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 MESSE NOIRE DE MME DE MONTESPAN

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Localisation : Tarn

MessageSujet: MESSE NOIRE DE MME DE MONTESPAN   Ven 17 Déc 2010 - 0:29

MESSE NOIRE DE MME DE MONTESPAN








Le récit est connu, abondamment raconté à partir du procès qui a suivi. La version de Francis Barney, que nous proposons en partie ici, du fait d’être approché par un rédacteur intéressé des pratiques occultes, insiste sur le détail du rituel, permettant à l’amateur des pratiques sataniques d’y trouver une méthodologie dans sa réalisation. Les Messes Noires, pour obtenir des faveurs dans le domaine des luxures, supposaient des pratiques lubriques mais leurs descriptions, lors des aveux au tribunal, insistent sur les meurtres d’enfants nouveau-nés dont nous savons que la célèbre Catherine La Voisin fût une grande pourvoyeuse. Bien que cette réalité existât, et même à une grande échelle paraît-il, elle sort du cadre de notre credo, qui est " l’érotisme dans la mystique " (d’où " eros666 "), aussi nous l’étudions le moins possible. Les témoignages d’alors décrivent, avec force de détails, ces scènes crapuleuses mettant en scène des crimes de sang. Les juges prennent alors moins d’intérêt à s’attarder sur des mêmes exercices en quête de semen mâle, alors qu’elles sont légion aussi. Nous en rapportons un exemple.

Idem pour les descriptions avec des enfants de chœur, que nous trouvons régulièrement dans toutes les scènes rapportées par le Marquis de Sade, et qui nous paraissent aujourd’hui totalement impensables. Nous préférons l’autre réalité, moins témoignée mais très véridique celle-ci, de femmes habillées en nonne (bonne sœur), ayant l’activité des antiques servantes, ce terme "nonne" étant connu des Egyptiens de l’Antiquité. Certaines étaient des vraies, d’autres des fausses. Elles avaient mission de servir le prêtre "défroqué" et de commettre avec lui les forfaits dont ailleurs que là, elles sont jugées d’une indignité sans pareil.



« L’on vit paraître une de ces nudités splendides qui révélait des formes d’une merveilleuse abondance. L’étoffe blanche et drapée contenait un tronc aux lignes impeccables et les seins débordants accusaient toute la puissance d’un tempérament ardent. Le visage demeurait masqué, mais on voyait rouler jusqu’à terre une chevelure blonde, crêpée, lourde, bien faite pour supporter le pesant diadème et dans laquelle avaient dû s’aventurer, maintes fois, les lèvres d’un prince amoureux. »

Cette femme que décrit le docteur Légué s’avance vers un autel noir. Dans quelques minutes, elle sera nue, jambes écartées face au prêtre parjure. Son nom est lié à l’un des plus atroces scandales de l’Histoire, c’est Mme de Montespan.

Suivons la cérémonie. Elle se déroule à onze heures un soir d’août 1678, dans une grange désaffectée du Ménil, près de Monthléry.

La grange a été tendue de draps noirs. L’autel est noir pareillement. Une grande croix blanche surmonte un tabernacle d’argent. Le premier, le prêtre, a poussé la porte grinçante. Il est enveloppé dans un vaste manteau noir et un chapeau à larges bords dissimule son visage. C’est l’abbé Guibourg, qui vit en concubinage avec une prostituée. Depuis vingt ans, l’Eglise l’a rejeté de son sein. Mme de Montespan le suit. Un loup noir (masque) recouvre presque tout son visage. Ses cheveux qui n’ont jamais été coupés sont roulés en chignons sous une capuche. Un manteau de beau velours sombre tombe de ses épaules jusqu’à ses pieds chaussés de fines bottines.

L’abbé Guibourg pose une valise sur le sol en terre battue de la grange. Il en extirpe des cierges noirs et serpentinés. Ils ont été fabriqués avec de la graisse de pendus fournie par le bourreau de Paris. Puis des hosties noirâtres qu’il dépose dans un ciboire.

Enfin, il dénoue le col de sa houppelande, la laisse tomber au sol et déroule les habits d’un culte sacré qu’une fois de plus il va trahir.

Déjà Mme de Montespan a rejeté loin d’elle le lourd manteau de velours. Elle dénoue la ceinture dorée qui retient à sa taille les voiles blancs et presque translucides qui la revêtent. Elle est nue.

Elle avance vers l’autel et s’étend dans la position rituelle: la tête sur un coussin, les jambes pendantes, largement écartées, face à la croix et au prêtre.

Ce dernier, d’une main experte, arrache alors les peignes d’écaille de la courtisane dont la lourde chevelure roule le long de la draperie noire jusqu’au sol.

Puis, entre les seins opulents et que gonfle déjà l’attente d’une écœurante volupté, il dépose un calice d’argent. Sur le ventre, juste au-dessus du pubis, il place un crucifix*.

Il s’agenouille, maints jointes, près du corps nu, et pendant de longues minutes, implore en silence les puissances infernales.

Lorsqu’il se relève, le corps de la Montespan ondule, ses jambes s’agitent. Elle respire fort. Le calice oscille, le crucifix tremble.

Lentement, Guibourg s’empare d’une hostie. Il la tient entre le pouce et l’index de sa main droite. Il l’élève dans la lumière des cierges, tandis que sa main gauche caresse la poitrine de la Montespan qui déjà râle de plaisir et d’impatience.

Un étrange sourire éclaire le visage du prêtre diabolique. La Montespan tourne vers lui son visage tendu. Sa voix est rauque, altérée : « Vieux Guibourg, chien d’ivrogne, porc immonde, vas-tu te presser ? As-tu peur ? Celles qui se sont confessées à toi pendant vingt ans ont donc épuisé ton énergie ? »

Guibourg ne répond pas. Sa main droite s’abaisse pour introduire l’hostie noirâtre dans le sexe de la Montespan. Alors il s’agenouille entre les jambes qui se raidissent puis se referment sur son visage.

La Montespan gémit. Arc de chair vivant, son corps se tend, ses reins ne touchent bientôt plus l’autel profane. Le calice bascule et tombe. Le crucifix glisse.

« Consacre Guibourg… Consacre, chien impuissant ! »

Guibourg se relève, retrousse ses vêtements sacerdotaux qui bientôt recouvrent le ventre de la courtisane haletante.

Quelques minutes plus tard, l’abbé replace calmement le calice et la croix sur le corps nu qui s’agite encore, insatisfait. Puis, les bras levés, il implore d’une voix démente :

« Astaroth, Asmodée, Prince de l’Amitié Sublime, je vous conjure instamment d’agréer le sacrifice de cet enfant… »

La Des Œillets a compris. Elle s’est levée de sur le prie-dieu qu’elle n’a pas quitté depuis le début de la cérémonie. Elle tend au-dessus du corps de la Montespan le "chevreau". Guibourg s’empare d’un long couteau effilé et continue d’implorer :

« Ô Astaroth ! Ô Asmodée ! Je sollicite de votre grâce la mort de Mme de Lavallière, et que la comtesse de Rome pour laquelle s’offre nue cette femme entre en grâce à la Cour ».

Lentement, le long couteau descend vers la gorge du bébé que tend Mlle Des Œillets. Guibourg, énervé, crie presque maintenant : « Notre-Seigneur Jésus-Christ laissait venir à lui les petits enfants. Aussi j’ai voulu que tu viennes car je suis prêtre e tu vas par ma main que tu dois bénir, rejoindre Dieu ».




Déjà, le sang gicle sur le corps de la Montespan et sur l’étole du prêtre ignoble. Il coule dans le calice qu’il emplit bientôt. Guibourg rejette le petit cadavre sur le sol. Il plonge ses mains dans le calice. Et, avec le sang fumant de l’enfant, il lave le ventre et le sexe de la Montespan avant de relever sa chasuble pour pratiquer semblablement sur lui-même (version de Jules Bois dans Satanisme et Magie).

La Messe Noire se termine sur une série d’obscénités auxquelles se livre la Montespan déchaînée, la Des Œillets que le spectacle enflamme et Guibourg à demi-fou.

Dans ses aveux d’instruction, Mme de Montespan avouera entre autres plus tard :

« J’ai été consultée spécialement pour la Comtesse de Rome et la Comtesse de Polignac. Elles voulaient l’une et l’autre disposer de philtres puissants qui leur permettent de s’attirer dans toute sa splendeur l’amour du Roi-Soleil. Elles désiraient en même temps un poison sérieux pour "anéantir respiratoirement" Mlle de La Vallière, qu’elles jalousaient. Par ailleurs, Mlle de Soissons, désespérée de n’avoir pu envoûter Louis XIV, qui ne se détachait pas de Mlle de La Vallière, a déclaré que " si le Roi ne lui revenait pas, que si elle ne pouvait se défaire de cette femme, elle pousserait sa vengeance jusqu’au bout et se déferait de l’une et de l’autre " ».


Lors de l’instruction, Guibourg avoua une autre demande tandis qu’on sacrifiait un bébé**: « … Que la Reine soit stérile et que me viennent l’Amitié du Roi et celle de Monseigneur le Dauphin. Être honorée par les princesses et princes de la Cour. Que rien ne soit dénié de ce que je demanderai au Roi, tant pour mes parents, mes serviteurs que pour moi-même ». (Aveu de La Voisin, 10 octobre 1689, Vincennes)


Le lendemain, Mme de Montespan reconquérait le Roi-Soleil. Celui-ci ne savait rien des Messes Noires ou de Sang qui connaissaient alors sous son règne une vogue monstrueuse.

De nombreuses autres Messes Noires ont lieu. « L’abbé Taunet célèbre une messe véritable sur le corps nu des courtisanes, mais relevant sa soutane au moment du saint Sacrifice, il se livre sur elles aux coïts profanateurs. »

Selon le lieutenant de police La Reynie, la femme sur laquelle on officie garde les bras en croix et dans chaque main tient un cierge noir allumé. Pour souiller l’hostie et consacrer la communion, le prêtre retrousse les jupes très haut.


Il semble évident que lorsque des prêtres catholiques devenus "défroqués" pratiquent un satanisme, la folie est grande et nous sommes bien loin de la fête champêtre du sabbat ou " cérémonie satanique". Au lieu d’aimer pour exhorter la luxure, on tue ! Pas étonnant que Sainte Lilith (Lilis) soit méprisée lors des rituels chrétiens, disant « Lilith, retires-toi, va-t-en ! », ou encore « Lilith tue des enfants », si, pour son nom, des prêtres ôtèrent la vie à nombre de nouveau-nés. L’on raconte qu’au moyen âge, lors de ses pires époques, il en ait qui payaient des hommes pour commettre des rapts, volaient des bébés que l’on ne retrouvait jamais - nous comprenons pourquoi -, et que les rumeurs allaient bon train, disant que l’enfant avait sûrement été sacrifié pour Lilith. D’où une déformation complète de sa personnification originale.



(Francis Barney – Prière à Satan – Editions Grand Damier)

(Messes Noires d’hier et d’aujourd’hui)




* Nombre d’autres rituels, voulant davantage faire référence à Vénus, Vénus noire, Pan et Baphomet, placent un pentagramme pointe en bas, c’est-à-dire, pointe en direction du sexe.

** « Les enfants sont fournis à La Voisin par des prostituées. Celles qui ne veulent pas garder leur enfant, et elles sont légion, le lui vendent, chez laquelle elles sont hébergées à partir du septième mois de leur grossesse. C’est au milieu d’un cercle dessiné d’abord à la craie puis formé de cierges noirs que les filles doivent accoucher. L’enfant est tout de suite prêt pour la cérémonie sanglante. Il suffit de le baptiser, condition primordiale avant le sacrifice. Ceux qui sont nés avant terme sont les préférés des adeptes des Messes de Sang. Pour se faire une idée du nombre des Messes de Sang qui purent être pratiquées sous le règne de Louis XIV, il suffit de songer que chez la seule Voisin on retrouvé, enfouis dans ses jardins de la rue Beauregard, deux milles cadavres d’enfants égorgés ! »





source:
diable 3 http://www.eros666.com/article-messe-noire-de-la-femme-nue-et-mme-de-montespan-52384331.html


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