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 CIRCONCISION

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invitée



Localisation : Tarn

MessageSujet: CIRCONCISION   Jeu 8 Juil 2010 - 11:23

TRAUMATISME DE LA CIRCONCISION





Résumé : Les mutilations sexuelles infligées aux enfants, le plus souvent justifiées par des considérations religieuses, altèrent leur faculté naturelle à se positionner face aux parents. L’ordre patriarcal qui les impose se garde ainsi de toute remise en cause. C’est pourquoi elles perdurent en dépit des souffrances qu’elles impliquent, tant pour les filles que pour les garçons, et de leurs terribles conséquences sur les générations.




Le terme de circoncision désigne l’ablation d’une partie des organes sexuels, tant masculins que féminins, quelle que soit l’ampleur de cette ablation. En 1995, cédant à des pressions politiques, l’Organisation mondiale pour la santé (OMS) décida de ne plus utiliser ce vocable pour les femmes et de le remplacer par l’expression mutilation sexuelle féminine, réservant le premier aux seuls hommes (1). Cette distinction manifeste l’existence d’un interdit posé sur la mise en cause des pratiques rituelles de mutilation sexuelle masculine, largement pratiquée, dont on estime à tort qu’elle est moins grave que la circoncision féminine, voire bénéfique pour la santé. Le débat occulte le fait que, dans les deux cas, ces pratiques ont pour fonction d’assurer la domination des hommes sur les femmes et sur leurs enfants, par l’impact d’un traumatisme dont la victime sera réduite à gérer toute sa vie les conséquences. L’une d’entre elles, et non des moindres, étant la compulsion à répéter (lire ci-dessous) sur ses propres enfants le rituel subi par soumission à l’ordre paternel.





Répétition

Ce qui nous pousse à remettre en scène les circonstances d’un traumatisme refoulé s’explique par la perspective, toujours potentielle, d’une mise à jour libératrice. Les justifications que l’on se donne pour ne pas accueillir la prise de conscience varient au fil du temps et installent la compulsion à passer à l’acte sur l’enfant.

Au XIXe siècle, sous l’influence des valeurs puritaines victoriennes, la circoncision masculine était préconisée en Occident comme moyen de lutter contre la masturbation et l’excès sexuel. On prétendait ainsi éviter les maladies vénériennes et le cancer du pénis. Au XXe siècle, on prescrivait l’opération comme mesure de prévention contre le phimosis ou l’infection des voies urinaires. Au plan mondial, 650 millions d’hommes seraient circoncis, soit environ un sur cinq.

La clitoridectomie - ou ablation du clitoris - a été pratiquée en Angleterre pour lutter contre l’hystérie, puis connut un essor aux États-Unis à la fin du XIXe siècle. Reprenant des sources occidentales plus que contestables, selon lesquelles les hommes circoncis contracteraient moins le VIH, des médecins arabes ont encore récemment affirmé que, par analogie, la circoncision des filles protégerait contre le sida. Selon l’OMS, au moins 137 millions de femmes seraient circoncises dans le monde.




L’ordre du Père

Dans la langue hébraïque, le terme milah - qui signifie coupure - désigne la circoncision masculine. L’Ancien Testament utilise l’expression berit milah - l’alliance de la coupure - pour consacrer le marché que conclut Yahvé avec Abraham*. En échange de l’obligation de circoncire tous les membres de sa communauté, il lui promit la suprématie sur sa descendance : « À toi et à ta race après toi, je donnerai le pays où tu séjourneras, tout le pays de Canaan, en possession à perpétuité, et je serai votre Dieu. » (Gn 17 8) C’est par cette alliance que la Bible distingue les juifs des non-juifs, ces derniers étant qualifiés par le terme péjoratif d’incirconcis. Dans la culture arabe, l’acte de la circoncision tant masculine que féminine s’entendait comme un préalable au mariage. Il est désigné par le terme khatana qui indique le marquage d’un sceau. À son propos, un érudit musulman du XIVe siècle expliquait : « Personne ne nie que l’amputation de cette peau est une désignation de la servitude. »

Le caractère obligatoire de la circoncision masculine chez les juifs et chez les musulmans découle directement de la mutilation qu’Abraham imposa à ses fils et aux hommes de sa tribu, elle-même reprise d’un rituel égyptien (fig. 1). Dans le judaïsme, la milah vaut à elle seule tous les autres commandements et les juifs donnent la priorité à la circoncision au huitième jour sur le respect du sabbat ou l’enterrement d’un parent. Les incirconcis étant considérés comme impurs, les normes juives interdisent de frayer avec eux, de manger leur nourriture ou de leur donner une femme en mariage. Bien que le Coran ne fasse pas mention explicite de la circoncision, elle est considérée comme obligatoire en référence à la sunnah - ou tradition - de Mahomet, la deuxième source du droit musulman. Pour certains auteurs modernes, elle est placée en tête des lois de la nature décrétées par Dieu aux croyants ou aux convertis. Dans l’islam, les défenseurs de la circoncision masculine considèrent ceux qui nient son caractère obligatoire comme des apostats méritant la peine de mort. Quant à la circoncision féminine, elle est considérée par ses promoteurs masculins comme un acte méritoire et purificateur pour la femme car, comme l’exprime l’un d’eux, « elle la garde des penchants qui excitent son instinct sexuel. »



Une gravure de la tombe de l’architecte royal Ankhmahor
(env. 2300 av. J.-C.) montre deux hommes infligeant la circoncision
et révèle l’usage égyptien de ce rituel avant la période d’Abraham.
(Sami A. Aldeeb Abu-Sahlieh, Circoncision,
le complot du silence, éd. L’Harmattan, 2003)


Prétexte médical

Bien que les apôtres du Christ aient aboli le caractère obligatoire de la circoncision masculine et décidé de ne plus faire usage des règles de pureté chères aux juifs, une partie du monde chrétien continue de pratiquer cette mutilation pour des raisons pseudo-scientifiques, qui cachent souvent une interprétation littérale de la Bible. Pour plusieurs prédicateurs fondamentalistes anglo-saxons, dont le télévangéliste américain Pat Robertson, la circoncision représente « une obéissance à la volonté de Dieu », car elle protègerait la pureté de l’âme en réduisant le plaisir sensuel et diminuerait la pratique de la masturbation. À la fin du XIXe siècle, John Harvey Kellogg, fabricant du petit déjeuner Kellogg et figure marquante de la lutte contre la masturbation, recommandait de pratiquer la circoncision sans anesthésie « parce que la douleur qui accompagne l’opération aura un effet salutaire pour l’esprit, surtout lorsqu’elle est liée à l’idée de châtiment. »

Sous l’influence de ce violent courant puritain, les médecins américains ont peu à peu imposé la circoncision de routine à tous les garçons nouveaux-nés dans les maternités. Ainsi, aux États-Unis, le taux de circoncision en hôpital était encore estimé à 85% en 1980 et baisse lentement depuis. Jusque dans les années 1940, les filles étaient souvent circoncises pour les mêmes raisons. Le fait de se dissimuler derrière des considérations religieuses ou scientifiques pour justifier la circoncision met donc en évidence une motivation sous-jacente : la volonté d’imposer par un traumatisme durable un mode relationnel fondé sur la terreur du père.

S’ils ne peuvent contester que cette mutilation pratiquée à la puberté ou à l’âge adulte fasse souffrir, les défenseurs de la circoncision nient en revanche qu’elle ait un impact quelconque sur le nouveau-né opéré à huit jours. « J’étais inattentif aux cris agonisants provenant de l’enfant parce que j’avais appris à l’école de médecine que l’enfant ne peut pas sentir la douleur » explique ainsi un pédiatre ayant effectué des centaines de circoncisions routinières avant de réaliser que l’opération trahissait sa déontologie médicale. D’autres usent de raisonnements circulaires pour convaincre, affirmant par exemple qu’elle est « absolument sans douleur, du fait que la loi juive est attentive à ne pas causer un traumatisme à l’enfant ».




Impact traumatique

La réalité est évidemment toute différente, car si elle n’avait pas l’impact traumatique que démentent ses promoteurs, l’opération aurait depuis longtemps disparu. C’est cet impact qui explique au contraire sa persistance, la virulence des réactions que suscite sa mise en cause et le silence qui entoure la souffrance de l’enfant. D’après les juristes musulmans classiques, par exemple, la circoncision féminine doit se faire en toute discrétion. Dans un rituel de circoncision masculine, la pression du groupe réactive chez les parents une terreur qui les détourne de leur sensibilité naturelle et donc du vécu de l’enfant. Lors d’une cérémonie juive traditionnelle, la mère est même écartée de la scène et doit confier son bébé au sandak, un parrain qui immobilise ce dernier pendant la coupure de son prépuce. En hôpital, la circoncision est aussi effectuée hors du regard de la mère, de peur qu’elle ne prenne conscience du supplice enduré par son nouveau-né.

Des mères se souviennent de ce drame avec obsession, même après de longues années. « Les cris de mon bébé restent incrustés jusque dans mes os », écrit par exemple l’une d’elles quinze ans plus tard. « Son vagissement était celui d’un animal qu’on égorge. J’en ai perdu mon lait.» Une autre écrivit à son fils d’un an : « Je n’ai jamais entendu de tels cris. Saurai-je un jour quelles cicatrices sont inscrites dans ton âme ? Quel est ce regard changé que je vois dans tes yeux ? Je peux voir la souffrance, une certaine tristesse et une perte de confiance. » Une troisième a témoigné de la manière dont elle s’est détachée de son enfant pour parvenir à refouler ses sentiments : « Lorsqu’il naquit, il y avait ce lien avec mon tout petit, mon nouveau-né. Mais pour accepter la circoncision, j’ai dû couper ce lien. J’ai fait taire mon instinct naturel et en faisant cela, j’ai coupé beaucoup de mes sentiments envers lui. J’ai coupé pour refouler la souffrance et mon instinct naturel qui me dictait de m’opposer à la circoncision. » (2)




Séparer le fils de sa mère

Il ressort de ces témoignages que l’opération mutile non seulement le corps de l’enfant, mais aussi sa capacité à vivre une relation de confiance avec sa mère et, par voie de conséquence, avec les autres. En effet, celui qui refoule ses souffrances tend à les reproduire sur son entourage, particulièrement sur ses enfants. En livrant son fils au bourreau, un père circoncis se coupe non seulement de ce qu’il a vécu lors de sa propre mutilation, mais évite aussi les remontées émotionnelles que lui occasionnerait une relation nourricière de la mère à son enfant. Plutôt que d’accueillir la détresse d’avoir été privé de cet espace de sécurité et d’amour, nécessaire à son épanouissement, il va se justifier d’intervenir comme l’a fait son propre père, pour arracher l’enfant des bras maternels, répondant ainsi aux patriarches qui l’enjoignent de ne pas les remettre en cause.

La rupture brutale du lien maternel et l’extrême douleur qu’implique la circoncision à huit jours en font donc une expérience particulièrement traumatisante pour l’enfant. Des hommes sous hypnose se sont remémoré les détails de l’opération. Ils exprimèrent de la colère, un désir de vengeance et de destruction à l’égard de ceux qui ont participé à leur mutilation. D’autres ont retrouvé en séance de thérapie les émotions qu’ils avaient dû alors refouler, expliquant par exemple :
« L’expérience émotionnelle était horrible. J’ai senti une peur me submerger, transpirant et tremblant de longs moments. Parfois, une rage intense me remontait. Je voulais me protéger, mais je ne le pouvais pas. Je me suis senti très triste, sombrant dans l’affliction, le désespoir et l’impuissance. J’ai laissé venir mes émotions pendant plus d’une heure et finalement j’étais épuisé, triste. » (3)




Consciences mutilées

Dans le cadre d’une étude, des enfants musulmans, circoncis sans anesthésie plus tard dans leur enfance ou adolescence, ont déclaré avoir vécu l’opération comme « une attaque brutale contre [leur] corps, qui mutile, humilie et, dans certains cas, [les] détruit. » La circoncision a provoqué une augmentation de leur agressivité et un affaiblissement de leur capacité à s’affirmer, avec pour conséquence un repli des enfants sur eux-mêmes traduisant la peur d’une nouvelle agression. Au cours d’une autre étude, tous les enfants sont apparus comme « terriblement effrayés » tout au long de l’opération, chacun d’entre eux regardant finalement son pénis comme pour s’assurer « que tout n’avait pas été coupé ». Des adultes interviewés ont parlé de leur circoncision comme d’un substitut à la castration (4). Sigmund Freud, qui n’a pas imposé cette mutilation à ses fils, affirme également : « La circoncision est le substitut symbolique de la castration que le père primitif avait jadis infligée à ses fils, dans la plénitude de son pouvoir, et celui qui adoptait ce symbole montrait qu’il était prêt à se soumettre à la volonté du père, même quand elle lui imposait le sacrifice le plus douloureux. » (5) Ainsi, l’expérience précoce de la terreur infligée par le père est-elle réactivée dans toute situation où la conscience de l’enfant menace le pouvoir paternel, interdisant de fait toute remise en cause. Dans l’interprétation de Freud, le fils accepterait même docilement la circoncision de son sexe, à l’âge de huit jours, alors que sa soumission à la puissance du père est, en fait, la conséquence de cette mutilation. Faute de pouvoir diriger sa rage légitime contre son père, le garçon devenu homme cherchera à se protéger compulsivement d’un danger dont il ne peut saisir l’origine consciemment et sera obsédé par la perte de sa puissance virile.

Les conséquences sociales d’une telle problématique sont à la mesure de l’enjeu que représente cette mutilation pour la pérennité des rejouements des vieux mâles. Les régions dans lesquelles la circoncision est communément pratiquée connaissent un degré de violence sociale plus élevé. Aux États-Unis, l’augmentation de la criminalité – notamment les homicides qui sont huit fois plus nombreux qu’en Europe – peut être mis en parallèle avec l’augmentation du taux de circoncision au cours du XXe siècle. Les violences dirigées contre les femmes, notamment les agressions à caractère sexuel, y sont également plus nombreuses. Il est enfin frappant de constater que deux grands conflits actuels – la guerre menée par les Américains en Irak et le conflit israélo-palestinien – font intervenir des nations où la population masculine est majoritairement ou totalement circoncise.


Marc-André Cotton




Notes :

(1) Sauf indication contraire, les références de cet article sont tirées de Sami A. Aldeeb Abu-Sahlieh, Circoncision masculine, circoncision féminine, débat religieux, médical, social et juridique, éd. L’Harmattan, 2001. Une version grand public de cet ouvrage est disponible sous le titre Circoncision, le complot du silence, éd. L’Harmattan, 2003.

(2) Ces témoignages sont extraits de Mothers Who Observed Circumcision, http://www.circumcision.org/mothers.htm.

(3) John Breeding, cité par Ronald Goldman in Circumcision the hidden trauma, Vanguard publications, Boston, 1997.

(4) Études citées par Ronald Goldman, The Psychological Impact of Circumcision, British Journal of Urology, 1.1.99, disponible sur : http://www.cirp.org/library/psych/goldman1

(5) Sigmund Freud, L’Homme Moïse et la religion monothéiste, éd. Gallimard, 1986, p. 223-224







cligno étoile http://www.regardconscient.net/archi04/0405circoncision.html





* Le "dieu" d'Abraham était Marduk, un Annunaki (ou baal), pas le vrai Dieu du Christ.
Abraham était babylonien, de race sémitique et natif d'Ur. Il ne fait donc pas de doute qu'il ne fut pas monothéiste, bien au contraire. Il adorait très probablement les dieux sumériens (An, Enlil, Marduk,...). C'est d'ailleurs pour prouver sa soumission à l'un d'entre eux, qu'Abraham se vit dans l'obligation de sacrifier l'un de ses fils.(Isaac selon la Genèse, Ismael selon le Coran). Mais son "dieu", lui permit de remplacer son fils par un animal au dernier moment. Depuis quand le Vrai Créateur exige-t-il des sacrifices, humains ou animaux ? Il s'agissait bien du "culte de Baal".

Dans l'hébreu du texte original, ce Dieu était "El", le dieu principal du panthéon cananéen, le dieu du temps. El est la forme cananéenne évoluée du dieu sumérien "Enlil". Par transformations linguistiques successives " Enlil " (sumérien primitif), se transforma en "Ellil" (akkadien) puis devint "El" en cananéen.

C'est donc sous le nom de "El" que ce "dieu" adressa cet appel à Abraham (El en hébreux en est venu à désigner le Dieu unique, surtout dans les noms composés comme IsraEL, BéthEL, GabriEL, EmmanuEL, etc.).

Marduk finira par supplanter Enlil (et absorber ses attributions) comme dieu suprême du panthéon.

Et les textes anciens découverts sur les tablettes sumériennes, babyloniennnes et assyriennes sont très clairs: c'est Marduk (ou Baal-Marduk) qui a envoyé Abraham dans le pays de Canaan afin d'y défendre le spacioport construit après le déluge dans la région de Jérusalem, les autres installations ayant été détruites.

étoile 1 http://transition888.heavenforum.org/t76-chroniques-de-la-terre-d-apres-les-travaux-de-zecharia-sitchin
étoile 1 http://transition888.heavenforum.org/t279-les-serpents-et-les-dragons-volants-ra-boulay




Dernière édition par invitée le Dim 13 Mar 2011 - 18:37, édité 11 fois
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Localisation : Tarn

MessageSujet: Re: CIRCONCISION   Jeu 8 Juil 2010 - 17:06

LE PROCÈS DU PRÉPUCE : NON COUPABLE !







“Je ne donnerai pas de remède mortel.” Serment d’Hippocrate (400 av. J.-C.)

Le grand principe médical est de ne pas nuire (“Primum non nocere”). Mais le texte de la prestation de serment du médecin est positif :

“Je respecterai toutes les personnes…J’interviendrai pour les protéger si… elles sont menacées dans leur intégrité…”






Introduction

Comme Douglas Gairdner l’a mis en lumière (1), le prépuce était le grand absent des manuels de médecine en Angleterre, en 1949 :

“Quoique des dizaines de milliers de nouveau-nés soient circoncis chaque année dans ce pays, les informations essentielles ne sont rassemblées nulle part.”


Vingt cinq ans plus tard, aux Etats-Unis, Georges Wald, prix Nobel de médecine, dénonce la permanence de ce tabou (2) :

“Il est curieux – et révélateur – de voir le peu de personnes qui pensent à la circoncision… À un moment, en écrivant cet essai, j’ai parcouru les étagères de la bibliothèque de notre laboratoire de biologie, les livres sur les sens, la neurophisiologie et la neuronatomie, dont certains étaient des manuels de médecine. Je cherchais quelle information nouvelle il pourrait y avoir sur les réactions sensorielles du gland et du prépuce. Aucun de ces termes ne figurait dans les index d’aucun des ces livres.”






I - DES INCONVÉNIENTS CERTAINS



A – Les dommages physiologiques


Un an après la découverte par Taylor (3) du rôle de l’extrémité du prépuce et de sa grande innervation érogène, Fleiss (4) donne une description précise du fonctionnement de cette partie de l’organe :

“Cette structure exquisément sensible, consiste en bandes concentriques étroitement plissées, comme les bandes élastiques du haut d’une chaussette. Ces plis extensibles permettent aux lèvres du prépuce de s’ouvrir et de rouler en arrière, découvrant le gland. La muqueuse striée donne au prépuce sa forme effilée caractéristique.”

Deux ans plus tard, Cold (5) suggère que le prépuce, présent chez les primates depuis 65 millions d’années, a connu chez l’homme une évolution très achevée. À la différence des singes supérieurs chez lesquels l’acte sexuel est extrêmement bref, du fait de la forte innervation érogène du gland, l’homme possède une innervation érogène de l’anneau de l’extrémité prépucielle décuplée par rapport à celle de la couronne du gland, le reste de ce dernier étant, selon Halata (6), “protopathiquement” insensible. Cependant, ceux qui penseraient qu’en supprimant le prépuce, on pourrait faire encore durer le plaisir, sautent aux conclusions, faute sans doute de savoir conclure au bon moment.


1) Les dommages anatomico-sexologiques

La circoncision atteint la fonction sexuelle.


a – Anatomie : une importante perte sèche érogène et fonctionnelle

-- 1° Le prépuce est, plus encore que le gland, la zone érogène majeure de l’homme. Fait pour la caresse, son épiderme extérieur est érogène à sec, sans irritation (il n’en est pas de même du gland, d’usage différent). Il est doté de tissus particulièrement étirables et est beaucoup plus abondamment et qualitativement pourvu que le gland en terminaisons nerveuses érogènes et tactiles qui en font, à la différence des lèvres ou de l’anus, une surface spécifiquement érogène (3), (5), (6), (7), (8) (par frottement et étirement, sans besoin de lubrification), complémentaire de celle du gland (par frottement, sous condition de lubrification).

Le mécanisme du prépuce : manchon, paupière ou bas ?

Le prépuce joue le rôle d’une paupière en forme de manchon, mais il n’est ni l’une ni l’autre puisqu’il ne glisse pas. Il est en réalité un store à double feuille, se déroulant sur lui-même par un mécanisme unique, redoublé par celui, interne, de l’anneau. En fin de course, il devient un simple bas coulissant sur la hampe.

L’accordéon d’amour : l’anneau et les anneaux élastiques

L’anneau de l’extrémité du prépuce coïncide avec la “bande striée” (visible après rétraction) découverte par Taylor (3). Il est irrémédiablement détruit par la circoncision. Assurant, par son rétrécissement terminal, le rôle des cordons d’une bourse, il contient les anneaux érogènes découverts par ce pionnier de l’histologie sexuelle. Ces anneaux, semblables à ceux du haut d’une chaussette, sont formés de cellules de chair tout particulièrement étirable, entrelacées avec une profusion de divers types de ces terminaisons nerveuses érogènes encapsulées. Instrument spécifique de l’autosexualité qui en use comme d’un accordéon d’amour, l’anneau, incluant le frein, est la partie la plus érogène de l’homme. Il vient d’abord, à la sollicitation, masser étroitement le gland sur toute sa longueur. C’est ensuite seulement qu’il soutient la comparaison avec l’accordéon.

L’amputation du prépuce (circoncision) prive l’homme des 2/3 de la surface la plus érogène du corps. Le prépuce contient 116 terminaisons nerveuses par cm2 (9) et la circoncision détruit environ 90-120 cm2 (2 fois 4,5-5 cm sur 10-12 cm de diamètre). La perte est donc de plus de
10 000 terminaisons nerveuses. Mais ce chiffre est sous-estimé : Bazett et ses collaborateurs, dans leur étude, n’ont pas mentionné certains types de terminaisons nerveuses présents dans le prépuce (5).

Cold (5) a rappelé que les terminaisons nerveuses “encapsulées” sont spécifiquement érogènes. Elles doivent être distinguées des terminaisons nerveuses purement sensorielles. Situées dans l’anneau prépuciel et la couronne du gland, elles leur donnent un rôle majeur dans la sexualité. Or elles sont 10 fois plus nombreuses dans l’anneau. Ce dernier est ainsi la couronne de la couronne. Les amputés du prépuce ont perdu 90% de leurs plus précieuses cellules nerveuses sexuelles.

Celles qui aiment s’attarder aux préludes amoureux, si elles ont l’occasion de comparer, se rendent vite compte de l’énormité de la perte des circoncis, de la grande pauvreté de leurs sensations.


-- 2° Moitié peau, moitié muqueuse, le prépuce n’est pas une peau mais une paupière protectrice, très richement vascularisée, comportant une musculation et des glandes lubrifiantes, antimicrobiennes et antivirales (7), (8). Débordant le gland chez l’enfant et souvent chez l’adulte, il le maintient humide et protège sa délicate muqueuse interne, tout particulièrement pendant la période des langes de l’enfance (10). Le créateur a pensé à tout : le prépuce ne devient rétractile que parfois très tard dans l’adolescence (1), (19). Forcer les choses serait nocif.

L’ablation détruit donc la paupière du plus sensible des organes du toucher masculin. La muqueuse fine, lisse et soyeuse du gland n’est plus protégée du frottement des vêtements, source d’irritation permanente, à l’opposé du confort naturel de l’indispensable fourreau, chaud et élastique. Elle devient une peau 10 fois plus épaisse (11), sèche, mate. D’après une étude biologique récente (12), le gland des entiers est de 25 à 30% plus sensitif.

Première conséquence, les circoncis ont besoin de stimulations fortes : ils ont plus fréquemment recours aux pratiques sexuelles marginales : sexualité anale ou orale, homophilie (9), (11), (16). L’amour est prévu muqueuse contre muqueuse – certains y voient une promesse d’échanges subtils – et non peau contre muqueuse : ce n’est pas un exercice de gymnastique ou de massage mais une démonstration de tendresse.

La deuxième conséquence de cette absence de protection, l’impuissance progressive – à divers degrés – est insidieuse : elle ne se révèle qu’à très long terme. Les cas en sont beaucoup plus fréquents chez les circoncis (11), (20), (28), (29). Ils sont ainsi nombreux aux Etats-Unis : 52% des 1 290 sujets pris au hasard d’une étude, âgés de 40 à 70 ans (20). Le succès du Viagra aux Etats-Unis, son échec relatif en Europe, n’ont pas d’autre explication. Nous pouvons prédire qu’il se vendra bien auprès des Africains et des musulmans aisés.

Troisième conséquence, les “restaurateurs” de leur prépuce ont suivi la voie ouverte par les athlètes juifs de l’antiquité, avant l’instauration de la peri’ah (circoncision poussée, incluant l’arrachement de la muqueuse interne). Ils sont maintenant nombreux aux USA et le mouvement gagne Europe. Leurs patients efforts (trois ans de pénibles étirements), l’immense satisfaction qu’ils éprouvent à récupérer la sensibilité de leur gland, sont la meilleure démonstration de la nocivité sexuelle de la circoncision.

Ceux qui ont été mutilés dans l’enfance se plaignent rarement : ils ne savent pas ce qu’ils ont perdu. Mais nombre d’adultes, circoncis le plus souvent avant leur mariage, regrettent amèrement la perte de sensibilité (13) et de plaisir. Bien qu’ils soient les seuls susceptibles de témoigner en pleine connaissance de cause des ravages provoqués par la circoncision, ils restent silencieux. Mais l’enquête de Fink (13), réalisée sur une population comportant 56% de noirs, renverse le mythe généré par des millénaires de déni, de vantardise et de rumeurs : la circoncision, même réalisée pour des motifs purement médicaux, ne fait que 50% de satisfaits.

L’anatomie confirme donc le savoir antique des cultures africaines mais tire la conclusion opposée. Le prépuce, mini-vulve portable, est bien la partie féminine de l’homme, avec la même fonction que le clitoris, celle d’outil érotique de l’autosexualité et des préludes amoureux. Comme le clitoris, il a un rôle relativement moindre pendant le coït, au profit de la caresse mutuelle des muqueuses de l’amour. Personne ne songerait à exciser le clitoris, personne ne doit mutiler l’homme de ce précieux instrument. Si la circoncision est un symbole de la castration, elle n’est pas une castration symbolique, mais bien une castration de la meilleure partie du sexe masculin.



b – Sexologie : des inconvénients pour l’hétérosexualité

Les arguments sexologiques ont été controversés.

Maïmonide écrit :

“Que la circoncision affaiblit la concupiscence et diminue quelquefois la volupté, c’est “une chose dont on ne peut douter.” (14)

De fait, les circoncis ont, outre-Atlantique, une médiocre réputation sexuelle. Elle est inverse en Europe et dans les pays pratiquant traditionnellement la circoncision : dans ce domaine, les rumeurs abondent.

Les exégètes de la Bible ont également affirmé que les hommes intacts sont de meilleurs amants :

“La femme qui s’est livrée à l’amour avec un incirconcis peut difficilement se séparer de lui.”(15)

Séphora a ainsi préféré Moïse aux circoncis de sa propre tribu (Exode, 4 : 24-26).

Trois études récentes, menées sur des échantillons malheureusement non tirés au hasard, confirment ces observations empiriques. Les deux premières portent l’une (16) sur 139 femmes, l’autre (17) sur 35 femmes, ayant eu des rapports avec des circoncis et des entiers, la troisième (18) sur des hommes mariés avec la même épouse pendant plus de cinquante ans. Ces dames sont plus satisfaites par les intacts. Elles relèvent chez eux moins de conclusions prématurées de l’acte. Ils leur apportent davantage d’orgasmes et moins d’irritation.

Les deux premières études expliquent que la présence du prépuce, en permettant la coulisse du fourreau sur la hampe, amortit les frictions contre le vagin, principalement limitées au gland. Les entiers, pour retrouver l’effet d’accordéon érotique du prépuce, n’ont besoin que de petits mouvements. Ils recherchent des effets de sensitivité, dans un acte moins brusque, plus lent, doux et tendre. A l’inverse, les circoncis parviennent à l’orgasme par d’intenses frottements induisant un massage profond du gland. Pour compenser leur perte de sensibilité, ils ont besoin d’une grande amplitude de mouvement. Mais la couronne de leur gland (le prépuce joue le même rôle que les segments d’un moteur à explosion) évacue peu à peu les sécrétions vaginales et la vulve s’irrite. La plus grande sensibilité des intacts est donc contrebalancée par une meilleure lubrification du vagin, ce qui est particulièrement apprécié par nos compagnes âgées. Pour aller jusqu’au bout de la métaphore de Jacques Lacan (cf. appendice IV), si le prépuce est le fourreau de l’épée, il en est aussi l’indispensable garde.

L’amour est une journée ensoleillée, avec feu d’artifice le soir. Sans le prépuce, le feu d’artifice est tiré mais le soleil est bien pâle.

La circoncision n’est plus reconnue comme un moyen de lutte contre l’éjaculation précoce. Le “phimosis” * est rare et régresse spontanément : de 9% de cas à 6-7 ans à 2% à 16-17 ans (19). Ensuite, dans la moitié des cas, la plastie ou des incisions longitudinales permettent d’éviter la perte de la précieuse paupière.



2) Les dommages opératoires

a – Une douleur atroce (cf. annexe I)

Les observateurs rapportent que la douleur est extrême et persistante. Elle est pire pour les enfants, plus sensibles que les adultes. La première quinzaine, la cicatrisation et l’absence de protection de la muqueuse sont très pénibles.

Chez les bébés (U.S.A., israélites), l’opération est le plus souvent pratiquée sans anesthésie (20). Cependant, il faut écorcher les muqueuses du prépuce et du gland : dans 95% des cas, elles ne sont pas encore séparées. On taille entre en y forçant un instrument tranchant (ou avec les ongles du mohel). Cette horrible torture, d’une inimaginable cruauté, est comparable à l’arrachage de plusieurs ongles. Il a été observé que seuls les bébés qui sont en état de choc, du fait des préparatifs, ne pleurent pas (21). Les autres hurlent, avant de s’évanouir (11). Une étude (22) a relevé une multiplication par 2,5 du taux de cortisol sanguin (marqueur de la douleur) vingt minutes après l’opération et par 2,6 quarante minutes après. De tels chiffres, joints à celui de l’accélération du rythme cardiaque à 180 pulsations par minute, ne se retrouvent que chez les victimes de tortures (23).

Le rituel israélite interdit l’anesthésie : l’enfant doit souffrir. Elle n’est efficace que si elle est générale, mais alors déconseillée pour les bébés. Dans quelques communautés, les mohels pratiquent encore la succion du sang de l’hémorragie (24) et crachent un peu de vin rouge sur l’enfant, en dépit des risques d’infection. Vu l’état du sexe de l’enfant, il ne s’agit pas précisément d’une caresse buccale.

Le docteur Leboyer (25) recommande la plus grande douceur envers les bébés : jamais de séparation de la mère et de l’enfant, coupure du cordon ombilical après l’arrêt des pulsations (sauf difficulté cardiaque), caresses à satiété, bain dans une cuvette, pas de lumières violentes…

Ces deux attitudes ont de profondes répercussions psychologiques.


b – Un risque élevé de graves accidents

L’opération dégénère parfois en boucherie aux conséquences définitives. De nombreux accidents surviennent : hémorragies, infections, blessures involontaires (2 cas chirurgicaux sur 1 000), et morts (2 déclarées pour un million aux Etats-Unis). Seules les complications majeures sont rapportées (lorsqu’elles le sont) : inconfort, voire douleur dans l’érection et déformation pénienne, provoqués par la perte (heureusement mais péniblement réparable) d’une trop grande partie de la peau, ulcère, nécrose, sténose du méat urinaire et énurésie associée (10), (11), (26). Au total le taux relevé, consternant, serait de 10% (27). Mais, encore une fois, les victimes ne se plaignent pas toujours.




B – Les dommages psychiques : un traumatisme majeur

Le traumatisme psychique généré par la circoncision est le plus grave. Cette violence extravagante est une lamentable forme d’accueil dans la communauté humaine ou “adulte”. La circoncision répète gratuitement les deux inévitables traumatismes antérieurs : l’expulsion de l’enveloppe matricielle et la coupure du cordon ombilical. Pour le nouveau-né traité comme pur objet, c’est une expérience de violence, douleur, terreur, abandon et impuissance, poussés au plus haut degré (28). Ce trauma (21), (28), (29), (30), (31), la perte corporelle et l’implicite menace de castration, particulièrement sévère puisqu’il y a castration partielle, sont extrêmement déstabilisants, à long terme. Ils prédisposent fortement à la culpabilisation, à la névrose et à son envers : la perversion.

La psychose paranoïaque est le principal trait de caractère potentiel du circoncis dans l’enfance. Lu entre les lignes, le chapitre autoanalytique de L’homme parano (32) est la plus incroyable mise en accusation de la circoncision jamais écrite par un psychiatre, lui-même circoncis (cf. chapitre VIII). Les symptômes sont tout d’abord un déni massif de l’existence d’une perte, lié à une détresse émotionnelle rendant extrêmement difficile la nécessaire remise en cause de la norme sociale. Mais le déni ne porte pas seulement sur la perte subie. Il porte aussi sur la culpabilité du circonciseur parental : mère et père. Il se traduit par une âpre et abusive propension à la méfiance et à la revendication, à propos de choses aussi variées que surprenantes. L’autre, soupçonné d’injustice, doit supporter de plein fouet les effets d’une récrimination immodérée mais pleinement justifiée quant à sa cause première enfouie dans l’inconscient. Le moteur de cette protestation est extrêmement puissant : c’est l’alliance des trois grandes pulsions de survie, sentimentale et morale qui réclament, à corps et à cris, autant le droit de ne pas être mutilé que celui de ne pas avoir à mutiler ses propres enfants. C’est surtout l’étranger qui, pris à témoin puisqu’il est indemne, va devenir, à la moindre occasion, la cible privilégiée sur laquelle vont se projeter les accusations à porter contre père et mère. Si l’image parentale reste intacte, les martyrs des mutilations sexuelles se rendent insupportables.

On peut ensuite noter une crainte de la répétition du traumatisme (20) et, paradoxalement (il s’agit d’un clivage), une compulsion à le répéter sur autrui, ses propres enfants notamment (11), (21), (28), (30), (31). Tout se passe comme si les fils devenaient criminels à leur tour pour mieux fermer les yeux sur l’acte de leurs parents.

Il faut ajouter à ce tableau des réactions ultérieures inadaptées en cas d’agression : panique, rage, violence, conduite suicidaire, dissociation (28), (30), (31). Les enfants circoncis sont hypersensibles à la douleur (33).

Les rares circoncis conscients de leur perte éprouvent des sentiments de honte et de colère. La majorité inconsciente est affectée d’un sentiment de supériorité envers les “non-circoncis” et souffre d’une culpabilité inconsciente.

Les pratiques sexuelles déviantes, l’homophilie notamment, sont favorisées par une peur (ou haine) inconsciente des femmes provoquée par la rupture, à la fois brutale et prématurée, du lien mère-enfant (11).

La circoncision à la naissance est particulièrement grave. Le puritanisme anglo-saxon (circoncision dans les trois premiers jours) semble avoir voulu faire de la surenchère sur le judaïsme qui attend le huitième jour. Les effets du trauma sont plus profondément perturbant à cet âge, les victimes, violées dans leur innocence, étant totalement dépourvues de défenses et de possibilité de compréhension (21), (28), (34), (44), (45), voir page (21). L’idée que la circoncision à la naissance ne provoquerait pas d’angoisse de perte de l’amour ou d’angoisse de castration, argumentée par Maïmonide (14), se retrouve jusque chez Anna Freud (35). Mise à part l’hypothèse, aujourd’hui réfutée, selon laquelle les nouveau-nés n’auraient qu’une vie végétative, elle est rigoureusement contradictoire avec l’existence de l’inconscient, qui enregistre tout. Freud a en effet observé (36) que les fantasmes peuvent se produire après-coup, par fixation sur des expériences antérieures.

Quelques-uns, inconscients des réactions émotionnelles, vantent le “calme” post-opératoire chez certaines victimes. Mais les spécialistes du mental (21), (28), (30), (31), (33) parlent d’état de dissociation et de stress post-traumatique : il englobe la dissociation psychologique lors du trauma, le retour ultérieur d’images effrayantes (cauchemars) et l’évitement des situations susceptibles de rappeler le trauma.

Les mères sont écartées du lieu de l’opération. La perturbation, parfois grave, de la relation mère-enfant (allaitement) est systématique : l’enfant retire sa confiance et ne regarde plus sa mère dans les yeux (4).

Les professionnels du mental ont régulièrement affaire aux victimes de la circoncision. Freud la condamne sans appel :

“… l’angoisse de castration est un des moteurs les plus fréquents et les plus forts du refoulement et par là même, de la formation des névroses. Des analyses de cas où ce ne fut pas la castration mais bien la circoncision qui fut pratiquée chez des garçons comme thérapie ou comme punition de l’onanisme (ce qui ne fut pas rare dans la société anglo-américaine) ont donné la dernière certitude à notre conviction.” (37)

“Lorsque nos enfants entendent parler de la circoncision rituelle, ils se la représentent comme équivalente à la castration.” (38)





II - DES AVANTAGES PROPHYLACTIQUES MINCES
ET DISCUTÉS, PUREMENT POTENTIELS



Sans parler des fantasmes de quelques praticiens du dix-neuvième siècle contre l’autosexualité, les arguments médicaux en faveur de la péritomie sont contestés par un nombre croissant de médecins.

Si elle atténue les risques de certaines infections et maladies, il est aisé de faire parler les statistiques et cet alibi prophylactique ne tient pas (10), (11), (26) : lutter contre les infections est aujourd’hui facile et on n’arrache pas les dents pour éviter d’avoir à les laver ; de surcroît, le pourcentage de victimes de leur malpropreté (cancer par exemple) ou penchant zoophile ou sodomite (SIDA **) est très faible. Contrairement à des conclusions hâtives, la circoncision est globalement sans incidence sur les M.S.T. (39), (40) (deux certitudes : ceux qui ne fréquentent pas les prostituées ont plus de chances d’y échapper ; lorsque la cicatrice est fragile, elle est une porte d’entrée pour les infections). La perte du prépuce du grand nombre n’est pas justifiée.

Winberg et ses collègues suédois (41) achèvent de renverser le principal argument des partisans de la circoncision : les infections infantiles par remontée urétrale, bien faciles à soigner, ne se produisent pas lorsque l’intimité du couple mère-enfant est respectée. Les nouveau-nés sont naturellement immunisés contre les colibacilles familiaux. Ces infections n’adviennent que lorsque l’enfant, séparé de sa mère, est exposé à la contagion nosocomiale. La recommandation du docteur Leboyer trouve ici un écho inattendu.

L’argument hygiéniste est le leitmotiv des originaires des pays chauds. Il ne résiste pas au fait que des ethnies de circoncis et d’intacts vivent souvent côte à côte (Hutus et Tutsis, Africains du Sud). Si les intacts se portaient plus mal, cela se saurait. Cet argument est d’autant plus dangereux qu’il paraît s’appuyer sur un savoir empirique millénaire, ce qui parvient à impressionner quelques occidentaux. Ce n’est qu’un mythe. Parmi les médecins militaires, seuls y ont cru, à la différence de leurs collègues allemands, français, japonais (42) et vietnamiens, ceux des pays anglo-saxons, influencés par le puritanisme. Il faut chercher ailleurs les vraies raisons de l’existence de la circoncision.




Conclusion


La posthectomie a été imposée dans les pays anglo-saxons, au cours du troisième quart du dix-neuvième siècle et de la première moitié du vingtième, par le biais de quatre grossiers présupposés : l’autosexualité est nuisible, le prépuce est inutile, le prépuce est sale, le nourrisson est insensible à la douleur.

La démonstration du caractère fantaisiste de ces assertions et les arguments précédents font peser le soupçon sur les membres du corps médical qui tirent de substantiels bénéfices de l’opération *** et de la récupération des prépuces pour l’industrie de la plastie de la peau. D’honorables médecins, se confortant de statistiques superficiellement interprétées, semblent incapables d’opposer l’autorité de la science à des dogmes pesants et erratiques. Cependant, les grandes associations américaines, australiennes et canadiennes de pédiatres et d’obstétriciens ont pris position contre la circoncision de routine des nouveau-nés. L’Académie américaine de pédiatrie a déclaré en 1971 :

Il n’y a pas d’indications médicales valides à la circoncision dans la période néo-natale (43), pour prendre une position ambiguë en 1999, et sans citer dans sa bibliographie la suggestion de Winberg ****

Dernièrement (juillet 2000), l’American medical association a pris de timides distances en adoptant la position de fond de l’A.A.P. et en recommandant à ses membres recyclage et information préalable des familles.

Le docteur Preston (26) remarque que les arguments médicaux en faveur de cette intervention de dernier recours ne concernent pas l’acquisition d’un bénéfice, mais l’évitement d’un très mince danger, réductible par simple hygiène. Circoncire est une attitude frileuse et rigide, l’expression d’un désir névrotique : réduire, punir et interdire le plaisir sexuel. Ce n’est pas le prépuce qu’il faut traiter, mais la compulsion castratrice, sans être désintéressée pour autant. Elle a conduit aux épidémies de tonsillectomies (amygdales), adénoïdectomies (végétations), etc. Il n’est pas indifférent que ces opérations aient été systématiquement exercées sur des enfants. On peut penser que, derrière le souci de prévenir les pharyngites, des notables à l’esprit éducationnel répressif ont inconsciemment trouvé de monstrueuses méthodes pour soumettre des enfants, rebelles par définition.

La pratique quasi-systématique de l’épisiotomie dans les maternités françaises (à la différence de l’Angleterre où on en est bien revenu) dans le but de limiter les déchirures du périnée, paraît aboutir, pour le grand nombre, à l’effet inverse (44). Nous serions en présence d’une mutilation sexuelle iatrogène.



Code de déontologie médicale :

Article 41 : Aucune intervention mutilante ne peut être pratiquée sans motif médical “très sérieux et, sauf urgence ou impossibilité, sans information de l’intéressé et sans son consentement.

Article 43 : Le médecin doit être le défenseur de l’enfant lorsqu’il estime que l’intérêt de sa santé est mal compris ou mal préservé par son entourage.


Les médecins ont le devoir absolu de refuser la circoncision pour motif rituel ou cosmétique. Selon la jurisprudence, en tant qu’atteinte à l’intégrité physique, la circoncision (et son anesthésie) par les non médecins relève de l’exercice illégal de la médecine. Soucieux de ses prérogatives, le Conseil national de l’ordre des médecins a obtenu du gouvernement la passation du décret du 6 janvier 1962 qui énumère un certain nombre d’actes réservés au corps médical. L’épilation à la cire en fait partie mais pas la circoncision ! Comment ne pas voir là l’influence du puissant lobby israélite ?

Les minces et discutables avantages prophylactiques de la circoncision ne font pas le poids au regard de la perte érogène et des risques élevés de l’opération. Les enfants ne doivent pas être circoncis par respect pour leur droit à l’intégrité physique. Les adultes raisonnables choisiront de garder leur prépuce. Les autres, pour d’évidentes raisons déontologiques, ne trouveront pas de médecin pour les amputer.


Les mutilations sexuelles dénaturent les sexes et ravagent l’esprit. Ces traditionnelles ordalies sont des tortures d’autant plus monstrueuses qu’elles visent de jeunes enfants. Le témoignage du docteur Bruno Bettelheim est éloquent : dans la société occidentale, la circoncision est imposée à l’enfant sans défense auquel "elle n’offre aucun avantage déterminé et pour qui elle est, en conséquence, indésirable et menaçante…" (45)

Celui du docteur Frédérick Leboyer ne l’est pas moins ; il affirme que la circoncision, dans ses conséquences psychologiques, est pire encore que l’excision :

" oui, tout ce qui est fait pour stopper la terrible pratique de la circoncision sera d’une importance formidable.

Il n’y a aucun motif rationnel, médical, pour la fonder.

Elle ne se fait que par habitude sans que personne soit conscient du pourquoi.

Et, bien pire, sans que personne soit conscient des implications profondes et du résultat pour toute la vie. Une fois que nous nous rappelons que tout ce qui se passe dans les premiers jours de la vie, sur le plan émotionnel, modèle toutes les réactions futures, nous ne pouvons que nous demander pourquoi une telle torture a été infligée à l’enfant. Comment un être qui a été agressé de cette façon, alors qu’il était totalement sans défenses, pourrait-il se développer en une personne calme, aimante, confiante ? En effet, il ne sera jamais capable de faire confiance à personne dans la vie, il sera toujours sur la défensive, incapable de s’ouvrir aux autres et à la vie.

Il y a eu, récemment, une grande étude, internationale, menée par l’Organisation mondiale de la santé, concernant ce qui arrive, en Afrique, aux jeunes femmes à l’âge de la puberté. L’opinion publique fut atterrée et révoltée de découvrir les tortures et mutilations (ablation du clitoris et le reste) infligées. La pratique de la circoncision est exactement de la même nature et du même niveau.

Et nous nous disons “rationnels et développés !

Au moins ces jeunes femmes sont conscientes et on leur dit que c’est une sorte d’épreuve, un acte de courage. Quoique, en fait, il s’agit de les rendre soumises aux hommes et de s’assurer qu’elles ne mettront jamais en question le pouvoir de l’homme.

Mais il n’y a pas, chez le nouveau-né, une telle conscience. La torture est subie dans un état d’impuissance totale qui la rend encore plus effrayante et insupportable.

Oui, il est grand temps qu’une pratique aussi barbare prenne fin.

Et le travail que vous faites est d’une immense valeur "
(46).


Georges Wald, bien que juif, abonde dans notre propos :

“Car c’est une barbarie d’accueillir un nouveau-né au couteau, par une mutilation délibérée. Et la partie supprimée n’est pas négligeable ; elle a des fonctions claires et valables à accomplir. Ne pas circoncire un garçon ne lui épargnera pas seulement une brutale violence à l’entrée de la vie, cela lui promettra une existence plus riche. Et cela non seulement parce que la possession d’un prépuce augmentera sa sensitivité génitale et rendra possible une activité sexuelle plus satisfaisante et agréable, mais aussi à cause de la considération… que le prépuce est l’élément femelle du mâle.” *****

Seuls un conservatisme accablant, l’esprit de domination le plus cruel, l’habitude, l’ignorance et la croyance aveugles peuvent freiner l’abolition de la circoncision rituelle. En ce qui concerne la médecine, sans même considérer les droits de l’homme et de l’enfant sur la mini-vulve portable qui donne une certaine assurance de fidélité aux couples séparés, une manne aux célibataires et une consolation aux veufs, l’exérèse du prépuce est risquée pour le chirurgien, désolante pour le sexologue, catastrophique pour le psychiatre ; ceux qui ont encore des doutes doivent s’abstenir.

La circoncision fut abandonnée en 1950 par la médecine anglaise, du jour au lendemain et sans polémique, à la suite de l’article du docteur Gairdner (1) faisant état de l’utilité du prépuce, de la lenteur de son développement et de la mortalité élevée de l’opération (16 morts par an de 1942 à 1947).




(1) The fate of the foreskin. British medical journal, 1949 ; (2) : 1433-37.

(2) Circumcision (inédit). 1975. Harvard university library (archives). hul.harvard.edu/huarc (box 103)

(3) Taylor J., Lockwood A., Taylor A. The prepuce : specialized mucosa of the penis and its loss to circumcision. BJU 1996 ; 77 : 291-295.
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(4) Fleiss P. The case against circumcision. Mothering Winter 1997 : 36-45.
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(5) Cold C., McGrath K. Anatomy and histology of the penile and clitoral prepuce in primates. An evolutionary perspective of the specialised sensory tissue of the external genitalia in : Male and female circumcision. Denniston G., Hodges F., Milos M. eds. Kluwer Academic/Plenum Publishers, New York ; 1999.
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(6) Halata Z., Munger B. The neuroanatomical basis for the protopathic sensibility of the specialised sensory tissue of the human glans penis. Brain research 1986 ; 371 (2) : 205-320.
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(7) Winkelmann R. The erogenous zones : their nerve supply and significance. Mayo clin proc 1959 ; 34 (2) : 39-47.
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(8) Fleiss P., Hodges F., Van Howe R. Immunological functions of the human prepuce. Sexually transmitted infections 1998 ; 74 : 364-67.
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(9) Bazett H., McGlone B., Williams R., Lufkin H. Depth, distribution and probable identification in the prepuce of sensory end-organs concerned in sensations of temperature and touch ; thermometric conductivity. Archives of neurology and psychiatry 1932 ; 27 (3) : 489-517.
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(10) Leitch I. Circumcision – a continuing enigma. Australian paediatric journal 1970 ; 6 : 59-65.
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(11) Foley J. The unkindest cut of all. Fact magazine 1966 ; 3 (4) : 2-9.
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(12) National organization of circumcision information resource centers. Men scarred by circumcision. San Anselmo : 2000.
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(13) Fink K., Carson C., DeVellis R. Adult circumcision outcomes study : effect on erectile function, penile sensitivity, sexual activity and satisfaction. J urol 2002 ; 167 (5) : 2113-2116.
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(14) Le guide des égarés. 1190. Paris : Verdier. p. 606.

(15) Midrash rabbah. Genèse, LXXX : 11.

(16) O’Hara J., O’Hara K. The effect of male circumcision on the sexual enjoyment of the female partner. BJU International 1999 ; 83 (suppl. 1) : 79-84.
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(18) Hughes G. Circumcision : another look. Ohio medicine 1990 ; 86 (2) : 92.
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(19) Øster J. Further fate of the foreskin. Arch dis child 1968 ; 43 : 200-203.
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(20) Chamberlain D. Babies don’t feel pain : a century of denial in medicine.
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(21) Goldman R. The psychological impact of circumcision. BJU International 1999 ; 83 (suppl. 1) : 93-103.
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(22) Talbert L., Kraybill E., Potter H. Adrenal cortical response to circumcision in the neonate. Obstetrics and gynaecology 1976 ; 46 (2) : 208-10.
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(23) Fleiss P. Letter. Lancet 1995 ; 345 : 927.
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(24) Encyclopaedia Judaïca. Jerusalem : Keter publishing house limited ; 1972. t. V, p. 571.

(25) Birth without violence. Rochester : Inner traditions limited ; 1995. (Paris : Seuil ;1974).

(26) Preston E. Wither the foreskin. JAMA 1970 ; 213 (11) : 1853-58.
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(27) National organization to halt abuse and routine mutilation of males. Estimated world-wide incidence of male circumcision complications. San Francisco :
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(28) Rhinehart J. Neonatal circumcision reconsidered. Transactional analysis journal 1999 ; 29 (3) : 215-21.
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(29) Glover E. The “screening” function of traumatic memories. International journal of psychoanalysis 1929 ; X : 90-93.
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(30) Boyle J., Goldman R., Svoboda J., Fernandez E. Male circumcision : pain, trauma and psychosexual sequelae. J health psychology 2002 ; 7 (3) : 329-43.
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(31) Van der Kolk B. The compulsion to repeat the trauma : re-enactment, revictimization, and masochism. Psychiatric clinics of North America 1989 ; XII (2) : 389-411. cligno multicolore http://www.cirp.org/library/psych/vanderkolk/

(32) Olievenstein C. Paris : Odile Jacob ; 1992. p. 31.

(33) Taddio A., Katz J., Ilersich A., Koren G. Effects of neonatal circumcision on pain response during subsequent routine vaccination. Lancet 1977 ; 349 (9052) : 599-603.
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(34) Green A. Dimensions of psychological trauma in abused children. Journal of American association of child psychiatry 1983 ; 22 : 213-37. Quoted by Goldman (21).

(35) Freud A. The role of body illness in the mental life of children. Psychoanalytic study of the child 1952 ; VII : 69-81.

(36) Extrait de l’histoire d’une névrose infantile. 1918. Paris : PUF, O.C. ; 1988. t. XI, p. 56.

(37) Nouvelles conférences d’introduction à la psychanalyse. 1933. Paris : PUF, O.C. ; 1995. t. XIX, p. 170.

(38) Totem et tabou. 1912. Paris : PUF, O.C. ; 1998. t. XI, p. 373, n. 1.

(39) Van Howe R. Does circumcision influence sexually transmitted diseases ? BJU International 1999 ; 83 (suppl. 1) : 56-62. cirp.org/library/disease/STD/vanhowe6

(40) Dave S., Johnson A., Fenton K., et al. Male circumcision in Britain : findings from a national probability sample survey. Sex trans infect 2003 ; 79 : 499-500.
cligno multicolore http://www.cirp.org/library/general/dave1/

(41) Winberg J., Bollgren I., Gothefors L., Herthelius M., Tullus K. The prepuce : a mistake of nature ? Lancet 1989 ; 1 : 589-96.
cligno multicolore http://www.cirp.org/library/disease/UTI/winberg-bollgren/

(42) Wallerstein E. Circumcision : the uniquely American medical enigma. Urol clin North Am 1985 ;12 (1) :123-132.

(43) American academy of pediatrics. Committee on foetus and newborn. Hospital recommendations for hospital care of newborn infants. 5th. ed. Evanston : American academy of pediatrics. 1971. 110.
cligno multicolore http://www.cirp.org/library/statements/aap/

(44) Jakobi P. Are you happy with the epi(siotomy) ? Isr med assoc J 2003 ; 5 (8) : 581-4.
cligno multicolore http://www.ima.org.il/imaj/ar03aug-11.pdf

(45) Les blessures symboliques. Paris : Gallimard ; 1971. p. 90-91.

(46) Lettre du 4 juin 1980 à Rosemary Romberg-Weiner, traduite par Sigismond.

* Louis XVI ne souffrait pas d’un phimosis, mais d’une brièveté du frein ; en dépit des rumeurs, il n’a pas été circoncis.

** Le singe est porteur endémique du virus du SIDA. La répugnance – et pour cause – des circoncis à l’utilisation du préservatif 27 expliquerait l’importance de l’épidémie aux Etats-Unis et en Afrique. La circoncision n’a pas protégé du SIDA les USA qui sont le pays développé où l’épidémie a fait le plus de ravages.

*** Aux USA, où le chiffre d’affaires annuel de la circoncision est de 400 millions de dollars, une circoncision coûte de 300 à 1 500 dollars. En France, à l’hôpital, on ne pratique la circoncision que pour raison médicale.

**** Sigismond. Letter to the editor. BJU International 2003 ; 91 (4) : 429.

***** http://www.sexuallymutilatedchild.org/leboyer.htm






source :
cligno étoile http://www.bebe-passion.be/forum/display_topic_threads.asp?ForumID=46&TopicID=2571&ReturnPage=&PagePosition=0&ThreadPage=2


Un site complet en français :
cligno étoile http://ame.enfant.org.free.fr/infos.html




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MessageSujet: Re: CIRCONCISION   Lun 15 Nov 2010 - 15:45

L'un des buts de ces mutilations sexuelles: entraver l'échange du Yin et du Yang entre la femme et l'homme lors des relations sexuelles.
Pour plus de détails lire :
étoile 1 http://transition888.heavenforum.org/t547-mut-a-et-mufa-kathat




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MessageSujet: Re: CIRCONCISION   Dim 19 Déc 2010 - 1:30

القرآن إزاء تشويه الأعضاء التناسلية

الله لم يصف الختان في القرآن و من الممكن أن تصبح مسلما دون ختان.
المصدر النقى و الموثوق للإسلام لا يذكر الختان و لا حتى مرة واحدة
إنها ليست واحدة من أركان الإسلام الخمسة
ليست موصوفة بقانون (شريعة) الإسلام و إنما فقط بالسنة و التى تعنى العادة و هناك جدل و مناظرات عن مدى حقيقة نسبتها و صدقها
و على العكس الآيات فى سورة الأنعام 115 و فى سورة يونس 59 و فى سورة النحل 89 تنهى عن الختان من باب إنها تستبعد كل ما لم يرد فى كتاب الإسلام
الأية رقم 59 فى سورة يونس تقول: قل أرئيتم ما انزل الله لكم من رزق فجعلتم منه حراما و حلالا قل ءالله أذن لكم أم على الله تفترون

و تذخر آيات كثيرة بالحديث عن الكمال فى خلق الله
آل عمران 6 , آل عمران 190-191 , الرعد 8 , الفرقان 2 , الروم 30 , السجدة 7 , ص 27 , غافر 64 , القمر 49 , التغابن 3 , الإنفطار 6-8 , التين 4

ربنا ما خلقت هذا باطلا آل عمران 191

لا تبديل لخلق الله ذلك الدين القيم الروم 30

الكتاب المقدس (القرآن) يبدوا كإنه يعكس نفس ما قالة بولس الرسول فى عدم الختان و يؤيد عيسى و يحيى فى إنهم تعمدوا بمجرد ماء

رسالة كورنثوس الأولى الإصحاح 12 العدد 18 الله وضع كل فرد فى الجسد كما أرد هو ان يكون

هذا الإصرار المتكرر يظهر تصميم محمد ضد فكرة أن أمر إلهى قد أعطى لإبراهيم (بالختان) , رب محمد غيور بالضبط كرب موسى , فطالما الخلق رائع و كامل فالتغيير فيها إذا يكون أمر شيطانى , أنظر الآيات رقم 118-119 من سورة النساء و التى تقول : لعنه الله و قال لأتخذن من عبادك نصيبا مفروضا , و لأضلنهم و لأمنينهم و لأمرنهم فليبتكن ءاذان الانعام و لأمرنهم فليغيرن خلق الله و من يتخذ الشيطان وليا من دون الله فقد خسر خسرانا مبينا

وحده الشيطان الذى ممكن أن يعد أرض كنعان مقابل الغلفة من الرجال , و هكذا القرآن يدين تعميم ختان إبراهيم بإعتباره عادة للمشركين قديمة

و إذ إبتلى إبراهيم ربه بكلمات فأتمهن قال إنى جاعلك للناس إماما قال و من ذريتى قال لا ينال عهدى الظالمين البقرة 124

فإذا كان الختان مشقة منسوبة إلى إبراهيم فمحمد إستبعدها عن الرجال الأخرين و تكون محصورة بحادثة فردية فقط (لإبراهيم) و الإنسان لا يجب أن يعدّل فى الخلق و من عمق القرون الوسطى ها هو بعد نظر محمد الغير عادى و الذى هو أقرب لإستنتاجات الطب الحديث و التى تبرر الختان فى حالات نادرة فقط



TRADUCTION:


LE CORAN CONTRE LES MUTILATIONS SEXUELLES

Dieu n'a pas prescrit la circoncision dans le Coran et il est possible de devenir musulman sans être circoncis. La source pure et authentique de l'Islam ne parle pas une seule fois de la circoncision. Elle ne figure pas parmi les "cinq piliers" de l'Islam. Elle n'est pas prescrite par la loi islamique mais seulement par la sunna (coutume), d'authenticité controversée. Par contre, en excluant tout ce qui ne figure pas dans le livre de l'Islam, les versets 6 : 115, 10 : 59 et 16 : 89 interdisent l'excision et la circoncision. Le verset 10 : 59 est limpide :

"Avez-vous vu les dons que Dieu vous a accordés ? Vous tenez les uns pour licites et les autres pour illicites. Dieu vous l'a-t-il permis ?"

Abondant en affirmations de la perfection de la création : 3 : 6, 3 : 190-91, 13 : 8, 25 : 2, 30 : 30, 32 : 7, 38 : 27, 40 : 64, 54 : 49, 64 : 3, 82 : 6-8 et 95 : 4 :

"Seigneur, ce n'est pas en vain que tu as créé cela !" (3 : 191),

"… pas de modification dans la création de Dieu; voilà la religion dans sa rectitude..." (30 : 30 ),

Le Livre Saint semble faire écho à Paul, l'apôtre de la non circoncision et partisan, avec Jésus et Jean-Baptiste, du baptême par l'eau.

Cette insistance répétitive montre la détermination de Mahomet contre l'idée d'un ordre divin donné à Abraham. Le Dieu de Mahomet est aussi jaloux que celui de Moïse; si la création est parfaite, l'altérer est diabolique (cf. versets 4 : 118-119 ci-dessous).

"… maudit soit celui (le démon) qui a dit : "Je m'emparerai d'une certaine partie de tes serviteurs, je les égarerai, je leur ferai de vaines promesses, je leur ordonnerai de couper les oreilles du bétail, d'altérer la création de Dieu." Quiconque prend "Satan pour maître, plutôt que Dieu, est voué à une perte certaine." (4 : 118-119)

Seul le diable a pu promettre le pays de Canaan en échange des prépuces. Le Coran condamne donc la généralisation de la circoncision par Abraham comme appartenant aux vieilles coutumes polythéistes :

"Lorsque le seigneur éprouva Abraham par certaines paroles et que celui-ci les eût accomplies, Dieu dit : Je vais faire de toi un guide pour les hommes", Abraham dit : "Et ma descendance ?" Le seigneur dit: "Mon alliance ne concerne pas les injustes." (2 : 124)
Tenant la circoncision pour une épreuve réservée à Abraham, Mahomet l'exclut pour le reste des hommes; sauf accident individuel, l'homme ne peut modifier la création. En plein moyen-âge, l'extraordinaire prescience de Mahomet rejoint les conclusions de la médecine moderne qui ne justifie la circoncision que dans de rares cas.




source:
cligno doré http://forum.afrik.com/index.php/topic,1341.0.html


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