dissimule soigneusement à ses proches, il est souvent à la disposition de beaucoup d'aventures clandestines, quelle que soit leur couleur »[5]. Dans le même ouvrage, il tourne en dérision une image mettant en garde contre les pédophiles et dénonce la répression infligée à ces derniers, estimant que « l'interdit qui frappe la pédérastie est un simple corollaire de ceux qui, chez nous, condamnent d'une part l'homosexualité et, d'autre part, la sexualité des mineurs » et que l'abuseur sadique ou assassin d'enfants est quelque chose de « rarissime »; pour Tony Duvert, « il est bon de redire qu'entre enfants pubères et impubères il n'y a aucune différence d'aptitude au plaisir; seuls changent, plus ou moins, les actes de plaisir, leurs codes, leurs rôles, leur socialisation ». Selon lui, les viols d'enfants sont « parfaitement répugnants en tant qu'abus de pouvoir - et seulement en tant que tels, cela va de soi »[6].

En 1979, peu après la sortie de L’Île Atlantique, Tony Duvert accorde à Libération une interview dans laquelle il affirme : « Pour moi, la pédophilie est une culture: il faut que ce soit une volonté de faire quelque chose de cette relation avec l'enfant. S'il s'agit simplement de dire qu'il est mignon, frais, joli, bon à lécher partout, je suis bien entendu de cet avis, mais ce n'est pas suffisant... Certes, on peut créer des relations sauvages tout à fait personnelles: mais il n'est pas question de se contenter de relations sauvages si l'on a affaire à des enfants. Il est indispensable que les relations soient culturelles: et il est indispensable qu'il se passe quelque chose qui ne soit ni parental, ni pédagogique. Il faut qu'il y ait création d'une civilisation ». Dans cette même interview, Tony Duvert s'en prend également aux femmes et à leur droit sur les enfants, qu'il qualifie de « matriarcat pour impubères », souhaitant une « guerre contre les mères »: il préconise de retirer les enfants aux femmes, ou du moins d'« empêcher que les femmes aient un droit exclusif sur les enfants. (...) Il ne s'agit même plus qu'il y ait des relations sexuelles ou qu'il n'y en ait pas. Je connais un enfant et si la mère est opposée aux relations que j'ai avec lui, ce n'est pas du tout pour des histoires de bite, c'est avant tout parce que je le lui prends. Pour des histoires de pouvoir, oui. Autrement dit, elles se prennent une poupée et se la gardent »[7].

En 1980, Tony Duvert publie l'essai L'Enfant au masculin, dans lequel il fait l'éloge de ses propres penchants sexuels, associant l'homosexualité, la pédérastie et la pédophilie, affirmant que les rapports sexuels d'un homme adulte avec un enfant relèvent de l'homosexualité du mineur et que la répression contre la pédophilie fait partie de la persécution des homosexuels[8]. Pour lui, « le pédophile brouille les valeurs parentales: dans le troupeau, le bétail, des enfants ordinaires, il décèle les miracles humains », « le pédophile en demande trop et il introduit des valeurs trop vraies »[9]. Concernant ses goûts, il écrit : « ma pédophilie, donc, s'intéresse aux garçons impubères. Mais quand commence l'impuberté ? Les bébés ne m'attirent pas encore; les petits de deux à trois ans me plaisent à la folie, mais cette passion est restée platonique; je n'ai jamais fait l'amour avec un garçon de moins de six ans et ce défaut d'expérience, s'il me navre, ne me frustre pas vraiment. Par contre, à six ans, le fruit me paraît mur: c'est un homme et il n'y manque rien. Cela devrait être l'âge de la majorité civile. On y viendra »[10]. Selon lui, « Les pédophiles réclament le droit de vivre librement l'amour qu'un enfant leur accorde, et de goûter librement les plaisirs amoureux, mêmes passagers, où ils ont découvert qu'un garçon et un homme se rendent heureux comme des diables »[11]. Dans le même ouvrage, il dénonce également le « besoin féminin de pouvoir sur l'enfant », l'« hétérocratie » soit le « totalitarisme » que représente selon lui l'hétérosexualité érigée en norme, et la bisexualité (masculine) qu'il qualifie de « piège à cons »[12].

Jean-Claude Guillebaud considère le parcours de Tony Duvert dans les années 1970 comme symptomatique d'une certaine complaisance du monde intellectuel de l'époque vis-à-vis de la pédophilie : « Cette violence grave faite à l’enfant, on en parlait avec une espèce d’insouciance irresponsable. Presque de la tolérance : un écrivain comme Tony Duvert qui racontait des histoires d’amour entre un quinquagénaire et un garçon de huit ans, a été couronné par le prix Médicis, alors qu’en même temps il faisait une espèce de prédication pédophile dans la presse. Il appelait ça l’aventure pédophile, et on trouvait ça à peu près normal[13] ».




NOTES

[1] Philippe Ariño, Dictionnaire des codes homosexuels : partie I à W, Paris : L'Harmattan, 2008, p. 177.
[2] Mort d’un écrivain à Thoré-la-Rochette [archive], blog de Pierre Assouline, 23 août 2008
[3] Tony Duvert, L'Enfant au masculin, éditions de Minuit, 1980, p. 106
[4] Tony Duvert, Quand mourut Jonathan, éditions de Minuit, 1974, pages 204-206
[5] Tony Duvert, Le Bon Sexe illustré, éditions de Minuit, 1974, page 38
[6] Tony Duvert, Le Bon Sexe illustré, éditions de Minuit, 1974, pages 99-107
[7] « Non à l'enfant poupée », propos recueillis par Guy Hocquenghem et Marc Voline, Libération, 10 avril 1979
[8] Tony Duvert, L'Enfant au masculin, éditions de Minuit, 1980, page 178
[9] Tony Duvert, L'Enfant au masculin, éditions de Minuit, 1980, pages 12-14
[10] Tony Duvert, L'Enfant au masculin, éditions de Minuit, 1980, pages 18 et 21
[11] Tony Duvert, L'Enfant au masculin, éditions de Minuit, 1980, page 38
[12] Tony Duvert, L'Enfant au masculin, éditions de Minuit, 1980, pages 95-96
[13] Sexes et morales, entretien avec J.-C. Guillebaud [archive]






source:
freddy http://fr.wikipedia.org/wiki/Tony_Duvert




En 1977, dans leur essai le Nouveau Désordre amoureux, Pascal Bruckner et Alain Finkielkraut constatent que les livres de Tony Duvert provoquent le « scandale » alors que, selon eux, « ils devraient stimuler, susciter des vocations, dessiller les yeux »*. En 1979, les mêmes auteurs citent à nouveau Duvert, estimant qu'il est « en tant que pédophile, l'héritier des grands mythes amoureux », étant victime de « l'ordre collectif ancienne manière [qui] ne renaît que pour faire la chasse aux amours pédérastiques. (...) Regrettez-vous ces temps barbares et lointains où la foi faisait violence à l'amour ? Désirez-vous connaître l'intensité des passions impossibles ? Une seule solution : éprenez-vous d'un(e) enfant »**

* Pascal Bruckner, Alain Finkielkraut, Le Nouveau Désordre amoureux, Seuil, 1977, page 266
** Pascal Bruckner, Alain Finkielkraut, Au coin de la rue, l'aventure, Seuil, 1979, page 91



strass 1 http://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A9dophilie




Dernière édition par invitée le Dim 24 Juil 2011 - 4:11, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: ACTIVISME PÉDOPHILE   Mer 3 Nov 2010 - 17:45








En 1974, paraît un essai, Les Moins de seize ans, dans lequel Gabriel Matzneff expose son goût pour les « jeunes personnes », soit les mineurs des deux sexes. Au cours de cet ouvrage, Matzneff use du terme enfant pour désigner indifféremment les enfants et les jeunes adolescents, sans évoquer la notion de puberté. Il écrit : « Ce qui me captive, c'est moins un sexe déterminé que l'extrême jeunesse, celle qui s'étend de la dixième à la seizième année et qui me semble être - bien plus que ce que l'on entend d'ordinaire par cette formule - le véritable troisième sexe. Seize ans n'est toutefois pas un chiffre fatidique pour les femmes qui restent souvent désirables au-delà de cet âge. (..) En revanche, je ne m'imagine pas ayant une relation sensuelle avec un garçon qui aurait franchi le cap de sa dix-septième année. (...) Appelez-moi bissexuel ou, comme disaient les Anciens, ambidextre, je n'y vois pas d'inconvénien. Mais franchement je ne crois pas l'être. A mes yeux l'extrême jeunesse forme à soi seule un sexe particulier, unique ». Gabriel Matzneff revendique pour lui-même la qualification de pédéraste, soit un « amant des enfants ». Il dénonce par ailleurs le fait que le « charme érotique du jeune garçon » soit nié par la société occidentale moderne « qui rejette le pédéraste dans le non-être, royaume des ombres »[1]. Il ajoute plus loin « les deux êtres les plus sensuels que j'aie connus de ma vie sont un garçon de douze ans et une fille de quinze »[2]. Pour Matzneff, « curieusement, l'amour des gosses est dans l'esprit des gens lié à l'idée de violence. Pour eux, un satyre ne peut être qu'un sadique. (...) Un enfant ne peut disposer ni de son coeur, ni de son corps, ni de son amour, ni de ses baisers. Un enfant appartient à ses parents et à maîtres. Ce sont eux qui en ont l'usage exclusif. Pourtant, c'est nous que ces nauséabonds personnages accusent de détournement de mineur ». Il ajoute que « n'importe quelle personne qui aime les gosses peut témoigner qu'ils draguent ferme ou (ce qui revient au même) excellent dans l'art de se faire draguer. (...) Tout récemment encore (...) je me suis fait aborder rue Gay-Lussac, à Paris, par un mômichon d'une douzaine années qui avait peut-être envie que je lui paye le ciné, mais qui avait surtout envie d'autre chose. Il y a des gosses qui sont très sages, c'est exact, mais il y a aussi des gosses qui sont très putes ». Commentant un fait divers au cours duquel un quinquagénaire avait, au cours de « ballets roses », abusé de fillettes âgées de onze à quinze ans, Matzneff estime qu'« il n'y a pas un homme normalement constitué qui lise le croustillant récit des amours de Tonton Lucien sans bander et songer qu'il aurait bien aimé être à sa place ». Pour lui, au sujet de la prostitution des mineurs, « chacun donne ce qu'il a, l'oiseau son chant, la fleur son parfum, le créateur son oeuvre, la cuisinière ses bons petits plats, le sage vieillard sa sagesse, le riche son argent, le bel enfant sa beauté. En outre, si violence il y a, la violence du billet de banque qu'on glisse dans la poche d'un jean ou d'une culotte (courte) est malgré tout une douce violence. Il ne faut pas charrier. On a vu pire »[3].

Matzneff admet cependant l'existence d'« ogres », d'abuseurs sadiques d'enfants: il se souvient avoir « toujours eu un faible pour les ogres » et avoir suscité la polémique en relativisant, dans les colonnes de Combat, le crime de Lucien Léger, ou l'affaire des meurtres de la lande, achevant cependant son propos en dénonçant la confusion entre les criminels et l'ensemble des « pédérastes », qui apportent aux « enfants » « la joie d'être initiés au plaisir, seule "éducation sexuelle" qui ne soit pas une foutaise »[4]. Pour l'universitaire américain Julian Bourg, la distinction opérée ainsi par Matzneff relève d'un désir de défendre les « pédophiles bien intentionnés comme lui »[5].

Matzneff qualifie en 1994 son livre de « suicide mondain » et reconnaît: « c'est des Moins de seize ans que date ma réputation de débauché, de pervers, de diable. » Il déplore cependant le fait que « les impostures de l'ordre moral n'ont jamais été aussi frétillantes et bruyantes. La cage où l'État, la société et la famille enferment les mineurs reste hystériquement vérouillée »[6].

Matzneff revient sur ses goûts sexuels dans plusieurs de ses livres, notamment dans les différents tomes de son journal intime. Déjà scandaleuses à l'époque de leur parution, ces confessions lui vaudront plus tard d'être de plus en plus controversé, surtout à partir des années 1990, durant lesquelles la question de la pédophilie est devenue une préoccupation croissante.

Gabriel Matzneff et le philosophe René Schérer viennent témoigner au procès du pédophile Jacques Dugué, en faveur de ce dernier. En 1982, Matzneff est, comme Schérer, impliqué à tort dans l'affaire du Coral[7], ce qui provoque son renvoi du journal Le Monde, où il tenait une chronique hebdomadaire depuis 1977.

En 1990, Matzneff publie Mes amours décomposés, son journal intime pour les années 1983-1984, dans lequel il évoque sa vie quotidienne, ses amours avec de multiples partenaires dont plusieurs adolescentes âgées de quatorze à seize ans, et son renvoi du Monde à la suite de l'affaire du Coral. Il raconte également son voyage à Manille, aux Philippines, au cours duquel il se livre au tourisme sexuel. Il écrit notamment, au cours de ce passage : « un joli gamin, pétillant de malice, parlant un bon anglais, écolier bien propre, treize ans. Il n'a pas voulu que je le baise, mais il m'a sucé à merveille et m'a fait jouir »[8]; « la peau douce, le corps gracile, la bouche industrieuse, le culo divino d'un Gilbert, treize ans, d'un Normin, douze ans, me donnent beaucoup de plaisir, mais un corps de très jeune fille aux formes non totalement épanouies mais déjà esquissées me trouble davantage. N'en déplaise à ceux qui me tiennent pour un amateur de petits garçons qui a parfois des faiblesses pour les filles, c'est le contraire qui est vrai. (...) Ici, à Manille, de l'autre côté du globe, je goûte aux suprêmes joies de la liberté - y compris celle de ne pas faire l'amour, tout en n'ayant qu'un geste à faire pour avoir aussitôt dans mon lit une fille de quatorze ans ou un garçon de douze »[9]. A Manille, il fréquente notamment des occidentaux venus à la recherche de contacts sexuels, comme Edward Brongersma, juriste et homme politique néerlandais et défenseur connu de la pédophilie, intéressé par des rencontres avec « les jeunes personnes les plus jeunes »[10]. En conclusion de son voyage, Matzneff écrit : « Amoureusement, ce que je vis en Asie est très inférieur à ce que je vis en France, même si les petits garçons de onze ou douze ans que je mets ici dans mon lit sont un piment rare. Oui, un piment, mais seulement un piment: une épice, et non le plat de résistance »[11].

Peu après la sortie du livre, sur le plateau de l'émission de télévision Apostrophes présentée par Bernard Pivot, un face-à-face tendu oppose Gabriel Matzneff à l'écrivaine québécoise Denise Bombardier. Cette dernière, choquée par Mes amours décomposés, compare Matzneff à ces « messieurs qui attirent des enfants avec des bonbons ». Gabriel Matzneff se retire alors pour un temps de la vie publique. Il se dit plus tard convaincu que Denise Bombardier n'avait pas lu son ouvrage[12].

Matzneff reçoit encore, des années plus tard, des soutiens de la part de la presse française et des milieux intellectuels. En 2009, un article du Figaro estime que « Matzneff fut la proie d'un néopuritanisme conquérant »[13]. Christine Angot estime que « Elle prouve, cette femme [Denise Bombardier], que ce qui dérange, ce n'est pas ce qu'il fait dans la vie, c'est l'écriture. Elle lui reproche en fait d'être un écrivain, c'est ça qui la dérange »[12]. Dans Libération, Pierre Marcelle écrit « Voici déjà pas mal d'années, il me semble avoir entendu Mme Denise Bombardier franchir, chez M. Bernard Pivot, le mur du son. J'en conserve le souvenir, un peu flou mais encore suffisamment effrayant, d'éructations appuyées et de glapissements torquemadesques — il était question de pédophilie — dont ce pauvre Gabriel Matzneff, je crois, fut la cible. C'était bien avant l'affaire Dutroux, mais déjà Christine Boutin pointait sous Bombardier »[14].

A contrario, Le Nouvel Observateur parle en 1993 de « viol au nom de la littérature » et cite Marie-France Botte et Jean-Paul Mari, auteurs du livre Le Prix d'un enfant, consacré à la prostitution enfantine dans le tiers-monde; ces derniers estiment que « Matzneff est un personnage public. Lui permettre d'exprimer au grand jour ses viols d'enfants sans prendre les mesures nécessaires pour que cela cesse, c'est donner à la pédophilie une tribune, c'est permettre à des adultes malades de violenter des enfants au nom de la littérature »[15].

Le psychiatre Bernard Cordier estime en 1995 qu'« un écrivain comme Gabriel Matzneff n'hésite pas à faire du prosélytisme. Il est pédophile et s'en vante dans des récits qui ressemblent à des modes d'emploi. Or cet écrivain bénéficie d'une immunité qui constitue un fait nouveau dans notre société. Il est relayé par les médias, invité sur les plateaux de télévision, soutenu dans le milieu littéraire. Souvenez-vous, lorsque la Canadienne Denise Bombardier l'a interpellé publiquement chez Pivot, c'est elle qui, dès le lendemain, essuya l'indignation des intellectuels. Lui passa pour une victime : un comble ! (...) Je ne dis pas que ce type d'écrits sème la pédophilie. Mais il la cautionne et facilite le passage du fantasme à l'acte chez des pédophiles latents. Ces écrits rassurent et encouragent ceux qui souffrent de leur préférence sexuelle, en leur suggérant qu'ils ne sont pas les seuls de leur espèce. D'ailleurs, les pédophiles sont très attentifs aux réactions de la société française à l'égard du cas Matzneff. Les intellectuels complaisants leur fournissent un alibi et des arguments: si des gens éclairés défendent cet écrivain, n'est-ce pas la preuve que les adversaires des pédophiles sont des coincés, menant des combats d'arrière-garde? »[16].

Gabriel Matzneff lui-même récuse l'amalgame de l'amour des adolescents avec la pédophilie et déclare en 2002 : « Lorsque les gens parlent de "pédophilie", ils mettent dans le même sac le salaud qui viole un enfant de huit ans et celui qui vit une belle histoire d’amour avec une adolescente ou un adolescent de quinze ans. Pour ma part, je méprise les salauds qui abusent des enfants et je suis partisan de la plus grande sévérité à leur égard. Mais les gens confondent tout. Pour eux, le mot "enfance" est un mot générique qui désigne aussi bien un bambin de trois ans à la crèche qu’un élève de première au lycée. Les gens ont de la bouillie dans la tête. S’ils n’avaient pas de la bouillie dans la tête ils ne confondraient pas des petits enfants qui ne sont pas maîtres de leurs décisions, qui peuvent être abusés et violés, avec des adolescents de l’un et l’autre sexe qui ont le droit de découvrir le plaisir, l’amour, la passion »[17].




NOTES

[1] Gabriel Matzneff, Les Moins de seize ans, Julliard, réédition de 1994, pages 21-25, 29
[2] Gabriel Matzneff, Les Moins de seize ans, Julliard, réédition de 1994, page 65
[3] Gabriel Matzneff, Les Moins de seize ans, Julliard, réédition de 1994, pages 37-42
[4] Gabriel Matzneff, Les Moins de seize ans, Julliard, réédition de 1994, pages 42-46
[5] Julian Bourg, French pedophiliac discours of the 1970s, in Between Marx and Coca-Cola: youth cultures in changing European societies, 1960-1980, Berghahn Books, 2005, page 298
[6] Gabriel Matzneff, Les Moins de seize ans, Julliard, réédition de 1994, préface, pages 12-13
[7] Source : entretien de Gabriel Matzneff avec Antoine Perruchot, paru en 1982 dans l'hebdomadaire Gai pied, sous le titre « L'Archange aux pieds nus [archive] », reproduit sur le site matzneff.com.
[8] Gabriel Matzneff, Mes amours décomposés : journal 1983-1984, Gallimard, 1990, page 222
[9] Gabriel Matzneff, Mes amours décomposés : journal 1983-1984, Gallimard, 1990, pages 226-227, 232
[10] Gabriel Matzneff, Mes amours décomposés : journal 1983-1984, Gallimard, 1990, page 233
[11] Gabriel Matzneff, Mes amours décomposés : journal 1983-1984, Gallimard, 1990, pages 233-234
[12] a et b Bombardier contre Matzneff [archive]
[13] Denise Bombardier Gabriel Matzneff [archive], Le Figaro, 22 janvier 2009
[14] Y a-t-il une affaire Cohn-Bendit ? [archive], Florence Guernalec, Linternaute.com
[15] Censurer Gabriel Matzneff ? [archive], Le Nouvel observateur, 11-17 novembre 1993
[16] «Non au prosélytisme» [archive]L'Express, 2 février 1995
[17] Gabriel Matzneff : " Le décervelage est à l’ordre du jour. " [archive], L'Humanité, 13 novembre 2002







source:
freddy http://fr.wikipedia.org/wiki/Gabriel_Matzneff




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MessageSujet: Re: ACTIVISME PÉDOPHILE   Mer 3 Nov 2010 - 17:47


« Évidemment, j'ai lu ce qu'on a pu écrire sur le commerce des garçons d'ici et vu quantité de films et de reportages; malgré ma méfiance à l'égard de la duplicité des médias, je sais ce qu'il y a de vrai dans leurs enquêtes à sensation; l'inconscience ou l'âpreté de la plupart des familles, la misère ambiante, le maquereautage généralisé ou crapahutent la pègre et les ripoux, les montagnes de dollars que cela rapporte quand les gosses n'en retirent que des miettes, la drogue qui fait des ravages et les enchaîne, les maladies, les détails sordides de tout ce trafic.

Je m'arrange avec une bonne dose de lâcheté ordinaire, je casse le marché pour étouffer mes scrupules, je me fais des romans, je mets du sentiment partout, je n'arrête pas d'y penser, mais cela ne m'empêche pas d'y retourner. Tous ces rituels de foire aux éphèbes, de marché aux esclaves, m'excitent énormément. La lumière est moche, la musique tape sur les nerfs, les shows sont sinistres et on pourrait juger qu'un tel spectacle, abominable d'un point de vue moral, est aussi d'une vulgarité repoussante.

Mais il me plaît au-delà du raisonnable. La profusion de jeunes garçons très attrayants, et immédiatement disponibles, me met dans un état de désir que je n'ai plus besoin de refréner ou d'occulter. L'argent et le sexe.... Je suis au coeur de mon système, celui qui fonctionne enfin car je sais qu'on ne me refusera pas (…) La morale occidentale, la culpabilité de toujours, la honte que je traîne, volent en éclat; et que le monde aille à sa perte, comme dirait l'autre (…).

Je sais aussi très bien que tout cela n'est qu'une sinistre farce que je me raconte à moi-même. J'ai beau résister, le mensonge se délite quand je prends l'avion du retour, le réel me remet le nez dans ma merde dès que j'arrive à Paris, le remord m'attrape et ne me lâche plus d'une semelle, rendu furieux par la peur d'avoir failli perdre ma trace.
»

Frédéric Mitterrand - La mauvaise vie (2005)



« L’échange paraît facile... mais la transgression est absente. On sert de femme de remplacement et de livret de caisse d’épargne; les beaux gosses arrivent comme au sport et pour financer l’électroménager de leur futur mariage avec la cousine choisie par leur mère... ce sont les familles qui mènent le jeu et gagnent à tous les coups... de vieilles folles compulsives y trouvent leur avantage... puis les garçons disparaissent d’un seul coup... la fatigue ne vous donne plus très envie de continuer »: en ces termes, Frédéric Mitterrand dévoilait la face obscure de son amour pour la Tunisie. C’était en 2005, à l’occasion de la parution de son ouvrage intitulé « La mauvaise vie ». Ce récit crû et mélancolique relatait alors les expériences transgressives et autres égarements d’un esthète voyageur en mal de sensations fortes. Ainsi, à défaut de pouvoir s’aventurer dans les bordels d’Asie du Sud-Est, le narrateur admettait recourir à une alternative plus commode: la « solution Maghreb ». Fin 2009, lors de la révélation médiatisée de passages faisant état de relations avec des « garçons » en Thaïlande, le journaliste de L’Express Jérôme Dupuis s’était livré à une analyse détaillée du récit. À propos du passage concernant la Tunisie, son commentaire fut explicite : « Ce qu’il appelle crûment la "solution Maghreb" (comprendre le tourisme sexuel en Afrique du Nord) serait une impasse, car les compagnons d’une nuit ne souhaitent pas le suivre en France. "Le minet n’immigre pas", conclut-il avec regret... ».

Plus loin, le critique littéraire renchérissait : « C’est pourtant un chapitre consacré à la Tunisie qui, peut-être, suscite chez le lecteur la plus grande gêne. Frédéric Mitterrand y raconte, en une scène déchirante, comment il emmène vivre avec lui à Paris un garçonnet tunisien, l’arrachant à une mère évidemment consentante mais éplorée. Pour l’éducation de ce "fils adoptif", le ministre se démène sans compter et se prive de vie mondaine. L’enfant, turbulent, lui mène la vie dure, arrachant à Frédéric Mitterrand cette réflexion - où comme toujours la franchise ouvre directement sur l’inconscient : "Je me demandais parfois si je serais capable de me donner tant de mal pour une petite fille. Les garçons touchaient évidemment à quelque chose de plus intime et de plus ambigu - quoique..." ».

freddy http://www.atlasinfo.fr/Tourisme-sexuel-quand-Frederic-Mitterrand-evoquait-la-solution-Maghreb_a17947.html







Mais Jack, au-delà de cette politique paillette, ce sont aussi des rumeurs sur ses mœurs. Dès le 4 avril 1981, il est le seul homme politique à s’afficher publiquement en faveur d’une marche homosexuelle. Il fréquente très souvent le Palace, célèbre boite parisienne où se déroulaient de fameuses orgies homosexuelles. Christophe Girard, le très visible adjoint de Delanoë, peut ainsi déclarer: « Jack Lang aime la subversion, il pense qu’il faut s’ouvrir à tout ce qui est porteur d’agitation[1]. » Phrase étonnante de la part de Girard, quand on y pense… Quoi qu’il en soit, à ces rumeurs d’homosexualité (que dément Séguéla « qui n’est pas un con » selon l’inoubliable formule de Desproges) s’ajoutent celles de pédophilies. C’est Gilbert Estève qui lui apportera un soir dans son bureau la nouvelle du scandale. Il aurait participé à des soirées pédophiles où des jeunes mongoliens auraient été abusés, en compagnie de Gilbert Durand, Willy Marceau, et, petit clin-d’œil à mes amis philosophes: René Schérer, le célèbre traducteur des Recherches logiques, et le célèbre commentateur de Husserl.

De surcroît, Schérer, Durand et Marceau sont inquiétés par la justice. Les pétitionnaires de l’époque se mobilisent: Deleuze, Glucksmann, Sartre, Kouchner, Sollers, Catherine Millet, lesquels « ne comprendraient pas que trois pédophiles ne recouvrent pas la liberté[2]. », prennent la défense des pédophiles. Schérer en profite pour publier un Émile perverti, manifeste apologétique de la pédophilie. Seul hic: Jack a évidemment signé la pétition. Il sera encore un peu plus associé à la pédophilie.
Les auteurs du livre sont très prudents sur cette question de pédophilie; ils se contentent de rapporter quelques faits, un peu à l’image de l’Express qui, sans pencher d’un côté ou d’un autre, rappelait qu’en 1996 avait à nouveau explosé une affaire de pédophilie autour de Jack et de son épouse. « En 1996, un «blanc» - document non signé - des Renseignements généraux fait allusion à une vraie affaire de pédophilie survenue en 1988 dans le sud-est de la France et évoque, avec force détails scabreux, le couple Lang, citant des écoutes téléphoniques que personne n’a jamais entendues et qui ont été, selon la note… détruites depuis[3]. » Étrange...


[1] Nicolas Charbonneau, Laurent Guimier, Docteur Jack et Mister Lang, Le Cherche-Midi, 2004, cité p.88

[2] Ibid. Cité p. 96

[3] L’Express, le 6 juin 2005



freddy http://presqueriensurpresquetout.unblog.fr/2006/09/10/eclaircissements-sur-jack-lang-paillettes-et-tourments




À part Dominique Baudis, aucun homme politique n'a tant subi de calomnies sur ses mœurs que Jack Lang. En janvier 1995, dans la rivalité au PS pour la présidentielle, des jospinistes font courir la rumeur. « Je me souviens d'une réunion place des Vosges où il était effondré », témoigne un proche. « Il a dit: "Là, je n'en peux plus. De telles ignominies!" » « On m'a traité alors de pédophile », raconte Lang, parfaitement lucide sur ces ragots. « C'était immonde. J'ai trouvé les deux personnages qui racontaient cela. Le premier a fait amende honorable. Le second, je ne lui parle plus. » « Je sais qu'il pense cela », répond ce dernier, qui fut ensuite conseiller de Jospin à Matignon. « Il se trompe, je n'ai jamais rien dit. »

En 1996, un "blanc" - document non signé - des Renseignements généraux fait allusion à une vraie affaire de pédophilie survenue en 1988 dans le sud-est de la France et évoque, avec force détails scabreux, le couple Lang, citant des écoutes téléphoniques que personne n'a jamais entendues et qui ont été, selon la note… détruites depuis. La hiérarchie policière n'accorde aucune crédibilité à l'assertion. Enfin, à l'approche de la présidentielle de 2002, quelques chiraquiens racontent une arrestation de Jack Lang au Maroc, dans une affaire de mœurs, suivie d'une exfiltration discrète organisée par l'Elysée.


freddy http://www.lexpress.fr/actualite/politique/secrets-et-ragots_484524.html?p=2






Ministre de la Culture, Jack Lang a 43 ans au moment de l’affaire CORAL 1982. Une « machination policière visant le ministre », qui aboutira tout de même à la condamnation de son fondateur Claude Sigala, à trois ans de prison dont trente mois avec sursis pour « attentat à la pudeur sur mineurs de moins de quinze ans », selon le journal Le Monde du 14 mars 1987.



Extrait d’une lettre adressée à Jack Lang, par Guy Hocquenghem dans « À ceux qui ont choisi le reniement dans la continuité » (page 140 à 147)

« Mon cher Jack,

(…) Dans l’affaire dite du Coral*, par exemple, tu as su dès le début que c’était une machination policière, où nos amis arrêtés (René Schérer, Gabriel Matzneff, Claude Sigala) étaient parfaitement innocents, et qu’à travers les « personnalités parisiennes », c’était leur amitié avec le ministre qui était visée. Tu aurais pu porter plainte contre l’invraisemblable Krieff, qui prétendait t’avoir vu enculer des petits garçons. Tu m’en as parlé une fois, mais tu ne l’as jamais fait. C’est le propre de l’homme politique de préférer courber le dos et faire le sourd, d’accepter une injustice discrète plutôt que d’attaquer pour l’honneur de ses amis. …
»


freddy http://zandvoort.morkhoven.org/wordpress/?p=55


* Pour en savoir plus sur l'"affaire du Coral":
strass 1 http://droitfondamental.eu/007-Coral___fr.htm
strass 1 http://droitfondamental.eu/007-CORAL_Trois_nouvelles_inculpations_dans_l_affaire_du_lieu_de_vie.htm

« Or, lors de la saisie de documents dans un local appartenant au Préfet Prouteau qui fut le chef de la célèbre « cellule des écoutes de l’Elysée », le juge découvre 2 dossiers « Coral ballets bleus » et « Coral 82 ».
Le capitaine Paul Barril, son subordonné, déclarera en audience publique le 29 avril 97: « Je me rappelle qu’on nous avait alerté pour stopper l’enquête sur le réseau pédophile « Coral » à cause des personnalités mises en cause ». Si l’on en croit certains témoignages, il y avait en effet de quoi ébranler le pouvoir….
La seule personnalité condamnée suite à la dénonciation de ce réseau, Willy Marceau, qui figure lui aussi sur la liste belge du Cries, nous intéresse parce qu’il dénonce une secte sataniste qui torture des enfants, l’Alliance Kripten, dont une victime parle de séances avec des belges à Forchies- la -Marche près de Charleroi… fin 88 et fin 92. »
strass 1 http://www.morkhoven.droitfondamental.eu/002-CORAL.htm





31 mai 2011

Admirons la manière Ferry: sur le plateau du Grand journal, le philosophe, ancien ministre de l'Education nationale, s'est félicité que la presse n'ait pas le droit de déballer toutes les rumeurs qui circulent sur la vie privée des politiques. « Les journalistes ne peuvent pas dire les choses qu'ils savent. Et je pourrais vous donner beaucoup d'exemples que vous connaissez comme moi parce que vous tombez sous le coup de la diffamation ! » , a-t-il affirmé. « Le problème c'est: est-ce qu'on veut une presse qui fait fi du principe de la diffamation et du respect de la vie privée, ou pas ? Est-ce qu'on veut une presse à l'américaine ou pas ? Nous n'en voulons à aucun prix, pour l'essentiel des journalistes que je connais. »

Il donne ensuite un exemple : un « ancien ministre qui s'est fait poisser à Marrakech dans une partouze avec des petits garçons (…) Probablement nous savons tous ici de qui il s'agit. (…) Je sais, je pense que je ne suis pas le seul (…) L'affaire m'a été racontée par les plus hautes autorités de l'Etat. »

Avec ces accusations graves, floues, et "évidemment" sans la moindre preuve, Ferry évoque un encadré publié ce week-end dans Le Figaro Magazine, au sein du dossier consacré au silence de la presse et des politiques sur les affaires de vie privée.

« Il y a quelques années, des policiers de Marrakech effectuent une descente nocturne dans une villa de palmeraie où une fête bien spéciale bat son plein. Les participants, des Français, sont surpris alors qu'ils s'amusent avec de jeunes garçons », rapportait le magazine. Un ancien ministre aurait fait partie des adultes. « Le consul de France local est aussitôt avisé, qui informe à son tour l'ambassade à Rabat. L'affaire est rapidement arrangée et "l'excellence" libérée sur le champ. » Après ces affirmations, qui si elles sont vraies sont gravissimes, le magazine s'arrête là. Et indique ingénument : « Faute d'éléments de procédure ou de témoignage, la loi nous interdit légitimement de nommer le personnage. »



De quoi, ou de qui, parle-t-on ? Jusqu'ici, ni Le Figaro Magazine ni Ferry n'ont cité de nom. Voici donc le troisième temps: comme le souligne sur Twitter Guy Birenbaum, ces rumeurs avaient été évoquées, et "évacuées", par L'Express en 2005, dans un article entièrement consacré aux rumeurs sur la vie privée de Lang. Il s'annonçait alors comme candidat potentiel à la présidentielle, et le magazine s'était employé à tester la solidité des rumeurs traînant sur son compte, en démontant la plupart et dénonçant les "calomnies" . Lang lui-même y rapportait qu'en 1995, des jospinistes l'ont traité de "pédophile" : « C'était immonde. J'ai trouvé les deux personnages qui racontaient cela. Le premier a fait amende honorable. Le second, je ne lui parle plus. »
Au paragraphe suivant, L'Express citait la fameuse rumeur du Figaro et de Ferry. En la faisant démentir par un proche anonyme, de façon très générale : « À l'approche de la présidentielle de 2002, quelques chiraquiens racontent une arrestation de Jack Lang au Maroc, dans une affaire de mœurs, suivie d'une exfiltration discrète organisée par l'Elysée. Pas la moindre preuve, mais les missiles anti-Jospin se préparent, que le 21 avril rendra caducs. " Le plaisir est important dans sa vie privée, conclut un proche, mais il est trop soucieux de la liberté d'autrui pour se livrer à quoi que ce soit d'illégal en la matière. " La capacité de Jack Lang à endurer ces rumeurs et à en parler lui-même, comme il l'a fait avec L'Express, témoigne en tout cas de sa détermination à aller au bout de l'aventure présidentielle. »


freddy http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=11309




« La sexualité puérile est encore un continent interdit, aux découvreurs du XXIème siècle d’en aborder les rivages. » Jack Lang - Journal "Gay Pied" du 31 Janvier 1991




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MessageSujet: Re: ACTIVISME PÉDOPHILE   Dim 7 Nov 2010 - 21:23








« J’ai travaillé pendant deux ans dans ce jardin. Il y avait des gosses entre deux et cinq ans. C’était une expérience fantastique. Si l’on est un peu ouvert, les enfants nous aident beaucoup à comprendre nos propres réactions. […] Au début, j’étais plein d’énergie. Je jouais énormément, je me battais, bref je m’identifiais totalement à eux. Je me suis alors rendu compte que j’avais besoin d’être inconditionnellement accepté par eux. Je voulais que les gosses aient envie de moi et je faisais tout pour qu’ils dépendent de moi. Je crois que c’est le problème de toutes les grandes personnes avec les enfants. […] Mon flirt permanent avec les gosses prenait vite des formes d’érotisme. Je sentais vraiment que les petites filles à cinq ans avaient déjà appris comment m’emmener en bateau, me draguer. C’est incroyable. La plupart du temps j’étais assez désarmé. […] Les conflits avec des parents n’ont pas manqué. Certains enfants avaient souvent vu leurs parents faire l’amour. Un soir, une petite fille va voir sa copine chez elle, et lui demande : "Veux-tu faire l’amour avec moi ? " Et elle parlait de baisage, de bite, etc. Alors les parents de la copine, qui étaient des catholiques pratiquants, sont venus se plaindre, très, très choqués. Il m’est arrivé plusieurs fois que certains gosses ouvrent ma braguette et commencent à me chatouiller. Je réagissais de manière différente selon les circonstances, mais leur désir me posait un problème. Je leur demandais : "Pourquoi ne jouez-vous pas ensemble, pourquoi vous m’avez choisi, moi, et pas les autres gosses ?" Mais s’ils insistaient, je les caressais quand même. Alors on m’accusait de "perversion". Il y a eu une demande au Parlement pour savoir si j’étais payé par la municipalité, toujours au nom de la loi qui interdit aux extrêmistes d’être fonctionnaires. J’avais heureusement un contact direct avec l’association des parents, sans quoi j’aurais été licencié. En tant qu’extrémiste, je n’avais pas le droit d’être avec des enfants. […] Pendant toute une période, je m’étais identifié aux gosses. Mais à partir d’un certain moment, les problèmes des enfants ont commencé à ne plus m’intéresser. Ces gosses venaient d’un milieu social en fin de compte inintéressant. Ce n’était pas un jardin d’enfants normal, et l’expérience n’était pas assez radicale.[…] Reich, c’est la lutte pour la sexualité, et surtout la sexualité des jeunes. Un des problèmes du jardin d’enfants, c’est que les libéraux admettent, à la rigueur, l’existence de la sexualité, alors que nous, on essayait de la développer, d’avoir un comportement qui permette aux enfants de réaliser leur sexualité. »

Daniel Cohn-Bendit, Le Grand Bazar, Paris : P. Belfond, 1975, chapitre IX, « Little big men »
















Dernière édition par invitée le Ven 3 Juin 2011 - 18:04, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: ACTIVISME PÉDOPHILE   Ven 18 Fév 2011 - 12:07

LA PÉDOPHILIE

Brochure
P.S.V.G.(1979)
Association Protestante Néerlandaise de Planning Familial






MODE D'EMPLOI

Beaucoup d'entre vous auront du mal à lire cette brochure calmement. Si vous avez des problèmes avec certains passages,
ne la jetez pas tout de suite. Essayez d'abord de réfléchir calmement pour savoir ce qui vous pose problème. Vous trouverez pages 20 et 21
une petite liste d'idées et d'opinions qu'on rencontre fréquemment. Si vous n'arrivez pas à comprendre d'où viennent vos difficultés,
vous devriez consulter cette liste. Même si votre opinion est déjà faite d'avance, vous y trouverez peut-être matière à réflexion.

P.S.V.G. FÉVRIER 1979



Note du traducteur:
Cette brochure a été réalisée par une ASSOCIATION NÉERLANDAIS (et protestante) DE PLANING FAMILIAL. Il faut donc replacer certaines informations et affirmations dans leur contexte géographique et historique. Cette brochure fait partie d'un ensemble destiné à une diffusion très large (premier tirage: 20 000 ex.), qui comporte entre autres: homosexualité; drogues; jeunes et sexualité; la pilule; contraception; la ménopause; maladies vénériennes etc.





INTRODUCTION

Cette brochure parle de pédophilie. Elle est destinée à tous ceux qui veulent en savoir plus sur la pédophilie, mais surtout à ceux qui sont concernés. En premier lieu, les pédophiles eux-mêmes, et les enfants qu'ils fréquentent. A côté de cela, les parents avec des enfants jeunes, et les parents ayant des enfants pédophiles, sont concernés. A cause des lois actuelles, il arrive aussi que la police et les magistrats y soient confrontés. Des travailleurs sociaux y sont impliqués également. Ainsi, il y a de nombreuses personnes qui s'occupent de pédophilie. A vrai dire, cette brochure s'adresse également aux enfants, mais ils s'apercevront rapidement qu'il s'agit malgré tout d'une brochure pour adultes. Cela vient de ce que la "pédophilie" est non seulement un mot d'adulte, mais surtout un problème d'adulte.


Par conséquent, vous lirez d'abord:

    - qu'est-ce que c'est que la pédophilie?
    - que sont les pédophiles?
    - qui sont-ils?
    - que font les pédophiles avec les enfants?
    - avec qui le font-ils?
    - comment s'y prennent-ils?

et seulement après:

    - que pensent les enfants de leurs contacts pédophiles?

Là aussi, les enfants n'occupent que la seconde place. Avec cette brochure nous tenterons de donner une meilleure image de la pédophilie. Nous voulons aligner des faits, et ainsi nous débarrasser de préjugés et malentendus.




QU'EST-CE QUE LA PÉDOPHILIE?

L'être humain éprouve des sensations sexuelles et amoureuses de toutes sortes: homosexuelles, pédophiles, hétérosexuelles. Certaines personnes ont plus de sensations d'une sorte que d'une autre sorte. Quand nous découvrons cela, nous nous empressons de leur coller une étiquette: une personne surtout attirée par quelqu'un de son propre sexe s'appellera homosexuel; quelqu'un qui se tourne surtout vers le sexe opposé s'appellera hétérosexuel, et ceux qui dirigent leurs sentiments surtout vers les enfants, s'appelleront pédophiles. Littéralement cela veut dire : "quelqu'un qui aime les enfants". Et c'est exactement ce dont il s'agit. Vu de cette façon, il arrive à chacun d'entre nous d'avoir de tels sentiments, consciemment ou inconsciemment. Parfois la sexualité y joue un rôle. Et parfois on s'en rend compte:on s'aperçoit par ex. qu'on aime chahuter avec des enfants. Et parce que nous avons du mal à accepter cela, on a commencé à nous mettre, et à mettre les autres, dans des catégories: pédophiles, homophiles etc. Quand une personne oriente sa sexualité surtout vers l'autre sexe, elle est hétéro: il (ou elle) DOIT se comporter de telle ou telle façon, et les autres pulsions (pédophiles, homophiles) sont cachées, opprimées ou ignorées.


QUE SONT LES PÉDOPHILES?
Les pédophiles sont des personnes qui se sentent attirées par les enfants, y compris sexuellement. Le fait de se sentir attiré par les enfants est vécu comme une partie intégrante de la personnalité: quand on n'a pas le droit d'avoir ces sentiments, on n'a pas le droit d'être soi-même.


QUI SONT-ILS?
Des personnes qui aiment surtout les enfants, on en trouve partout: ce sont des hommes et des femmes, des femmes de 25 ans et des hommes de 50 ans, des gros, des maigres, des grands, des petits, des gentils et des pas-gentils. Il y a des personnes qui se sentent attirées par les enfants de leur sexe, des enfants du sexe opposé, ou par les deux. Et, comme chez les homosexuels ça ne se voit pas sur leur figure.


QUE FONT LES PÉDOPHILES AVEC LES ENFANTS?
Pour résumer, on pourrait dire: la même chose que les autres adultes, mais parfois il s'y ajoute des actes sexuels. Le pédophile tient surtout à faire savoir à l'enfant qu'il l'aime. C'est pour cette raison que la plupart du temps il n'y aura pas "pénétration" avec des enfants jeunes. Un garçon ou une fille d'une dizaine d'années n'est pas encore suffisamment "bâti" pour cela. Un homme adulte qui essaie d'introduire son pénis dans le vagin d'une fillette, lui fera mal dans la plupart des cas. Par conséquent, les pédophiles, en général, s'abstiendront, ne fût -ce que pour cette raison. Mais qu'est-ce qu'ils font alors? Non seulement ils parlent ensemble, rient ensemble, jouent ensemble etc., mais ils s'embrassent aussi, se caressent, se montrent leurs organes sexuels. Parfois l'adulte se masturbe devant son (sa) petit(e) ami(e), ou se laisse masturber.


AVEC QUI LE FONT-ILS?
Le pédophile se sent attiré par les enfants d'environ 8 à 15 ans. Avec l'arrivée de la puberté, l'enfant perd parfois son attraction SEXUELLE pour l'adulte. Il arrive que le plus jeune accepte cela difficilement. Mais très souvent l'amitié subsiste. Comme dans les relations entre adultes, le pédophile peut avoir des relations avec des enfants qu'il connaît depuis longtemps et avec des enfants qu'il connaît depuis très peu de temps. La plupart du temps, les deux partenaires se connaissent déjà depuis très longtemps avant d'en arriver à vivre une relation pédophile. Souvent ils habitent dans le même quartier, parfois l'adulte est un ami des parents, ou un membre de la famille.


COMMENT S'Y PRENNENT-ILS ?
Comme nous venons de le voir, les partenaires se connaissent souvent depuis fort longtemps. Aussi, beaucoup de relations se développent-elles peu à peu. A un moment donné, cette relation devient plus intime, et la sexualité peut y trouver sa place. Dans ce cadre, il n'y a pas à proprement parler d'"initiative". Quand une relation se développe peu à peu, il arrive un moment où les deux partenaires estiment que la sexualité peut y trouver place. Il est à noter, cependant, qu'il arrive très souvent que ce soit le plus jeune qui "commence", ou joue les "incitateurs". Mais dans la plupart des cas, l'aspect sexuel se développe progressivement, en interaction? Le pédophile peut avoir, lui aussi, des contacts uniques et sans lendemain. Là, également, l'initiative peut venir de l'enfant comme de l'adulte. Il arrive parfois que le contact sexuel soit imposé. L'adulte peut abuser de son pouvoir; il, ou elle, peut user de contrainte, ou essayer par des voies détournées d'obtenir l'assentiment de l'enfant. Mais ceci n'est pas spécifique de la sexualité pédophile. Dans les contacts homo ou hétérosexuels également, il peut être question de contrainte et de pouvoir. Seulement, les enfants sont moins en mesure de se défendre que les adultes. Il est toujours plus facile d'abuser d'un enfant (et pas seulement sur le plan sexuel). les rapports avec des enfants exigent TOUJOURS respect et retenue. Il se trouve que les parents oublient cela bien plus souvent que les pédophiles, parce que les parents considèrent ces petites personnes comme LEURS enfants.


QUE PENSENT LES ENFANTS DE LEURS CONTACTS PÉDOPHILES?
Quand un enfant a une relation avec un pédophile sans intervention extérieure, des liens d'amitié se tissent qui subsistent souvent quand l'aspect sexuel de la relation a cessé d'être. Souvent l'adulte a une grande importance pour l'enfant en tant que personne de confiance, comme soutien, mais avant tout comme "partenaire en amour". Les sentiments que l'enfant éprouve sont des sentiments de "être amoureux de" et "bien aimer". L'aspect sexuel a probablement une signification autre pour lui que pour l'adulte. Parfois l'enfant est passif. il apprécie la tendresse et les caresses: il se laisse faire gentiment. Mais il arrive aussi que l'enfant soit actif. PROBABLEMENT l'enfant ne voit pas le sexe comme une chose à part dans une relation. On peut dire que chez certains enfants la sexualité fait encore partie intégrante de leur existence.




ENFANTS ET SEXUALITÉ

Nous avons été très prudents en parlant de la sexualité des enfants; nous disions "probablement, ils le sentent ainsi". Prudence à observer, car finalement nous ne savons pas grand chose de la sexualité infantile. On entrevoit beaucoup de choses, et une de nos erreurs est de regarder leur sexualité en partant de nos propres sentiments et sensations. Nous projetons nos propres opinions, sentiments et expériences sur les enfants. Peut-être parce qu'en tant qu'adultes nous avons oublié notre propre enfance; peut-être aussi parce que nous VOULONS oublier notre enfance quand il s'agit de sexualité. Les adultes d'aujourd'hui qui ont eu des "expériences sexuelles" en tant qu'enfant ont appris que c'était "mal".

Les sensations qu'ils ont pu avoir en jouant "au docteur" ou "au papa et à la maman" sont souvent profondément refoulées. Pour savoir quelque chose sur la sexualité des enfants, il faudrait regarder les enfants sans idée préconçue. Et peut-être aussi se regarder sans idée préconçue. Car il se peut que l'adulte ait déjà eu, à un moment ou à un autre, une réaction de recul quand il a senti la pulsion de caresser sexuellement un enfant (par ex. en lui donnant son bain...). L'enfant a toujours affaire à des adultes. Et ces adultes interdisent, punissent, se fâchent.

Dès son plus jeune âge, on apprend à l'enfant qu'il ne faut pas faire de choses "sales". Même sans que les adultes l'expriment clairement, l'enfant sent, de par l'attitude des adultes, que certains jeux amusants sont interdits. Et c'est pour cela qu'il préfère y jouer dans des coins obscurs où l'on risque moins la découverte. Ainsi, la vie sentimentale de l'enfant est très rapidement entourée d'une ambiance un peu malsaine. Et la sexualité des enfants devient un comportement dicté par les adultes.

L'adulte est très important pour l'enfant. L'adulte détient le pouvoir. Les adultes, les parents, les grands-parents, les enseignants, les flics, les automobilistes, les médecins et ainsi de suite, tous ces adultes déterminent ce que les enfants ont le droit, ou n'ont pas le droit de faire. Le monde de l'enfant est étriqué. La rue où il joue est dangereuse à cause des automobilistes, la maison qu'il habite est conçue par un architecte adulte, et qu'est-ce qu'il apprend? des leçons prodiguées par des instituteurs. Les frontières de l'enfant sont beaucoup plus resserrées que nous ne le pensons. Dans le domaine de la sexualité aussi, l'adulte a imposé les limites. C'est lui qui détermine ce qui est bien, ce qui est mal, ce qui est "propre" et ce qui est "sale". On pourrait dire que c'est l'opinion des adultes qui entoure de frontières la sexualité des enfants. Et, évidemment, cela est également valable pour les relations pédophiles.




DES MALENTENDUS

Jusqu'ici nous avons essayé d'expliquer ce qu'est la pédophilie, ce que font les pédophiles, et comment les choses PEUVENT se passer dans une relation. Il y a beaucoup de malentendus et de préjugés dans ce domaine, qui déterminent en grande partie l'évolution des relations pédophiles. Nous allons les regarder de plus près.

MALENTENDU: TOUS LES PÉDOPHILES SONT DES HOMOSEXUELS
Il y a des gens qui pensent que tous les pédophiles sont des homosexuels. C'est faux. Il y a autant de pédophiles attirés par les enfants de l'autre sexe que de pédophiles attirés par les enfants de leur propre sexe.

MALENTENDU: TOUS LES HOMOSEXUELS SONT DES PÉDOPHILES
Également faux. Parmi les homosexuels, on trouve la même proportion de pédophiles que parmi les hétérosexuels.

MALENTENDU: LES PÉDOPHILES SONT DES PETITS VIEUX DÉGOÛTANTS
Faux. Le pédophile peut avoir n'importe quel âge, jeune ou vieux. Il n' y a pas que des hommes. Une femme aussi peut tomber amoureuse d'un enfant. Mais comme on considère qu'il est normal qu'une femme embrasse et caresse les enfants, elle n'attire pas l'attention...Et, au fait, ils ne sont pas dégoûtants non plus.

MALENTENDU: LES PÉDOPHILES SONT DES FRUSTRÉS
Cela devient monotone: faux également. On trouve des gens frustrés partout, chez les homosexuels, les pédophiles, les hétérosexuels. Ce qui est vrai, c'est que par l'interdiction de vivre la vie sexuelle, le pédophile peut devenir frustré. Il n'est pas frustré parce qu'il est pédophile, mais il peut le devenir s'il ne peut pas s'exprimer en tant que pédophile.

MALENTENDU: L'ENFANT QUI A UNE EXPERIENCE PÉDOPHILE DEVIENT HOMOSEXUEL
Le fait d'être homosexuel ou hétérosexuel n'a rien à voir avec une expérience pédophile. Des recherches ont démontré que parmi les personnes ayant eu des contacts pédophiles, il y a autant d'hétérosexuels que parmi ceux qui n'avaient pas eu ces contacts.

MALENTENDU: LE PÉDOPHILE EST UN SUBORNEUR D'ENFANT
Beaucoup de gens pensent que le pédophile attire l'enfant dans un endroit tranquille en lui proposant des bonbons, des glaces, des petits cadeaux. Cela arrive. Et quand cela arrive, c'est tout simplement parce que le pédophile, de par la législation actuelle et la condamnation sociale, est pratiquement forcé à agir ainsi.

MALENTENDU: LE PÉDOPHILE EST UN ASSASSIN D'ENFANT
A vrai dire on ne peut pas appeler cela un malentendu. L'accusation est beaucoup trop grave. Rarement, très rarement, il arrive qu'un pédophile en vienne à tuer. C'est en général par peur de la découverte. Cela n'est pas spécifique à la pédophilie. D'autres crimes sont commis par peur de la punition. Ainsi, un voleur PEUT devenir un assassin, et un pédophile PEUT tuer. Mais , encore une fois, cela est très très rare, et provient de la peur de la découverte (et donc de la punition). Cela n'a rien à voir en soi avec la pédophilie.

MALENTENDU: LE PÉDOPHILE EST UN DÉTRAQUÉ
Parmi les pédophiles on trouve des gens de toutes sortes. Quelques-uns ont l'air "bizarre", d'autres paraissent parfaitement "normaux". Il est difficile de déterminer exactement ce qu'est être "bizarre" ou "normal. Être différent ne veut pas dire être détraqué. Vouloir nuire à ses prochains, voilà une forme de déséquilibre. En suivant ce raisonnement, on pourrait bien en arriver à la conclusion que l'automobiliste "normal" qui conduit comme un chauffard et se moque du nombre de victimes d'accidents de la route, est en fait un détraqué. Être différent et penser différent ne veut pas dire: être détraqué.




NUIRE

Nous venons de parler de "nuire à ses prochains". Beaucoup pensent que la relation pédophile nuit à l'enfant. Qu'en est-il? Il y a eu beaucoup de recherches dans ce domaine, en Hollande et dans d'autres pays.. Dans aucune des recherches portées à notre connaissance, il n'apparaît qu'une relation pédophile, EN TANT QUE TELLE, peut nuire à l'enfant. Mais dans notre culture, il est rarement question d'un contact isolé. Il y a beaucoup de choses autour, et là, il peut y avoir conséquences désastreuses.

Premièrement, il y a les ravages causés par les parents de l'enfant. La découverte d'une relation engendre souvent panique et colère. De telles réactions, engendrées par l'ignorance, nuisent à l'enfant. Ce que l'enfant éprouve comme de la tendresse, de l'amitié, devient soudain quelque chose de sale, d'interdit.

Il y a aussi les ravages faits par les contacts avec la police et la justice. Heureusement, depuis quelques années, il y a chez les juges et les policiers, le début d'une approche plus nuancée de la pédophilie; mais un interrogatoire, l'attente dans un poste de police etc. donnent néanmoins à l'enfant l'idée qu'il s'est passé des choses terribles.

Et le pire de tout, peut-être: quand l'enfant a l'impression que par son témoignage, son meilleur ami (ou sa meilleure amie) va se retrouver en prison. Cette terrible pensée peut parfois accompagner l'enfant tout le long de sa vie. Ainsi, ce sont surtout les réactions de l'entourage qui nuisent à l'enfant. Mais, en même temps, ce monde extérieur se nuit à lui-même. Les parents se nuisent à eux-mêmes en nuisant à leur enfant

On peut aller jusqu'à dire qu'en tant que société nous nous nuisons à nous-mêmes en réagissant de cette façon à la pédophilie. C'est une réaction qui résulte des préjugés, des malentendus; et peut-être aussi de l'impuissance des adultes à assumer leur propre sexualité, qui recouvre aussi des sentiments pédophiles.

La sexualité devient une chose qui doit se passer dans le noir, qui est sale et, à vrai dire interdite. C'est ainsi que l'on forge des sentiments de culpabilité: des sentiments de culpabilité qui n'ont rien à voir avec une faute réelle. A cause de ces sentiments de fausse culpabilité, il devient souvent difficile de prendre conscience de ses véritables fautes. Là aussi, il y a "dégats". Beaucoup des ravages dont nous venons de parler proviennent de l'ignorance, des préjugés, des malentendus. En ne s'attaquant pas à ces préjugés, en n'essayant pas de se débarrasser des malentendus, l'on se rend complice, et là aussi, on nuit à ses prochains. Cela est surtout le cas de certains journaux, qui exploitent quelques débordements, et qui en font des articles à sensation.

C'est aussi le cas de certaines personnes, qui se laissent entraîner par leurs propres émotions, sans réfléchir, en pensant ainsi protéger les enfants. Il faut parler également du tort fait aux pédophiles. A cause de tous ces préjugés et malentendus, ces personnes sont condamnées à ne pas être elles-mêmes, à ne pas être en paix avec leur conscience Et quand elles vivent activement leur pédophilie, la peur de la découverte les habite continuellement. C'est pour cela qu'il y a parfois des accidents (et ces accidents ne font que renforcer les préjugés). Cercle vicieux. Là aussi , l'on fait du tort.

LA PÉDOPHILE EST UN DÉLIT
Les rapports avec les enfants de moins de 16 ans constituent un délit.Dans notre code civil on appelle cela : attentat à la pudeur etc.Ces derniers temps, il y a de plus en plus de personnes qui voudraient se débarrasser de ces lois, et surtout supprimer les limites d'âge. La législation actuelle est faite pour protéger l'enfant, mais en fait l'enfant n'est nullement protégé, et dans la pratique il y a plus de mal fait que de bien. La meilleure façon de protéger l'enfant, c'est de lui apprendre à se protéger lui-même.




CONSEILS

La pédophilie est assez fréquente. En cas de découverte, il faut que les parents réagissent, que l'entourage réagisse et que (parfois) la police réagisse. Ce serait merveilleux si cela pouvait se passer d'une façon raisonnable, sans préjugés. Mais c'est beaucoup demander. Ces préjugés sont souvent bien ancrés en nous, on a grandi avec et ils ne se laissent pas mettre de côté. On a affaire à des sentiments, et tout en sachant qu'ils ne sont pas toujours justes, il est difficile de les surmonter. Mais on peut essayer, et ces quelques conseils peuvent y aider.

CONSEILS AUX ENFANTS
A vrai dire, un seul conseil suffit: ne fais jamais ce que tu n'as pas envie de faire. Les enfants sentent très bien ce qu'ils veulent par eux- mêmes, et ce qu'ils ne veulent pas. Cela n'a rien à voir avec la désobéissance. On est désobéissant quand on fait une chose dont on sait en soi-même que c'est mal (ou quand on ne fait pas une chose dont on sait qu'elle est bonne). Quand l'enfant est honnête avec ses parents, c'est-à-dire quand il leur dit franchement ce qu'il aime et ce qu'il n'aime pas, quand il leur dit ce qu'il veut et ce qu'il ne veut pas, à ce moment-là les parents savent où ils en sont. Tu dois pouvoir leur dire ce que tu as fait, où et avec qui. Quand les parents savent cela, ils n'ont plus aucune raison de s'inquiéter.

CONSEILS AUX PARENTS
Beaucoup de parents ont du mal à accepter la pédophilie. Il n'y a aucune raison de panique concernant l'amitié d'un pédophile et d'un enfant, même si dans cette relation il est question de rapports sexuels.

Ayez confiance en votre enfant. Si votre fils, ou votre fille, ressent cette relation comme agréable, ne détruisez pas ce lien. Votre enfant est parfaitement capable de savoir par lui-même ce qu'il aime. Votre enfant ne comprendra pas la destruction d'un tel lien.

Cependant il s'agit de veiller à ce que l'enfant ait un véritable chez-soi, un lieu où il se sente en sécurité, un endroit où il reçoive amour et chaleur. Cela évitera que l'enfant aborde la relation pédophile à partir d'une situation de manque, tout simplement parce qu'il a besoin de chaleur et de tendresse et qu'il accepte le rapport sexuel par-dessus le marché.

Une éducation sexuelle honnête et claire est d'une importance capitale pour l'enfant. L'ignorance rend curieux et cachottier. L'enfant qui peut avoir des conversations honnêtes avec ses parents aura tendance à les tenir au courant de ses faits et gestes plus facilement. Il est bon qu'un enfant sache où se trouvent ses parents, et il est bon que les parents sachent où se trouve leur enfant. C'est une bonne habitude à prendre que de se raconter où l'on va.

Les parents ne doivent pas s'inquiéter des manifestations de sexualité chez leur enfant. Vraiment, les enfants ne garderont aucune séquelle de ces jeux sexuels auxquels ils participent sans aucune contraite.

Comme nous le disions précédemment, le mal vient presque toujours de l'entourage. Préservez votre enfant de cette tragédie. Ne courez pas tout de suite à la police. Si votre enfant a un ami pédophile, essayez d'abord d'entrer en contact avec lui. Faite-lui savoir qu'il n'est pas question de menaces, de police, et essayez de discuter avec l'ami(e) de votre enfant. En cela, ne forcez pas votre nature: il n' y a pas de mal à ce qu'il(elle) sache que vous avez des problèmes à accepter sa relation avec votre enfant.

Et si vraiment il s'est passé des choses désagréables (par ex. dans le cas d'une violence physique ou d'une contrainte caractérisée), vous pourrez toujours vous adresser à la police. Dans ce cas, essayez de leur expliquer calmement ce dont il s'agit. Limitez-vous aux faits et ne vous laissez pas entraîner par la peur de choses qui n'ont, probablement, pas eu lieu. Bien que dans la police l'on rencontre de plus en plus de compréhension vis-à-vis de la pédophilie, il s'agit de leur dire clairement que le plus grand tort causé à l'enfant vient souvent de l'entourage, dont la police.

Par ailleurs: en cas de problème, il est toujours recommandé de s'adresser D'ABORD à des personnes de confiance (et ce ne sont pas forcément des professionnels).

CONSEILS AUX PÉDOPHILES
La pédophilie est difficilement compréhensible pour beaucoup de gens. Ceux qui ne reconnaissent pas en eux-mêmes ces sentiments, et ceux qui les ont refoulés, n'y comprennent rien.

De nombreux pédophiles ont du mal à accepter leur propre nature, et à se découvrir. La peur de la punition, de la condamnation sociale, de l'incompréhension chez les autres et la difficulté de s'assumer soi-même, amènent des pédophiles à se faire passer pour ce qu'ils ne sont pas. Le comportement qui s'ensuit , bien que compréhensible, ne fait que renforcer les préjugés déjà existants. Essayez de parler de vos sentiments à d'autres personnes. Cela peut très bien se faire dans le cadre d'un groupe de discussion pédophile.

Essayez de discuter de manière franche et honnête avec les parents de votre petit(e) ami(e); à l'avance, si possible. Parlez-leur de vos sentiments, de vos projets, dites-leur ce que vous comptez faire. La plupart du temps cela ne sera pas possible, mais parfois on peut trouver le courage, et contribuer ainsi à briser le cercle vicieux.

Ne paniquez pas en cas de découverte, même si la police s'en mêle. Restez calme. Il existe beaucoup de possibilités d'assistance juridique. Vous y avez droit. Si vous avez des démêlés avec la police, demandez TOUT DE SUITE une assistance juridique. Vous devez savoir également que vous n'êtes pas obligé de répondre aux questions. Comme nous le disions, le fait de s'accepter soi-même est très important. Ce n'est que sur les bases d'une telle acceptation qu'un pédophile peut s'interroger sur la façon dont il veut vivre sa pédophilie.

CONSEILS AUX ENSEIGNANTS
Il arrive fréquemment que des enfants rentrent à la maison en disant: "Maman, 'y avait un sadique à la sortie de l'école!".

"Sadique" et quelques autres termes similaires sont des notions que les enfants utilisent souvent. Ils trouvent cela passionnant, et en même temps cela leur fait un peu peur. Ils s'excitent entre eux, et la rumeur s'amplifie. Les causes en sont, une fois de plus, tous les malentendus, préjugés et peurs qui accompagnent dans notre société le phénomène pédophile.

Ces rumeurs, ces peurs, peuvent engendrer des situations très pénibles, et avoir des conséquences désastreuses. Les enseignants peuvent contribuer à "limiter les dégâts".

Quand de telles rumeurs circulent, on peut en tirer profit et discuter ouvertement de la pédophilie en classe. Il est également bon d'essayer, dans les réunions de parents et dans les contacts plus personnels avec des parents, d'évacuer un peu de cette peur qu'ont tant de parents. Si vous découvrez qu'un enfant de votre classe a une relation pédophile, essayez d'abord d'entrer en contact avec l'adulte, et de discuter avec lui, ou elle. Ne cédez JAMAIS à la panique en courant chez les parents. Vous feriez plus de mal que de bien.




POSTFACE

Beaucoup d'entre vous ont certainement eu des difficultés à lire cette brochure. La pédophilie est un sujet chargé d'émotions, et la plupart des gens ont du mal à accepter la pédophilie, ou la refusent entièrement. Cela tient à notre regard sur les enfants, et à nos propres doutes concernant la sexualité. Dans notre société, l'enfant est considéré comme une petite personne fragile et innocente, la propriété de ses parents, qui doivent le guider jusqu'à l'âge adulte. Si nous considérions l'enfant comme une personne à part entière, avec ses propres sentiments, un cerveau, et qui ne soit la propriété de personne, alors peut-être la pédophilie deviendrait moins menaçante. La sexualité est un sujet qu'on aborde difficilement dans notre société. Elle est (encore et toujours) entourée de sentiments de culpabilité, de peur, de cochonnerie. Tant que nous aurons des problèmes avec notre propre sexualité, nous ne pourrons pas réfléchir de façon honnête et sans préjugés sur la pédophilie. Dans ce processus immense, cette brochure n'est qu'une goutte d'eau dans un océan. La modification des lois et, surtout, l'évacuation de la peur panique sans fondement vis-à-vis de la pédophilie, feront avancer bien plus vite ce processus.




QUESTIONS

Si, en lisant cette brochure, vous vous êtes mis en colère, en vous disant:

FAUT-IL VRAIMENT QUE JE TROUVE TOUT CA NORMAL? QU'ILS ESSAIENT DE TOUCHER À MON ENFANT!
Ne croyez-vous pas que vous vous posez un peu trop en propriétaire de votre enfant? Ne pourriez-vous pas le considérer comme un être indépendant, avec ses propres sentiments et désirs?

DE NOS JOURS ON EN ARRIVE À JUSTIFIER TOUTES LES COCHONNERIES!
Pourquoi appelez-vous "cochonnerie" ce qui peut être une expression de l'amour? Pensez-vous que votre propre sexualité est "cochonne" aussi?

ET SI C'ÉTAIT MON ENFANT?
N'avez-vous jamais envisagé que le pédophile aussi a des parents? N'avez -vous jamais réfléchi à ce qui se passerait si votre frère ou soeur, votre père ou votre mère, votre mari ou votre femme, était arrêté pour attentat à la pudeur? Si tout le voisinage montrait du doigt cette personne que vous aimez? Sachez que cela AUSSI est une façon d'être mêlé à la pédophilie.

D'ACCORD, MAIS J'EXIGE QUE MES ENFANTS SOIENT EN SÉCURITÉ !
Évidemment, chacun d'entre vous veut que la vie de ses enfants soit la plus sûre possible. Mais êtes-vous certain que votre enfant n'est pas en sécurité dans une relation pédophile? Est-ce que vous vous faites autant de mauvais sang pour l'insécurité de la circulation routière? Et l'armement nucléaire? Et les programmes de télévision? Et les jouets guerriers, inutiles et moralement condamnables? Dites-vous que la sécurité à 100% n'existe pas. D'ailleurs, il ne faudrait pas parler de sécurité et d'insécurité quand il n'est pas question de nuire. La meilleure sécurité, vous l'obtiendrez en informant vos enfants, et à les soutenir en toute sécurité.

AVEC UN TEL RAISONNEMENT, ON EN ARRIVE À TOUT JUSTIFIER!
Vraiment?




source:
freddy http://www.ipce.info/library_3/files/psvg_79_fr.htm


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