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 DÉCONTAMINATION DES SOLS RADIOACTIFS

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Localisation : Tarn

MessageSujet: DÉCONTAMINATION DES SOLS RADIOACTIFS   Sam 14 Mai 2011 - 11:24

LES POUDRES DE ROCHE DE LA CLASSE DES ZÉOLITES







Traduction par Dominique Guillet du chapitre 7 de l’ouvrage The Enlivened Rock Powders dont l’auteur, Harvey Lisle, était un agronome, radiesthésiste et sourcier célèbre aux USA. Il décéda, en 2009 à l’âge de 93 ans, avec une baguette de sourcier dans les mains, en chutant dans un escalier. Ce premier article introduit donc un nouveau dossier sur les zéolites que nous allons mettre en place, au fil des mois. Rappelons que les zéolites constituent l’un des fronts les plus efficaces de lutte contre la contamination radioactive dans les sols et contre l’accumulation radioactive subséquente au sein de la chaîne alimentaire. Nous reviendrons ultérieurement sur les concepts de paramagnétisme.



Les poudres de roches de la classe des zéolites sont de nature paramagnétique. Bien qu’elles ne soient pas des argiles, elles agissent tout comme les argiles. Elles sont pratiquement inconnues dans l’agriculture US alors qu’elles sont utilisées avec succès au Japon. Il n’est que temps que je me familiarise avec ces roches et elles doivent, certainement, siéger à une place d’honneur dans ce présent ouvrage. J’avoue que ma connaissance des zéolites est relativement limitée et c’est pour cela que je m’en remet aux dossiers fournis par Geo-Environment Services au Texas à Austin. J’encourage les lecteurs intéressés, par ces informations, à contacter les fournisseurs ou des manuels de minéralogie.

Depuis leur découverte, par le Baron et minéralogiste Suédois Axel Frederik Cronstedt en 1756, plus d’une quarantaine de zéolites naturelles ont été identifiées. Le nom “zéolite” signifie “roche en ébullition”. Ce terme est dérivé des termes Grecs Zeo pour bouillir et Lithos pour minéral. Le terme composé zéo-lite fait référence à la perte d’eau conséquente dont est sujette la zéolite lorsqu’elle est chauffée.



Il fut découvert, à cette époque, que les zéolites naturelles sont des constituants majeurs de nombreux dépôts de cendres volcaniques dans les sédiments salins des lacs de l’ouest des USA et dans les sédiments marins massifs au Japon et en Italie. Depuis cette époque, plus d’un millier de dépôts de zéolites, dans des roches sédimentaires d’origine volcanique, ont été découverts dans plus de 40 pays du monde. La qualité et la grande pureté des dépôts naturels de zéolite ont suscité de considérables intérêts financiers aux USA et ailleurs.

Les zéolites possèdent des structures cristallines inhabituelles qui leur confèrent des propriétés chimiques uniques. Elles sont constituées d’un réseau tétraédrique de silicates et d’aluminium qui forment ensemble des alumino-silicates. Il en résulte une structure étendue, en nid d’abeille, de cavités et de canaux. Dans un gramme de zéolite, les canaux pourvoient jusqu’à plusieurs centaines de mètres carrés de surface sur laquelle des réactions chimiques peuvent prendre place. Les zéolites peuvent adsorber des volumes immenses de gaz. Les zéolites naturelles peuvent adsorber jusqu’à 30 % de leur poids sec en azote et en gaz ammoniac. Cette propriété suggère que les zéolites constitueraient une excellente poudre de roche à incorporer dans les tas de fumiers et dans les tas de compost, en phase initiale de décomposition, afin de fixer l’ammoniac qui sinon se dissiperait dans l’atmosphère. J’ai connu plusieurs fermiers qui conservaient du phosphate naturel dans leur étable afin d’en saupoudrer quotidiennement les tas de fumier frais. Cet usage possède une double fonction. Il fixe l’ammoniac libéré et, ultérieurement, lorsque le fumier est répandu dans les champs, le phosphore est alors disponible sous une forme plus assimilable.

Les fermiers Japonais suspendent des seaux de zéolite au-dessus de leurs animaux d’élevage pour améliorer la santé des troupeaux. Bien que cela soit une excellente pratique, je doute fort que les fermiers Japonais sachent pourquoi ils le font. Les poudres de roche de zéolites sont paramagnétiques et elles attirent donc les forces cosmiques qui circulent ensuite au travers des animaux et dans le sol. Ces forces cosmiques promeuvent la santé à la manière des argiles guérisseuses. Les fermiers ne disposant pas de zéolite peuvent avoir ainsi recours à de la chaux ou à de l’argile paramagnétiques.

La capacité des zéolites naturelles à absorber de larges quantités d’eau, même lorsque le niveau d’humidité est peu élevé, signifie qu’elles constituent des agents asséchants efficaces. Elles fonctionnent mieux, à cet égard, que des dessicants conventionnels. Au Japon, les fermiers utilisent les zéolites naturelles pour sécher les fertilisants et la nourriture des animaux. Cette qualité suggère divers usages. Bien trop souvent, les fermiers sont obligés, par les conditions météorologiques, de stocker du foin qui est trop humide. Pourquoi ne pas utiliser un peu de zéolite, au fil de l’élaboration du tas de foin, pour éliminer l’humidité importune? La question suivante se pose naturellement: comment les animaux réagissent-ils après avoir consommé du foin saupoudré de zéolite? La plupart des poudres de roche de zéolite sont bénéfiques pour les animaux. Je tenterais ma chance. Mais, bien sûr, c’est à chaque fermier de prendre ses décisions.

Si les zéolites absorbent l’humidité même durant les cycles de temps sec, ne serait-il pas bénéfique d’en avoir dans les sols pour permettre aux cultures de passer au travers d’un été de sécheresse? En prime, les zéolites, de par leur niveau très élevé d’échanges de cations, pourrait permettre d’élaborer une CEC (Capacité d’Echange Cationique) plus élevée pour le sol.

Lorsque les zéolites adsorbent de l’humidité, elles génèrent de la chaleur. Lorsqu’elles perdent de l’humidité, elles se rafraîchissent. Elles constituent un four naturel modulant la température. Je ne sais pas si cette propriété peut posséder une quelconque influence sur la vie des sols. Je ne la mentionne que pour d’éventuelles recherches.

Une étude, en provenance de Suède, à récemment mis en valeur que la mordenite, une zéolite naturelle, décontaminait la viande et les animaux vivants contaminés radioactivement par le désastre nucléaire de Tchernobyl. Cela explique pourquoi la famille Lubke, en Autriche, était capable de commercialiser ses produits qui étaient alors exempts de contamination. Bien que les Lubke n’utilisaient pas de zéolite, leurs sols possédaient des propriétés telles qu’ils réagissaient de la même façon.

Certaines zéolites peuvent améliorer la qualité des terres agricoles. Depuis plus d’un siècle, les fermiers Japonais ont amélioré leurs sols épuisés, acides et sableux en répandant des roches pulvérisées riches en zéolites. Comme les zéolites constituent d’excellents échangeurs d’ions, elles aident les sols à retenir d’importants nutriments telle que le potassium et l’azote. Cette capacité, combinée avec leur capacité de rétention d’eau, empêche les ions de potassium, de nitrates et d’ammoniac de s’échapper et de se lessiver dans les rivières. Lorsqu’elles sont utilisées en combinaison avec le fumier frais, les sels d’ammoniac, ou l’urée, les zéolites contrôlent la libération d’azote en lui permettant de rester disponible pour les plantes pendant une durée conséquente de temps en prévenant des problèmes générés par ce que l’on appelle une brûlure d’azote. Les zéolites permettent également que le potassium soit plus disponible pour les plantes.

Les premières recherches, quant à l’influence des zéolites sur la nutrition animale, furent réalisées au Japon dans les années 1960. Ultérieurement, ces recherches préliminaires furent validées par des chercheurs en URSS, en Bulgarie, au Cuba, en Tchéquie , aux USA et dans d’autres pays. La plupart des expérimentations de complémentation nutritionnelle avaient recours à la clinoptilolite mais aussi parfois à la mordenite. Les résultats de ces expérimentations révélèrent que les zéolites – lorsqu’elles étaient ajoutées à la nutrition des poules, des cochons et du bétail – contribuèrent à une meilleure digestion, à un gain de poids, à la prévention et à la guérison des pathologies intestinales, à une baisse des dépenses médicales, au contrôle des odeurs agressives des excréments, au décroissement des valeurs de conversion de la nourriture animale, à une augmentation de la survie animale et à l’élimination des moisissures durant le stockage.

La bonté de la Nature nous a offert les zéolites et leur a conféré des qualités paramagnétiques. C’est à nous de découvrir comment nous pourrions en bénéficier.




source:
fleur 4 http://www.kokopelli-blog.org/?p=472


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Localisation : Tarn

MessageSujet: Re: DÉCONTAMINATION DES SOLS RADIOACTIFS   Sam 14 Mai 2011 - 12:05

DES CHAMPIGNONS, DES TOURNESOLS ET DU CANNABIS
POUR DÉCONTAMINER FUKUSHIMA










Comment décontaminer la zone de Fukushima ? Différents sites s'intéressent aux solutions possibles et celles-ci pourraient passer par des éléments assez inattendus: des champignons ou du... cannabis.

Quelle que soit l'issue de cette catastrophe nucléaire, la zone qui entoure la centrale japonaise va longtemps en porter les stigmates. Les éléments libérés dans l'air et dans l'eau vont contaminer les sols alentours de façon durable. Le césium 137 par exemple, a une durée de demi-vie de 30 ans.



  • Des champignons atomiques
Le site Permaculture rapporte une proposition originale de Paul Stamets, connu pour ses travaux sur les champignons. Ce mycologue propose, pour nettoyer la zone, d'utiliser des champignons capables d'absorber et de stocker des éléments radioactifs comme le césium 137.

Le principe serait le suivant: après avoir évacué et fermé la zone contaminée, il faudrait la couvrir de 30 à 60cm de bois contaminé débité, déposé comme substrat aux champignons. Il ne resterait qu'à les récolter régulièrement, et les éliminer suivant des protocoles propres aux hazmat radioactifs (c'est-à-dire des produits dangereux).


  • Un champignon pour dépolluer les sols contaminés ?
Podospora anserina, un banal champignon, est équipé d'une enzyme qui lui permet de résister aux composés aromatiques toxiques en les détruisant. Les chercheurs des universités Paris Diderot et Paris Sud pensent que cette caractéristique pourrait être exploitée pour décontaminer des sols contenant certains polluants persistants. Explications.

Publiés il y a peu dans le célèbre Journal of chemestry, les résultats des recherches coordonnées par les laboratoires Paris Diderot et Paris Sud pourraient bien ouvrir de nouvelles perspectives dans le domaine de la décontamination des sols.
En effet, à partir de l'étude d'un simple champignon, Podospora anserina, les chercheurs ont isolé une enzyme qui détruit les composés aromatiques toxiques en les modifiant, permettant au champignon de s'épanouir sur des sols pollués. Ainsi, les propriétés de cette enzyme pourraient servir à décontaminer des sols contenant certains polluants persistants.


Une modification chimique des éléments toxiques

D'après le compte rendu de ces recherches, « Au cours de leur évolution, tous les organismes vivants ont développé des mécanismes de défense pouvant les protéger contre les effets délétères de composés toxiques qu'ils soient d'origine naturelle ou non. Les champignons comptent parmi les espèces qui possèdent les outils les plus performants pour survivre en présence d'une très grande variété de composés, toxiques pour la majorité des autres espèces. »

Dans le détail, ce sont deux enzymes qui permettent la modification chimique des éléments toxiques en éléments inertes. Une d'entre elle a été repérée grâce à son activité intense de transformation, et notamment d'amines aromatiques toxiques d'origine industrielle. Il est également intéressant de préciser que ces processus de décontamination sont assez rapides, comme précisé dans le rapport : « Le champignon a la capacité de détoxiquer des terres contaminées par un dérivé de pesticides (la 3,4-dichloroaniline ou 3,4-DCA). Au final, l'utilisation de ce type de champignon inoffensif appliquée à la dépollution de certains sols devra désormais être testée en plein champ. »


Une rapidité d'action étonnante

En effet, les expériences réalisées par les chercheurs ont donné des résultats étonnants. Non pathogène, Podospora anserina est également une espèce de manipulation aisée et de croissance contrôlée. C'est pour cela qu'elle a été choisie pour étudier ces phénomènes de bioremédiation. Dans les expériences menées, des échantillons de terre contaminée par de fortes concentrations de 3,4-DCA ont été mis en présence de Podospora anserina. Quelques heures plus tard, la majorité des molécules toxiques de ce dérivé de pesticide ont été inactivées, et la terre testée est alors saine, propice à la germination.
Si les tests pratiqués en plein champs s'avèrent concluants, Podospora anserina pourrait s'avérer être une solution à l'accroissement préoccupant de la concentration des nombreux polluants dans les milieux naturels, accroissement directement lié aux activités humaines.

Sources :

CNRS - An acetyltransferase conferring tolerance to toxic aromatic amine chemicals : molecular and functional studies
(Marta Martinsa,b, Fernando Rodrigues-Limaa,b, Julien Dairoua,b, Aazdine Lamouric,d, Fabienne Malagnacb,e, Philippe Silarb,e & Jean-Marie Dupreta,b,f) - lire le compte rendu (en anglais)




  • La « fukushima weed »
Une autre technique de décontamination, reprise par les Inrocks, utiliserait quant à elle le cannabis. La plante aurait montré une certaine efficacité dans cette tâche de nettoyage des sols, lors d'expériences réalisées sur les sols de Tchernobyl.
Comme le tournesol, le plant de cannabis est une plante annuelle à croissance rapide et aux racines très filtrantes, autant de qualités dans la fixation des éléments radioactifs. La purification des sols atteindrait 80%.
L'hypothèse d'un traitement des sols à l'aide des plantes, la phytoremédiation, est prise très au sérieux par différents spécialistes. Bernard Bigot, administrateur général du Commissariat à l'énergie atomique l'expliquait dès le 7 avril au journaliste scientifique du Midi Libre, Philippe Dagneaux:
« En ce qui concerne la décontamination des sols (...) nous avons suggéré la phytoremédiation, avec des plantes qui accumulent les radionucléides dans leurs racines puis sont traitées pour élimination. »


  • Tchernobyl: du cannabis pour décontaminer le sol
La culture de certaines plantes, colza, tournesol ou cannabis, dans des zones contaminées permettrait de fixer 80 % des éléments radioactifs.
Ce procédé, appelé phytorémédiation, est actuellement étudié par le Commissariat à l'énergie atomique. Il suffirait ensuite de couper ces plantes, les incinérer et traiter les cendres comme des déchets radioactifs.
Il est également envisagé d'épandre des engrais riches en potassium pour faire diminuer les risques liés au césium 137 et au strontium 90 dont la radioactivité peut durer 30 ans.

Des expériences réalisées sur les sols de Tchernobyl démontreraient que la culture de Marijuana permet de purifier à 80 % les zones radioactives testées.

Sauver les terres de Fukushima en plantant du cannabis. Si c'en était une, la plaisanterie ne serait pas du meilleur goût. Mais pour décontaminer la zone de sécurité établie dans un périmètre de 20 à 30 kilomètres autour de la centrale nucléaire japonaise, l'idée commence doucement à fleurir.
Le site Alchimiaweb rappelle qu'en 1998, Consolidated Growers and Processors (CGP), l'entreprise Phytotech et l'Institute of Bast Crop d' Ukraine commencèrent des expériences avec la plantation de diverses espèces végétales pour l'élimination des métaux contaminants les terres autour de Tchernobyl.

Les plants de cannabis, tout comme le tournesol (ou encore le roseau et le colza), présenteraient la faculté de restaurer les sols, leurs racines très filtrantes absorbant les déchets de toute sorte. Un procédé naturel nommé "phytoremédiation" (signifiant "action réparatrice d'une plante") permettant d'éliminer des sols, en les pompant, eaux stagnantes et métaux lourds.

Le 8 avril, de retour du Japon, même Bernard Bigot, administrateur général du Commissariat à l'Energie Atomique (CEA), évoquait, dans les colonnes du Midi Libre, cette solution:
« En ce qui concerne la décontamination des sols (...) nous avons suggéré la phytoremédiation, avec des plantes qui accumulent les radionucléides dans leurs racines puis sont traitées pour élimination. »

Toujours selon Alchimiaweb, les plantes ayant donné les meilleurs résultats sont le tournesol et le cannabis, avec une purification de 80% du sol d'une zone affectée. À la fin de la saison, une fois le travail de décontamination accompli, les plantes sont incinérées. Les cendres sont ensuite traitées comme des déchets radioactifs.




  • Argentine: On s'intéresse aux tournesols pour décontaminer les sols
Comment éviter que les métaux lourds qui polluent le sol ne se propagent et terminent dans les nappes phréatiques ou les végétaux environnants ? La réponse viendra peut-être du tournesol et d'un champignon.
Une étude concernant la bioremédiation de l'uranium est menée par l'ICES, le Centre International des Études de la Terre, dans le sud de la province de Mendoza. La bioremédiation consiste à utiliser des procédés biologiques afin de transformer, de neutraliser ou d'éliminer des substances polluantes, ici de l'uranium.

Les recherches portent sur deux méthodes complémentaires :

  1. Observer l'action du tournesol en culture hydroponique sur des solutions d'uranium, afin de savoir si ses racines peuvent l'absorber. Ce domaine de recherche est très récent, et à ce jour, seuls quelques essais ont eu lieu dans l'Ohio et à Tchernobyl. Le but sera ensuite de prouver qu'aucune translocation n'ait lieu, c'est à dire que l'uranium ne migre pas vers les autres parties de la plante. C'est ce qui s'appelle la phytostabilisation : l'élément toxique reste piégé dans les racines.
  2. Optimiser l'absorption des racines du tournesol grâce à un champignon : le Glomus intraradices. Cette fois-ci, la culture a lieu dans un pot rempli de terre où le champignon vit en symbiose avec les racines de tournesol.
Le développement du tournesol reste normal, aucune de ses fonctions n'est altérée. Reste à s'assurer cependant qu'aucune migration n'ait lieu ; c'est l'objet de cette étude.

Pour l'instant, les seules certitudes viennent d'expériences similaires menées au Mexique en 2005 sur d'autres métaux lourds : du cadmium et du zinc. Il s'agit pour l'équipe argentine de transposer cette méthode à l'uranium, qui est fourni sous forme de solutions par la CNEA, la Commission Nationale de l'Énergie Atomique. Celle-ci procèdera ensuite à la mise en œuvre concrète de ce procédé sur des parcelles contaminées, dans le cadre d'un programme de réhabilitation environnementale du secteur minier.
Pour l'instant, les études restent cantonnées au laboratoire et à des plantes cultivées hors-sol, les premières expérimentations sur des pots remplis de terre étant prévues pour 2011. Une mesure précise des quantités absorbées constitue la première étape nécessaire avant d'envisager des essais sur le terrain, qui pour l'instant n'ont eu lieu nulle part dans le monde.



Si ce projet se concrétisait, il pourrait empêcher la propagation de l'uranium, qui s'il n'est pas fixé, peut voyager dans l'eau sous forme de sel et être absorbé par des plantes qui ne possèdent pas les propriétés de phytostabilisation du tournesol, c'est-à-dire qui laissent migrer l'uranium vers leurs parties aériennes. Celui-ci peut alors affecter les animaux ou les récoltes.
Le tournesol pourrait permettre de réduire substantiellement les niveaux de contamination. Après avoir fixé l'uranium, il serait arraché et incinéré.
Cette technique laisse entrevoir de multiples applications avec divers métaux lourds, radioactifs ou non.

Source : pagina12.com.ar




  • Des plantes pour des sols propres /Par Michel Labrecque et Rosalie Lefebvre/ Institut de recherche en biologie végétale
Les bénéfices que nous procurent les plantes sont nombreux. Elles nous fournissent des aliments, des matériaux pour la construction, des médicaments pour se soigner. Par la photosynthèse, elles produisent de l'oxygène et déchargent l'atmosphère du gaz carbonique. Mais d'autres vertus ont été identifiées plus récemment et pourraient constituer des outils fort utiles pour décontaminer les eaux ou les sols pollués par les activités humaines.

La phytoremédiation constitue une technologie nouvelle qui exploite le potentiel des végétaux pour absorber ou rendre moins dangereuses les substances polluantes de sites contaminés. Les mécanismes qui confèrent aux plantes des habiletés pour absorber ou dégrader des polluants sont encore mal connus. Ainsi, on ne trouve encore que très peu d'exemples d'utilisation de la phytoremédiation sur une base opérationnelle, mais nul doute que cette approche pourrait devenir un outil extraordinaire, tout à fait respectueux de la philosophie du développement durable.

Nombreuses sont les activités industrielles qui, dans notre environnement, contribuent à la contamination des sols. L'exploitation minière, les industries chimiques et pétrochimiques ne sont que quelques exemples d'activités qui, trop souvent, entraînent une dégradation de l'environnement. Dans les milieux urbains, de nombreux quartiers qui autrefois avaient des vocations industrielles, constituent aujourd'hui des lieux que l'on cherche à réhabiliter en zones résidentielles ou récréatives. Malheureusement, la charge en polluants dans les sols freine souvent ces initiatives.

Au Québec, le ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs a élaboré un règlement sur la protection et la réhabilitation des terrains, qui donne des balises à respecter en fonction des usages prévus pour les sites concernés (agriculture, résidentiel, récréatif, commercial, industriel). Plusieurs méthodes peuvent être utilisées pour assainir un site. Les techniques conventionnelles consistent le plus souvent à excaver et à transporter le sol pollué vers un site d'enfouissement. En plus de se contenter de déplacer le problème, cette façon de faire présente des risques supplémentaires pour l'environnement, qui se produisent tant lors du transport du sol contaminé qu'après l'enfouissement, alors que les polluants peuvent migrer dans le sol et se répandre dans l'environnement. Cette procédure est également extrêmement coûteuse, de l'ordre du million de dollars par acre et génère de nombreuses controverses et réticences associées au phénomène « pas dans ma cour » !

Fréquemment, les coûts de décontamination seront jugés trop onéreux par rapport au bénéfice engendré. Il en résulte que des milliers d'hectares à l'échelle du pays demeurent sans avenir et sans vocation précise en raison des erreurs ou de la négligence qui ont été commises par le passé. D'autres solutions doivent être mises au point afin d'offrir la possibilité de traiteces sites à moindres coûts. Des techniques douces de bioremédiation faisant appel à des végétaux ou des micro-organismes peuvent, dans ces circonstances, être envisagées.


Qu'est-ce que la phytoremédiation ?

Les plantes vasculaires sont apparues sur Terre il y a environ 400 millions d'années. Dès lors, ces organismes ont développé des mécanismes d'adaptation nécessaires pour survivre aux conditions difficiles des différents milieux présents sur notre planète. Par exemple, certaines plantes spécialisées peuvent accumuler des métaux dans leurs tissus. Ainsi, plusieurs techniques de pointe ont été développées au cours des dernières années en misant sur cette capacit qu'ont certains végétaux à emmagasiner des contaminants dans leurs tissus, particulièrement des métaux et métalloïdes (ex. : cuivre, arsenic, cadmium). On définit la phytoremédiation comme une technique qui utilise des végétaux et les micro-organismes qui leur sont associés pour éliminer, contenir ou rendre moins toxiques les contaminants environnementaux.

Plusieurs mécanismes sous-tendent le concept de phytoremédiation. Ainsi, il est possible de catégoriser plusieurs types d'interventions de phytoremédiation selon les propriétés physiologiques des végétaux et celles des milieux à décontaminer.


    * La phytoextraction compte sur la formation d’un continu sol-plante-atmosphère, où une substance passe du sol aux racines pour être ensuite transférée aux parties aériennes (tiges, feuilles, etc.). La récolte de ces parties aériennes permet de décharger progressivement le sol de ses contaminants. Ce moyen offre plusieurs avantages : les coûts d’opération sont minimes et les métaux récupérés peuvent être recyclés, fournissant un bénéfice secondaire. De plus, cette solution non destructive peut être utilisée sur une longue période, permettant le nettoyage d’un site tout en respectant son intégrité écologique et en fournissant un couvert végétal apprécié de la population en général. Cependant, pour que la phytoextraction soit effective, certaines caractéristiques sont essentielles et doivent être présentes parmi les végétaux utilisés :

    1. croissance rapide,
    2. production élevée de biomasse,
    3. réseau racinaire dense
    4. tolérance aux contaminants.
Évidemment, la phytoextraction ne fait pas disparaître les métaux contaminants, mais elle permet de traiter ainsi quelques kilos de branches ou de feuilles plutôt que des tonnes et des tonnes de terre contaminée. L’équipe de l’Institut de recherche en biologie végétale (IRBV), en collaboration avec plusieurs autres partenaires, réalise depuis quelques années des travaux expérimentaux de phytoextraction avec l’objectif global de développer des approches qui puissent être opérationnelles à court terme. Diverses espèces de plantes, Brassica, Vernonia, Minuartia, ont été testées sur des sites où les concentrations en zinc, cuivre ou plomb étaient élevées. Les meilleurs résultats ont été obtenus avec la moutarde indienne (Brassica juncea) qui semble particulièrement efficace pour capter le cuivre et le plomb.


    * La rhizofiltration constitue un procédé similaire à la phytoextraction mais elle est généralement utilisée en milieu humide et fait davantage appel à des plantes aquatiques ou semi-aquatiques. C’est une approche qui mise sur la capacité des racines de certaines plantes à « pomper » les métaux et conséquemment à filtrer l’eau. On utilise les racines des végétaux afin d’absorber les métaux présents dans l’eau. En général, les plantes les plus efficaces sont celles qui ont des systèmede racines très développés. On trouve de beaux exemples de rhizofiltration dans les systèmes où les plantes aquatiques sont utilisées pour le traitement des eaux usées. La fameuse plage dorée du parc Jean-Drapeau à Montréal, comporte un système de filtration naturelle des eaux du fleuve, constitué d'une série de bassins de plantes aquatiques qui semblent relativement bien fonctionner depuis plusieurs années.


    * La phytodégradation est plutôt applicable aux polluants organiques contenus dans les sols, tels que les produits pétroliers et les BPC. Dans ces situations, on recherchera des végétaux qui vont favoriser la dégradation de ces composés complexes en molécules moins nocives pour l'environnement. Les racines de plusieurs espèces de plantes, ont la capacité de sécréter ou d'exsuder des substances favorisant la dégradation de ce type de polluants. Le maïs (Zea mays), entre autres, est reconnu pour cette aptitude. D'autre part, on reconnaît que les plants qui produisent un système racinaire dense et compact favoriseront une plus forte abondance de micro-organismes au niveau de la rhizosphère. Ici, l'association racines/micro-organismes sera utilisée pour la dégradation des substances complexes. Dans certains de nos travaux, nous avons utilisé des fétuques (Festuca arundinacea), qui développent un système de racine (rhizosphère) très dense, pour le traitement de sols contaminés en HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques). Les expériences n'ont toutefois pas été concluantes.
Les plantes peuvent également contribuer à la volatilisation des polluants dans l'atmosphère et effectuer de la phytovolatilisation. Parmi les contaminants organiques et inorganiques présents dans les sols, certains peuvent être évaporés par la transpiration et éjectés par les stomates dans l'atmosphère. Les plantes qui ont des taux de croissance élevés et surtout des systèmes racinaires importants, comme les peupliers ou les érables argentés, seront ici recherchées.


    * La phytostabilisation est une méthode dite passive, car il n'y a pas décontamination du site à proprement parler, mais bien réduction marquée danger que représentent les métaux polluants pour la santé humaine et l'environnement. En effet, la végétation implantée réduit la solubilité des métaux, les rendant ainsi moins susceptibles de s'infiltrer et de migrer dans le sol, limitant l'interaction potentielle avec les organismes qui pourraient entrer en contact avec ceux-ci. Les racines préviennent aussi l'érosion et réduisent l'écoulement des contaminants qui sont contenus dans l'eau présente dans le sol.

La faible biodisponibité des métaux: une limite au recours à la phytoremédiation

Pour être absorbés par les plantes, les métaux doivent être biodisponibles, c'est-à-dire, qu'ils doivent exister sous une forme pouvant être absorbée par la plante. Cette condition est fort importante pour que la phytoremédiation et notamment la phytoextraction, puisse s'effectuer. Ainsi, les propriétés physiques et chimiques du sol influencent grandement la biodisponibilité des éléments. La dimension et la distribution des particules du sol, le pH, la capacité d'échange cationique, la salinité, l'aération, le contenu en eau et même la température constituent un ensemble de facteurs qui vont affecter la biodisponibilité. Dans les sols alcalins de la plaine de Montréal, où les pH sont élevés, de l'ordre de 7.5 à 8.5, les contaminants sont peu disponibles pour les plantes et la phytoremédiation est difficilement réalisable sans que soient faites d'autres interventions sur le milieu pour abaisser le pH.

Dans le sol, les métaux lourds contaminants peuvent se trouver sous diverses formes. Ils peuvent former des complexes avec la matière organique, être intimement associés aux fines particules d'argile, se retrouver sous forme d'oxydes ou encore précipités sous forme de carbonates, d'hydroxydes ou de phosphates. Dans tous ces cas, les métaux seront difficilement absorbables par les plantes. En acidifiant le milieu, on pourra accroître leur biodisponibilité. En milieu plus acide, la présence d'ions H+, qui vont se lier aux particules du sol, favorise la libération des métaux accolés ou adsorbés aux particules du sol. Certaines plantes ont la capacité de sécréter ou plus exactement d'exsuderpar leurs racines des substances acidifiantes qui, en libérant des protons, vont acidifier le milieu et changer la disponibilité des éléments. De telles plantes sont donc à privilégier lorsque l'on songe à faire de la phytoremédiation.


Les plantes privilégiées en phytoremédiation

  • Les plantes hyperaccumulatrices

    Il existe des plantes qui ont développé des qualités exceptionnelles pour tolérer et concentrer dans leurs tissus des métaux lourds (jusqu'à 5 % de leur poids sec) à des niveaux normalement toxiques pour la majorité des végétaux. Ces plantes, appelées hyperaccumulatrices, ont généralement comme origine des ont généralement comme origine des milieux naturellement riches en métaux lourds, comme les roches serpentines que l'on trouve en divers endroits dans le monde, comme au Mont-Albert au Québec, sur la côte ouest de Terre-Neuve de même qu'en Oregon ou dans le nord de la Californie. Ces habitats se caractérisent par la présence de fortes teneurs en nickel et en magnésium. Ainsi, on trouvera des plantes qui auront développé, par sélection naturelle, des affinités spécifiques pour un ou plusieurs métaux. Les Thlaspis, de la famille des Brassicacées, sont reconnus pour leur affinité avec le zinc, le cadmium et le nickel. La moutarde indienne (Brassica juncea) est souvent utilisée pour la phytoextraction du plomb et du cuivre.

    Les plantes hyperaccumulatices sont recherchées et on continue toujours à identifier de nouvelles espèces possédant ces caractéristiques. On sera d'autant plus intéressé si la plante, en plus d'être résistante aux milieux chargés de métaux lourds, est capable de transférer les polluants à ces organes aériens (tiges et feuilles) de manière à ce que l'on puisse les récolter et progressivement décontaminer les sites pollués.


  • Les plantes à croissance rapide (saules et peupliers)

    Depuis plusieurs années, l'équipe de recherche de Michel Labrecque, chercheur à l'Institut de recherche en biologie végétale, s'intéresse à la culture et à la propagation d'espèces à croissance propagation d'espèces à croissance rapide tels que le saule et le peuplier. Diverses études ont été conduites exploitant les multiples qualités des espèces des genres Salix et Populus. Leur rapidité de croissance, leur capacité unique de propagation végétative (bouturage) et leur potentiel à produire des rejets après une taille sévère, font de ces espèces des outils très performants pour résoudre toutes sortes de problèmes environnementaux; restauration rapide, stabilisation de pentes ou de berges, etc. Les nombreuses études fondamentales et appliquées conduites par l'Institut de recherche en biologie végétale ont démontré que des espèces de saules et de peupliers présentaient également des qualités étonnantes pour absorber certains métaux lourds. En comparaison les Salix viminalis se sont montrés très efficaces pour absorber le zinc du milieu contaminé en zinc.


  • Les champignons mycorhiziens

    Plus récemment, des technologies nouvelles faisant appel aux qualités des champignons mycorhiziens ont été étudiées dans le but d'accroître les capacités des plantes à capter de plus grandes quantités de contaminants des sols pollués. Cette approche semble prometteuse car les champignons mycorhiziens peuvent, à travers la symbiose qu'ils réalisent avec les plantes, multiplier par un facteur impressionnant le volume du sol prospecté. C'est comme le volume du sol prospecté. C'est comme si, à l'extrémité de chaque racine, il se développait un réseau de minuscules mains capables d'aller chercher les éléments contaminants. La symbiose mycorhizienne offre aussi aux végétaux d'autres avantages. Il est connu que celle-ci permet aux plantes de mieux résister à la sécheresse (en permettant une meilleure absorption de l'eau) et aux maladies fongiques. L'utilisation de mycorhizes pourrait donc avoir pour les végétaux utilisés en phytoremédiation un impact, non seulement sur l'absorption de composés polluants, mais également sur leur facilité à s'établir et à survivre aux conditions difficiles qui caractérisent généralement les milieux pollués. De plus, la présence de champignons mycorhiziens peut être fort utile dans les situations où les polluants sont d'origine organique. les polluants sont d'origine organique. Le réseau de mycélium pourra favoriser la dégradation de molécules complexes en composés plus facilement absorbables par les plantes.

Perspectives

À l'Institut de recherche en biologie végétale, Rosalie Lefebvre réalise sous la direction des chercheurs Michel Labrecque et Marc St-Arnaud, des travaux visant à étudier en combinaison le potentiel de plantes à croissance rapide (saules et peupliers) et celui de champignon mycorhizien (Glomus intraradices) pour décontaminer des sites pollués en cuivre, en zinc et en plomb.

Il est trop tôt encore pour tirer deconclusions de ces travaux qui ne font que s'amorcer. Toutefois, il nous semble logique de croire que le mariage de diverses technologies puisse constituer un moyen efficace pour aborder des problématiques aussi complexes. La décontamination d'habitats pollués par l'utilisation de méthodes plus douces n'est pas une chose simple.

Les milieux contaminés sont rarement de belles terres riches propices à l'établissement de plantes. Plus souvent qu'autrement ces milieux, en plus d'être pollués sont secs, compactés, mal drainés, et l'établissement de végétaux n'y est pas simple. Cependant, nous avons la conviction que la poursuite des recherches dans ce domaine devrait conduire à l'émergence de techniqueplus efficaces pour débarrasser les sites contaminés des polluants qu'ils peuvent contenir.

De nos jours, les pressions populaires sont plus fortes pour que de tels milieux soient traités. Mais le public devient aussi plus exigeant et s'attend à ce que les interventions se fassent avec le moins d'inconvénients possibles pour eux et pour leur environnement. La phytoremédiation, sans être une panacée, est sans nul doute une solution qui risque de devenir de plus en plus populaire dans l'avenir.


Pour en savoir plus flèche http://www.francvert.org/pages/31dossierfournier.asp



Photos :
• Tomas Bravo / Reuters
• com.be
• lefagnard.monsite-orange.fr


Sources :
strass 1 http://www.vie2science.com/article-des-champignons-et-du-cannabis-pour-decontaminer-fukushima-72492381.html
strass 1 http://www.viesaineetzen.com/content/tchernobyl-du-cannabis-pour-d%C3%A9contaminer-le-sol
strass 1 http://www.lesinrocks.com/fileadmin/templates/css/img/logos/logo-lesinrocks-239x72.png
strass 1 http://www.techniques-ingenieur.fr/
strass 1 http://www.francvert.org/pages/31dossierfournier.asp
strass 1 http://www.greenetvert.fr/tag/depollution




Posté par JSS




source:
fleur 4 http://mili-terre.com/article/24/905/des-champignons-des-tournesols-et-du-cannabis-pour.htm


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DÉCONTAMINATION DES SOLS RADIOACTIFS
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